Pas de répit contre les incendies de l'Ouest américain

Opérations de nuit, le 14 juillet 2021, au Bootleg Fire, à 28 miles au nord-est de Klamath Falls, Oregon. Attisé par des conditions sèches et des vents forts, le Bootleg Fire a déjà dévoré plus de 212 758 acres (86 000 hectares), l'équivalent de 120 000 terrains de football, obligeant de nombreux habitants à évacuer la zone. (Document distribué / US Forest Service / AFP)
Opérations de nuit, le 14 juillet 2021, au Bootleg Fire, à 28 miles au nord-est de Klamath Falls, Oregon. Attisé par des conditions sèches et des vents forts, le Bootleg Fire a déjà dévoré plus de 212 758 acres (86 000 hectares), l'équivalent de 120 000 terrains de football, obligeant de nombreux habitants à évacuer la zone. (Document distribué / US Forest Service / AFP)
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Publié le Vendredi 16 juillet 2021

Pas de répit contre les incendies de l'Ouest américain

Opérations de nuit, le 14 juillet 2021, au Bootleg Fire, à 28 miles au nord-est de Klamath Falls, Oregon. Attisé par des conditions sèches et des vents forts, le Bootleg Fire a déjà dévoré plus de 212 758 acres (86 000 hectares), l'équivalent de 120 000 terrains de football, obligeant de nombreux habitants à évacuer la zone. (Document distribué / US Forest Service / AFP)
  • "On est arrivés à un stade où on se demande ce qui peut bien encore brûler", confie un résident de Californie, lassé par un terrible sentiment de déjà-vu
  • Montana, Arizona, Idaho, Utah, Nouveau-Mexique... Aucun de ces États n'est épargné par ces épisodes, tristement redondants

LOS ANGELES : La saison des incendies promet d'être longue et éprouvante. Alimentés par une sécheresse alarmante, les feux ravageaient déjà jeudi des centaines de milliers d'hectares dans l'Ouest des États-Unis et du Canada.

"On est arrivés à un stade où on se demande ce qui peut bien encore brûler", confie à l'AFP David Little, un résident de Californie, lassé par un terrible sentiment de déjà-vu.

A quelques kilomètres de chez lui, les pompiers combattent l'avancée du Dixie Fire, tout près de là où le Camp Fire avait quasiment rayé la ville de Paradise de la carte, en 2018. 86 personnes étaient mortes -- vraisemblablement l'incendie le plus meurtrier aux Etats-Unis depuis un siècle.

Les autorités ont invité les résidents de plusieurs localités voisines à évacuer la zone.

Nuit et jour

Si 2020 a été la pire année de l'histoire moderne de la Californie en matière d'incendies, il est probable que 2021 batte ce record: les feux ont dès à présent consumé deux fois plus de végétation que l'an dernier à la même époque, selon les responsables de la gestion des incendies.

Mais c'est dans l'Etat voisin de l'Oregon - où se situe la ville de Portland - que les feux font en ce moment le plus de dégâts: nuit et jour, des pompiers tentent d'éteindre les flammes du Bootleg Fire, qui a déjà dévoré l'équivalent de près de 130.000 terrains de football.

"Ce feu va continuer à se renforcer: la végétation extrêmement sèche et la météo ne jouent pas en notre faveur", a déploré Joe Hessel, à la tête de l'équipe en charge de le combattre.

Des pompiers de San Francisco ont été dépêchés pour prêter main-forte.

Le Bootleg Fire a déjà détruit 21 habitations et en menace des milliers d'autres.

L'agence américaine de gestion des feux a fait savoir qu'elle avait déjà activé son niveau d'alerte le plus élevé dans le pays, "en raison de la forte activité des incendies aux États-Unis et des ressources affectées à ces brasiers".

C'est la première fois en 10 ans que cet échelon est atteint si tôt, la saison des feux s'étendant traditionnellement jusqu'en novembre.

