Une lueur d’espoir dans l’impasse sur la production de pétrole

Les experts prévoient une forte reprise de la demande pendant que l'activité économique reprendra au second semestre, tandis que les stocks mondiaux de pétrole approchent de leur plus bas niveau depuis cinq ans. (Photo, AP)
Les experts prévoient une forte reprise de la demande pendant que l'activité économique reprendra au second semestre, tandis que les stocks mondiaux de pétrole approchent de leur plus bas niveau depuis cinq ans. (Photo, AP)
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Publié le Jeudi 15 juillet 2021

Une lueur d’espoir dans l’impasse sur la production de pétrole

  • Si aucun accord n'est conclu, une forte augmentation du prix du pétrole se fera sentir en août
  • Les réserves mondiales de pétrole approchent de leur plus bas niveau en cinq ans

DUBAÏ : Les prix mondiaux du pétrole ont fluctué mercredi au milieu d’informations selon lesquelles un accord aurait été conclu entre les Émirats arabes unis et l'OPEP+, l'alliance des producteurs de pétrole dirigée par l'Arabie saoudite et la Russie, pour assurer l'approvisionnement en brut afin de répondre à la demande croissante prévue cette année.

Cependant, le ministère de l'Énergie des Émirats arabes unis a signalé que les pourparlers avec l'OPEP+ se poursuivent. «Les délibérations entre les parties concernées sont toujours en cours et un accord n'a pas été conclu», selon lui.

Le Brent, la référence mondiale en termes de qualité et de prix, a terminé la journée avec une baisse de 2%, à $ 74,86 le baril. Le creux dans les cours suit un pic porté par les spéculations selon lesquelles les Émirats arabes unis pourraient augmenter leur production quotidienne à partir de la fin de ce mois.

Les pourparlers à l'OPEP+ ont échoué il y a un peu plus d'une semaine quand les Émirats arabes unis ont refusé d'accepter les termes d'une proposition de l'Arabie saoudite et de la Russie. Ils ont convenu avec les autres membres du groupe OPEP+ d'augmenter la production à partir du 1er août.

Les Émirats arabes unis ont annoncé leur souhait d’augmenter la base de référence de 3,1 millions de barils, utilisée pour mesurer les augmentations dans l'accord conclu en avril 2020. Cette entente a stabilisé les marchés pétroliers après le krach causé par la pandémie du coronavirus.

Si aucun accord n'est conclu, une forte augmentation du prix du pétrole se fera sentir en août. Les experts prévoient une forte reprise de la demande, quand l'activité économique reprendra au second semestre. Les réserves mondiales de pétrole approchent de leur plus bas niveau en cinq ans.

L'expert pétrolier Robin Mills, directeur général du cabinet de conseil Qamar Energy estime qu’il n'y a aucune garantie, qu’il faudra «attendre pour voir si une telle entente ».

«Je m'attends à un compromis semblable à celui-ci, mais pas aussi vite. Une augmentation substantielle de la ligne de base des Émirats arabes unis semble être un bon résultat», poursuit-il.

Mais l'intransigeance d’Abou Dhabi au sujet des bases de référence a semé le doute dans les marchés pétroliers. Certains analystes prévoient l’avènement d’une loi de la jungle au sein de l'OPEP+ en conséquence, et que d'autres parmi les 23 membres de l'alliance chercheraient à renégocier leurs propres quotas.

Plusieurs membres ne seront même pas en mesure de produire suffisamment de pétrole pour respecter les limites convenues, un avantage pour les grands producteurs tels que l'Arabie saoudite.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.