Transports: comment voyager cet été avec le pass sanitaire

Un homme montre un code QR sur son smartphone à Moscou le 28 juin 2021, au milieu de la crise liée à la pandémie de Covid-19 causée par le nouveau coronavirus. Les citoyens doivent présenter un code QR pour entrer dans les restaurants, certifiant qu'ils sont soit vaccinés, qu'ils ont eu le virus au cours des six derniers mois ou qu'ils ont un test négatif valide. (Alexandre Nemenov/AFP)
Un homme montre un code QR sur son smartphone à Moscou le 28 juin 2021, au milieu de la crise liée à la pandémie de Covid-19 causée par le nouveau coronavirus. Les citoyens doivent présenter un code QR pour entrer dans les restaurants, certifiant qu'ils sont soit vaccinés, qu'ils ont eu le virus au cours des six derniers mois ou qu'ils ont un test négatif valide. (Alexandre Nemenov/AFP)
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Publié le Vendredi 16 juillet 2021

Transports: comment voyager cet été avec le pass sanitaire

Un homme montre un code QR sur son smartphone à Moscou le 28 juin 2021, au milieu de la crise liée à la pandémie de Covid-19 causée par le nouveau coronavirus. Les citoyens doivent présenter un code QR pour entrer dans les restaurants, certifiant qu'ils sont soit vaccinés, qu'ils ont eu le virus au cours des six derniers mois ou qu'ils ont un test négatif valide. (Alexandre Nemenov/AFP)
  • Les billets d'Air France et de la SNCF restent modifiables et remboursables pour tous les voyages jusqu'au 31 décembre 2021 inclus
  • Le pass devrait entrer en vigueur dans les transports longue distance "certainement après le week-end du 1er août", a déclaré mercredi le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari

PARIS : Pour voyager cet été en France ou à l'étranger, où et quand faudra-t-il présenter un pass sanitaire?

Comment obtenir un pass sanitaire?

Le pass sanitaire consiste soit en un test négatif (PCR ou antigénique) de moins de 48 heures actuellement, soit en la preuve qu'on a été contaminé et que l'on a guéri du Covid-19 (test PCR ou antigénique positif d'au moins 11 jours et de moins de six mois), soit en un schéma vaccinal complet, soit 7 jours après la seconde dose pour la France mais 14 jours pour d'autres pays.

On peut présenter un QR code sur l'appli TousAntiCovid, sur papier ou en photo, sans se soucier de la langue du certificat.

A partir de quand sera-t-il obligatoire?

Le pass devrait entrer en vigueur dans les transports longue distance "certainement après le week-end du 1er août", a déclaré mercredi le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari. La date précise doit encore être annoncée par le gouvernement.

Tous les voyageurs de plus de 12 ans empruntant un des moyens de transports concernés seront soumis à cette obligation.

Pour les voyageurs de 12 à 17 ans inclus, ainsi que pour les salariés des opérateurs de transport, cette obligation s'appliquera uniquement à partir du 30 août.

Son utilisation est prévue, juridiquement, jusqu’au 30 juin 2022.

Partir en train ou en car

Il faudra détenir un pass valide avant de monter dans un autocar interrégional ou international, un TGV (Inoui et Ouigo), un Intercités ou un train longue distance international au départ de la France. Les TER et les Transiliens ne sont pas concernés.

Les modalités de contrôle du pass ne sont pas encore arrêtées. La SNCF travaille à la mise en oeuvre d'un "dispositif de contrôle physique".

Les filtres ne seront "pas systématiques dans toutes les gares à tout moment", a reconnu mercredi le ministre des Transports. Mais "on va organiser des contrôles massifs sur les grands flux, typiquement les grands départs en vacances", outre des contrôles aléatoires ailleurs, a-t-il expliqué.

La SNCF aimerait également "intégrer le contrôle du pass sanitaire dès l'achat du billet en ligne" mais cette perspective est "complexe sur le plan technique", a souligné l'entreprise jeudi.

Concernant le covoiturage, Blablacar ne peut pas imposer le pass sur les trajets entre particuliers. Mais la plateforme prépare "une fonctionnalité qui permettra aux covoitureurs qui le souhaitent de déclarer qu'ils bénéficient d'un pass sanitaire, afin de rassurer les personnes qui veulent voyager avec eux".

Partir en avion ou en ferry

Il était déjà nécessaire de présenter un certificat d'immunité ou de test négatif pour voyager en avion vers la Corse, l'outre-mer ou l'étranger. Il sera désormais impossible d'emprunter une ligne intérieure sans le pass.