Montana, Arizona, Idaho, Utah, Nouveau-Mexique... Aucun des ces États n'est épargné par ces épisodes, tristement redondants.

85% de sécheresse "extrême"

Les feux font bien partie du cycle naturel des forêts de l'Ouest américain, mais la saison des incendies commence chaque année plus tôt et s'achève un peu plus tard. Les scientifiques attribuent ce phénomène au changement climatique.

Rationnement de l'eau, ratissage des forêts... Des mesures sont en cours pour éviter que la situation ne vire à la catastrophe absolue. Mais seront-elles suffisantes?

Difficile à dire, tant la zone est happée par un cercle vicieux dévastateur: les sols arides et la végétation desséchée créent à leur tour les conditions propices pour une augmentation des températures.

C'est le cas de la Californie, où 85% de l'État est actuellement en état de "sécheresse extrême", selon un observatoire gouvernemental.

Un mercure plus élevé, des canicules à répétition et la baisse des précipitations par endroit transforment aussi la zone en poudrière.

Fumée dangereuse au Canada

De l'autre côté de la frontière, au Canada, des alertes sur la qualité de l'air ont été lancées en raison de la fumée provenant de ces feux de forêt. Notamment en Colombie-Britannique, cette province qui avait déjà souffert il y a trois semaines de records de chaleurs irréels -- 49,6°C près de Vancouver.

Jeudi après-midi, elle recensait 306 incendies, dont 26 ont débuté au cours des deux derniers jours. L'un des principaux foyers de la province s'étendait sur plus de 40.000 hectares.

Les forces armées canadiennes participent aux évacuations de résidents de la région, a indiqué une source militaire.


Les Etats-Unis et le Venezuela annoncent un accord pétrolier "historique"

Donald Trump lors d’une rencontre avec Volodymyr Zelensky et des dirigeants européens à la Maison-Blanche, le 18 août 2025, et Delcy Rodriguez au palais présidentiel de Miraflores à Caracas, le 4 mars 2026. Caracas a confirmé le 28 août 2026 la signature d’un accord pétrolier majeur avec les États-Unis portant sur 65 milliards de barils de réserves prouvées. (AFP)
Donald Trump lors d’une rencontre avec Volodymyr Zelensky et des dirigeants européens à la Maison-Blanche, le 18 août 2025, et Delcy Rodriguez au palais présidentiel de Miraflores à Caracas, le 4 mars 2026. Caracas a confirmé le 28 août 2026 la signature d’un accord pétrolier majeur avec les États-Unis portant sur 65 milliards de barils de réserves prouvées. (AFP)
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  • Washington et Caracas annoncent un accord pétrolier présenté comme historique, portant sur 17 champs vénézuéliens, avec 65 milliards de barils de potentiel et plus de 100 milliards de dollars d’investissements
  • L’accord vise à relancer la production pétrolière du Venezuela et à réduire les prix de l’énergie aux États-Unis, mais des incertitudes persistent sur les investissements, la sécurité et la stabilité politique

WASHINGTON: Washington et Caracas ont annoncé vendredi avoir conclu un accord pétrolier "historique", qui verra les Etats-Unis prendre le contrôle majoritaire de plus de 65 milliards de barils des réserves du Venezuela.

Dans un message publié sur Truth Social, le président américain Donald Trump l'a qualifié de "plus grand accord pétrolier de l'histoire mondiale" qui doublerait, selon lui, les réserves pétrolières des Etats-Unis.

Il précise que l'accord a été établi "en étroite collaboration avec la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez" et "au travers d'un partenariat avec des entreprises privées".

Caracas a confirmé avoir signé un accord pétrolier "historique" avec les Etats-Unis, Mme Rodriguez remerciant "chaleureusement" Donald Trump dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Selon elle, l'accord prévoit "de développer 17 champs stratégiques, avec un potentiel avéré de 65 milliards de barils de pétrole, un investissement de plus de 100 milliards de dollars et plus de 209 milliards de dollars de recettes fiscales pour l'État" vénézuélien.

