Cannes : Un documentaire sur la brutalité de la répression à Hong Kong

Cette photo prise le 1er mars 2016 montre (g à d) les cinéastes Javons Au, Ng Ka-leung et Kiwi Chow posant à Hong Kong. Les trois jeunes réalisateurs de Hong Kong ont apporté chacun un segment au film en cinq parties qui exploite les pires craintes des habitants pour l'avenir du territoire semi-autonome alors que l'emprise de Pékin se resserre. (Philippe Lopez / AFP)
Cette photo prise le 1er mars 2016 montre (g à d) les cinéastes Javons Au, Ng Ka-leung et Kiwi Chow posant à Hong Kong. Les trois jeunes réalisateurs de Hong Kong ont apporté chacun un segment au film en cinq parties qui exploite les pires craintes des habitants pour l'avenir du territoire semi-autonome alors que l'emprise de Pékin se resserre. (Philippe Lopez / AFP)
Short Url
Publié le Vendredi 16 juillet 2021

Cannes : Un documentaire sur la brutalité de la répression à Hong Kong

Cette photo prise le 1er mars 2016 montre (g à d) les cinéastes Javons Au, Ng Ka-leung et Kiwi Chow posant à Hong Kong. Les trois jeunes réalisateurs de Hong Kong ont apporté chacun un segment au film en cinq parties qui exploite les pires craintes des habitants pour l'avenir du territoire semi-autonome alors que l'emprise de Pékin se resserre. (Philippe Lopez / AFP)
  • Dans ce flot d'images de batailles rangées et de scènes de barricades, la police de Hong Kong apparaît comme hors de contrôle et d'une brutalité inouïe
  • La projection cannoise est "un réconfort pour beaucoup d'habitants de Hong Kong qui vivent dans la peur

CANNES, France : Un documentaire sur les manifestations qui ont secoué Hong Kong en 2019 et leur répression sera projeté vendredi à Cannes, un film qui prend le risque d'être "libre de toute auto-censure", selon son réalisateur hongkongais.

"Le festival est fier de proposer ce film pour montrer un moment important de l'actualité mondiale. Depuis 1946, c'est à la fois la tradition et la vocation de Cannes (...)", a déclaré à l'AFP le délégué général du festival Thierry Frémaux. "Nous ne savions rien de son mode de production ni de qui l'a réalisé mais il nous a passionné d'emblée".

Intitulé "Révolution de notre temps", le film, dont l'équipe est anonyme sauf son réalisateur Kiwi Chow, revient sur les manifestations qui se sont succédé quasi quotidiennement à Hong Kong à partir de juin 2019 pour dénoncer le recul des libertés dans cette ex-colonie britannique de 7,5 millions d'habitants et territoire semi-autonome rétrocédé à la Chine en 1997.

Pendant 2h30, il plonge au cœur des considérations politiques et tactiques d'un mouvement sans leader, porté par le courage de gens ordinaires et l'initiative individuelle de manifestants, pour certains très jeunes et dont plusieurs témoignent le visage masqué ou flouté.

"Je voulais raconter ce qui nous amené là (...) et cela m'a demandé beaucoup d'effort pour retrouver les figures clés des principaux incidents violents", a précisé à l'AFP Kiwi Chow, joint par écrit.

Dans ce flot d'images de batailles rangées et de scènes de barricades, la police de Hong Kong apparaît comme hors de contrôle et d'une brutalité inouïe: souricières, défenestrations, noyades suspectes, tabassages qui alimentent le désespoir et la radicalité de la jeunesse.

C'est un travail "libre de toute auto-censure" et "j'espère que le public sentira que c'est un documentaire libre", reprend Kiwi Chong, affirmant avoir travail sans pression mais "dans l'angoisse et la peur".

Les manifestations sont désormais presque toutes interdites à Hong Kong où une vaste campagne de répression est orchestrée par le régime chinois.

"Il va falloir vivre avec le fait que ce documentaire ne puisse pas être projeté publiquement à Hong Kong en raison de la pesante surveillance gouvernementale", dit-il aussi dans une note accompagnant le film.

La projection cannoise est "un réconfort pour beaucoup d'habitants de Hong Kong qui vivent dans la peur. Ça montre que ceux qui se battent pour la justice et la liberté sont avec nous", a-t-il remercié.

Parmi les personnes interviewées, "on est sans nouvelle de certaines, d'autres se sont exilées et d'autres purgent des peines de prison", a-t-il précisé.


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
Short Url
  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: 

La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Short Url
  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

--
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Musée national Zayed présélectionné pour le prix du World Architecture Festival 2026

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
Short Url
  • Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis et les valeurs de leur fondateur disparu
  • L’architecture distinctive du bâtiment s’inspire de la fauconnerie

DUBAÏ : Le Musée national Zayed des Émirats arabes unis, situé à Abou Dhabi, a été présélectionné dans la catégorie Bâtiments achevés – Culture du World Architecture Festival 2026, aux côtés de 18 autres projets venus du monde entier.

Le festival, qui récompense les réalisations architecturales les plus remarquables à l’échelle internationale, se tiendra à Fort Lauderdale, en Floride, du 18 au 20 novembre.

Les finalistes présenteront leurs projets devant un jury composé d’architectes de renommée mondiale et d’experts du secteur dans le cadre du processus d’évaluation en direct du festival. 

--
Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis. (Fourni)

La catégorie Bâtiments achevés – Culture récompense les lieux culturels achevés, notamment les musées, galeries, bibliothèques, théâtres, salles de concert et cinémas. Pour être éligibles, les projets doivent avoir été achevés entre le 1er janvier 2025 et le 1er juin 2026.

Situé sur l’île de Saadiyat à Abou Dhabi, au cœur du quartier culturel de Saadiyat, le musée national des Émirats arabes unis a ouvert ses portes en décembre 2025.

Il retrace l’histoire des Émirats arabes unis, depuis les premières traces de présence humaine jusqu’aux civilisations qui ont façonné leur culture et leur identité, profondément ancrées dans la vision et les valeurs du fondateur du pays, feu Sheikh Zayed bin Sultan Al-Nahyan.

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée présente une architecture singulière inspirée de la fauconnerie.

Ses cinq tours légères en acier fonctionnent comme des cheminées thermiques, aspirant l’air chaud vers le haut afin de favoriser la stratégie de ventilation naturelle du bâtiment, tandis que les surfaces vitrées permettent d’acheminer la lumière naturelle vers les galeries situées en contrebas. Chaque tour peut être ajustée individuellement afin d’optimiser les performances environnementales.

Les galeries du musée sont installées sous une butte paysagère conçue pour refléter le relief naturel des Émirats arabes unis. En son centre se trouve Al-Liwan, un vaste atrium lumineux qui sert d’espace de rassemblement pour des événements culturels, notamment des spectacles, conférences, danses traditionnelles et lectures de poésie. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com