Air France a mis en place une plateforme sur laquelle ses clients pourront transmettre en avance leurs documents en ligne pour que leur carte d'embarquement comporte une inscription garantissant un embarquement plus rapide. Ceux qui n'auraient pas transmis leurs documents devront les présenter à l'aéroport.

Les compagnies de ferries demandaient déjà un test négatif ou un certificat de vaccination.

Partir à l'étranger

Le pass sanitaire, converti au format européen, permet les déplacements dans tous les pays de l'Union européenne ainsi qu'au Liechtenstein, en Suisse, en Islande, en Norvège, à Monaco et en Andorre. Ces règles s'appliquent aussi pour l'outre-mer.

Pour un départ à l'étranger, le test peut dater de 72 heures. D'autres formalités peuvent être demandées selon les pays.

Les certificats de vaccination d'avant le 25 juin doivent être convertis au format européen sur le site de l'Assurance Maladie (Ameli) ou auprès du professionnel de santé. Les certificats plus récents sont convertis automatiquement dans l'appli TousAntiCovid.

Hors de l'UE, les conditions d'entrée varient selon les pays. Pour certaines nations comme le Brésil ou la Russie, il faut encore avoir un "motif impérieux" pour voyager.

Le port du masque reste-t-il obligatoire?

Le port du masque restera obligatoire dès l'entrée en gare, à quai et à bord du train tout au long du trajet, tout comme dans les aéroports, les avions, les autocars et les ferries.

Cependant, le ministre de la Santé a indiqué que tous les Français "devraient progressivement (pouvoir) lever la contrainte du masque" dans les lieux ou le pass sanitaire est exigé, sous condition d'une approbation du Conseil scientifique.

Les conditions d'échange restent les mêmes?

Jusqu'au 29 août, tous les billets SNCF restent échangeables et remboursables sans frais jusqu'à J-3 avant le départ, a précisé la SNCF.

Les billets d'Air France restent également modifiables et remboursables pour tous les voyages jusqu'au 31 décembre 2021 inclus. Mais ce n'est plus le cas cet été pour de nombreuses compagnies.


Loi sur l’exécution des prisonniers palestiniens: onde de choc en France et en Europe

Adoptée en troisième lecture par le Parlement israélien, cette loi instaurant la peine de mort par pendaison pour les détenus palestiniens a déclenché une série de condamnations politiques et diplomatiques, en France comme dans plusieurs capitales européennes. (AFP)
Adoptée en troisième lecture par le Parlement israélien, cette loi instaurant la peine de mort par pendaison pour les détenus palestiniens a déclenché une série de condamnations politiques et diplomatiques, en France comme dans plusieurs capitales européennes. (AFP)
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  • Le texte prévoit que toute personne reconnue coupable d’avoir commis un acte de violence contre un citoyen israélien dans le but de porter atteinte à l’existence de l’État pourra être condamnée à mort
  • Dans la pratique, la loi vise surtout les Palestiniens des territoires occupés, car, pour eux, la peine capitale deviendrait la sanction par défaut si l’acte est qualifié de terrorisme par les tribunaux militaires israéliens

PARIS: Dans une vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux, le monde entier a vu le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, figure de l’extrême droite, distribuer des boissons à ses partisans à la Knesset.

Une scène de liesse glaçante, montrant le ministre, arborant sur le revers de son veston un « pin » en forme de nœud coulant, déambuler dans les locaux du parlement israélien pour fêter sa victoire.

Il salue un « événement historique » et lance : « Bientôt, ils seront exécutés un par un. »

« Ils », ce sont la dizaine de milliers de Palestiniens, hommes, femmes et enfants, qui croupissent dans les geôles israéliennes et sont labellisés « terroristes » par leurs détenteurs.

Adoptée en troisième lecture par le Parlement israélien, cette loi instaurant la peine de mort par pendaison pour les détenus palestiniens a déclenché une série de condamnations politiques et diplomatiques, en France comme dans plusieurs capitales européennes.

Le contraste est saisissant entre la scène de célébration qui a suivi le vote à Jérusalem et la gravité des réactions à l’étranger.

Loi discriminatoire et dangereuse

Cette loi est considérée, à juste titre, par ses opposants comme discriminatoire, dangereuse pour l’État de droit et révélatrice d’une radicalisation croissante de la politique israélienne. Les images qui ont suivi son adoption ont profondément choqué de nombreux observateurs en Europe.

Le texte prévoit que toute personne reconnue coupable d’avoir commis un acte de violence contre un citoyen israélien dans le but de porter atteinte à l’existence de l’État pourra être condamnée à mort.