"Pour le peuple vénézuélien, cet accord (...) soutiendra des milliers d'emplois bien rémunérés et favorisera la reconstruction de l'économie vénézuélienne", a également déclaré le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio sur X, confirmant "près de 100 milliards de dollars d'investissements privés" dans le pays.

Le Venezuela dispose des plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde, avec plus de 303 milliards de barils. Mais sa production reste limitée.

En parallèle, les stocks stratégiques américains ("strategic petroleum reserve", ou SPR) sont à leur plus bas niveau depuis novembre 1982, selon les données de l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA).

Washington s'est engagé à libérer progressivement 172 millions de barils sur les 415 millions qui composaient la SPR fin février pour pallier les perturbations d'approvisionnement et la hausse des cours du brut liées à la guerre en cours au Moyen-Orient.

Selon Donald Trump, "cette transaction historique" entre les Etats-Unis et le Venezuela permettra "de réduire considérablement le prix de l'essence pour tous les Américains, et ce pendant de nombreuses années".

Le président américain assure par ailleurs que cet accord "ne coûtera rien aux contribuables américains".

 

- Mainmise américaine -

 

Depuis le raid militaire américain qui a permis début janvier la capture de Nicolas Maduro, Donald Trump veut relancer l'exploitation des ressources pétrolières et gazières vénézuéliennes sous son propre patronage.

Le gouvernement américain essaye de pousser les entreprises américaines à s'engager dans le pays, suscitant toutefois des réactions mitigées face aux lourds investissements nécessaires pour remettre en état les infrastructures pétrolières du pays et y extraire de l'or noir.

Une réticence suscitée aussi par les expropriations menées par le régime vénézuélien dans le passé. Le géant américain ExxonMobil l'a notamment été à deux reprises.

"Le principal problème au Venezuela concernait la sûreté et la sécurité", a commenté auprès de l'AFP John Kilduff, analyste d'Again Capital.

Selon lui, les Etats-Unis pourraient chercher avec cet accord à "créer une sorte de zone d'État où les entreprises américaines peuvent s'implanter, exercer leurs activités sans subir de répercussions, et (...) éliminer le risque politique qui accompagne habituellement les investissements au Venezuela".

Pour Jorge R. Pinon, chercheur à l'Energy Institute de l'Université du Texas à Austin, de nombreuses "zones d'ombre" subsistent toutefois, notamment le risque qu'un futur gouvernement vénézuélien change brutalement "les règles du jeu", remettant en cause tout accord actuel.

"Ce sont des projets qui mettront très certainement de nombreuses années avant de voir le jour et de porter leurs fruits", estime par ailleurs l'expert pétrolier Oswaldo Felizzola.

Pour Elias Ferrer, fondateur du Think tank Orinoco Research, cette annonce relève d'"un jeu de récits autour d'accords qui étaient déjà en cours de négociation", l'achat par les Etats-Unis de brut vénézuélien étant dans tous les cas "garanti".

D'après l'expert, Donald Trump présente ces arrangements comme une victoire politique, en les inscrivant dans le contexte plus large du conflit au Moyen-Orient et de la flambée des prix de l'énergie.


Washington prévoit d'envoyer un nouveau porte-avions au Moyen-Orient dans les prochaines semaines 

Les Etats-Unis préparent le déploiement d'un nouveau porte-avions vers le Moyen-Orient "dans les prochaines semaines" pour y relayer un autre bâtiment déjà sur place, selon une information de l'Institut naval américain. (AFP)
Les Etats-Unis préparent le déploiement d'un nouveau porte-avions vers le Moyen-Orient "dans les prochaines semaines" pour y relayer un autre bâtiment déjà sur place, selon une information de l'Institut naval américain. (AFP)
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  • L'organisation a précisé mercredi que le Theodore Roosevelt et son escorte quitteront leur port d'attache de San Diego, en Californie, "dans les prochaines semaines" afin de "relayer le George Washington" arrivé dans la région depuis une semaine
  • Ce dernier avait lui-même remplacé le porte-avions Abraham Lincoln, dont la mission de très longue durée - plus de huit mois en mer sans escale - a fait émerger des critiques sur les conditions de vie à bord et la santé mentale de l'équipage

WASHINGTON: Les Etats-Unis préparent le déploiement d'un nouveau porte-avions vers le Moyen-Orient "dans les prochaines semaines" pour y relayer un autre bâtiment déjà sur place, selon une information de l'Institut naval américain.

L'organisation a précisé mercredi que le Theodore Roosevelt et son escorte quitteront leur port d'attache de San Diego, en Californie, "dans les prochaines semaines" afin de "relayer le George Washington" arrivé dans la région depuis une semaine.

Ce dernier avait lui-même remplacé le porte-avions Abraham Lincoln, dont la mission de très longue durée - plus de huit mois en mer sans escale - a fait émerger des critiques sur les conditions de vie à bord et la santé mentale de l'équipage.

Selon un haut responsable de la marine américaine cité par l'Institut naval américain, le déploiement du Theodore Roosevelt durera "plus de sept mois". "Leur commandement leur fait tabler sur huit mois", a-t-il encore déclaré.

Contacté par l'AFP, le Pentagone n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat.

Le porte-avions Abraham Lincoln et ses quelque 5.000 marins s'apprêtent enfin à toucher terre, en Thaïlande, a indiqué la marine thaïlandaise à l'AFP jeudi. Cette escale est attendue du 2 au 6 septembre, selon des médias locaux.

Le bâtiment avait quitté San Diego le 21 novembre 2025 pour une mission en mer de Chine méridionale et avait été redirigé vers le Moyen-Orient avant que les Etats-Unis et Israël lancent leur offensive conjointe contre l'Iran le 28 février.


Emmanuel Macron rencontrera Andy Burnham à Londres la semaine prochaine

Le président français Emmanuel Macron attend l’arrivée du prince héritier d’Arabie saoudite pour une rencontre au palais de l’Élysée à Paris, le 24 août 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron attend l’arrivée du prince héritier d’Arabie saoudite pour une rencontre au palais de l’Élysée à Paris, le 24 août 2026. (AFP)
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  • Emmanuel Macron se rendra à Londres la semaine prochaine et sera reçu à Downing Street par le Premier ministre britannique Andy Burnham
  • Cette visite intervient avant l’exposition de la tapisserie de Bayeux au British Museum et dans un contexte de rapprochement entre Londres et l’UE sur l’Ukraine

LONDRES: Emmanuel Macron se rendra à Londres la semaine prochaine pour une visite au cours de laquelle le président français sera reçu à Downing Street par le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham, a indiqué jeudi à l'AFP une source gouvernementale britannique.

Cette visite intervient à quelques jours de l'ouverture de l'exposition exceptionnelle de la tapisserie de Bayeux, prêtée au British Museum à Londres, projet dans lequel Emmanuel Macron s'est beaucoup investi.

Le président français est le deuxième dirigeant étranger, et le premier d'un pays de l'Union européenne (UE), à être reçu par le chef du gouvernement travailliste depuis son accession au pouvoir le 20 juillet, après son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky fin juillet.

MM. Macron et Burnham ont co-présidé cette semaine, avec le chancelier allemand Friedrich Merz, une réunion de la coalition des volontaires pour l'Ukraine.

Le chef de l'Etat français y a participé en visioconférence, tandis que le Premier ministre britannique s'est rendu à Kiev, pour son premier déplacement à l'étranger.

A cette occasion, il a notamment rencontré le président du Conseil européen, Antonio Costa, à qui il a affirmé que le Royaume-Uni devait faire preuve de "plus d'audace" pour se rapprocher de l'UE, selon un compte-rendu de leur entretien publié par Downing Street.