Dans la pratique, la loi vise surtout les Palestiniens des territoires occupés, car, pour eux, la peine capitale deviendrait la sanction par défaut si l’acte est qualifié de terrorisme par les tribunaux militaires israéliens.

Cette distinction nourrit l’accusation centrale portée par les critiques, à savoir celle d’une justice à deux vitesses : pour des crimes similaires, les Palestiniens pourraient risquer la pendaison tandis que des citoyens israéliens encourraient la prison.

Très vite, le terme d’apartheid s’est imposé dans les esprits, et c’est précisément ce que dénonce le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez, qui a qualifié la mesure de « discriminatoire » et de « nouvelle étape vers l’apartheid ».

« Même crime, peine différente, ce n’est pas la justice », a-t-il déclaré, appelant la communauté internationale à ne pas rester silencieuse.

Au-delà de l’Espagne, la réaction européenne n’a pas tardé : dans un communiqué commun, les ministres des Affaires étrangères de la France, de l’Allemagne, de l’Italie et du Royaume-Uni ont exprimé leur « profonde préoccupation » face à ce texte de loi.

Selon eux, l’adoption d’une telle législation risque de remettre en cause les engagements d’Israël en matière de principes démocratiques.

Les quatre pays ont appelé les responsables israéliens à abandonner ce projet de loi, tandis que l’Union européenne s’est également montrée très critique.

Son porte-parole, Anouar El Anouni, a parlé d’un « net recul » pour les droits humains et rappelé que l’Union s’oppose à la peine de mort « en toutes circonstances ».

Depuis des décennies, Israël maintenait en effet un moratoire de facto sur les exécutions. La seule application de la peine capitale dans l’histoire du pays remonte à 1962, lors de l’exécution du nazi Adolf Eichmann.

L’Allemagne, traditionnellement très attentive à ses relations avec Israël, a elle aussi exprimé son malaise. Le porte-parole du gouvernement allemand, Stefan Kornelius, a déclaré que cette législation suscitait une « grande inquiétude », notamment en raison du risque qu’elle soit appliquée de manière disproportionnée aux Palestiniens.

Berlin a rappelé que l’opposition à la peine de mort constitue un principe fondamental de sa politique étrangère.

En France, les réactions politiques ont été tout aussi tranchées. L’ancien ambassadeur de France aux Nations unies, Gérard Araud, a livré une analyse particulièrement sévère sur le réseau social X.

Selon lui, Israël est « entraîné dans une course en avant mortifère où ne règne que la force », avant d’ajouter : « Cette loi, c’est la consécration officielle et décomplexée de l’apartheid. »

Tout comme Araud, de nombreuses figures publiques et intellectuelles sont montées au créneau, dont le philosophe et écrivain Alain Finkielkraut, qui a fustigé dans des termes sévères cette dérive juridique, tout comme l’ancien député européen Daniel Cohn-Bendit.

Du côté des responsables politiques français, de nombreuses voix se sont également élevées. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a dénoncé une « loi raciste du gouvernement d’extrême droite israélien réservant la peine de mort aux Palestiniens ».

Pour lui, ce texte confirme une évolution inquiétante du gouvernement israélien, qu’il accuse d’avoir déjà fermé les yeux sur les violences à Gaza et la poursuite de la colonisation en Cisjordanie.

Le député de La France insoumise Éric Coquerel a, lui aussi, fustigé une « peine capitale discriminatoire » : « Pour des infractions similaires, les Palestiniens risqueront leur vie et les Israéliens la prison », a-t-il affirmé.

Au-delà de ses implications juridiques, cette loi apparaît pour beaucoup comme le symptôme d’un basculement plus large. Depuis plusieurs années, la montée en puissance de l’extrême droite nationaliste et religieuse au sein de la coalition au pouvoir a profondément modifié le paysage politique israélien.

Tous ces propos sont tombés dans l’oreille d’un sourd : Israël faisant fi des critiques européennes, tandis que Ben Gvir persiste et signe avec de nouvelles provocations morbides.

S’exprimant sur la télévision israélienne, il a indiqué que les autorités pénitentiaires israéliennes ont déjà commandé des uniformes rouges pour les condamnés à mort palestiniens et que des potences sont déjà installées dans certaines prisons.


Deux employés d'un Burger King jugés en décembre pour harcèlement après un suicide

Deux employés d'un restaurant Burger King à Calais seront jugés en décembre pour harcèlement moral, quatre mois après le suicide d'une de leurs collègues, a-t-on appris dimanche auprès du parquet de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) et de l'entourage de la victime. (AFP)
Deux employés d'un restaurant Burger King à Calais seront jugés en décembre pour harcèlement moral, quatre mois après le suicide d'une de leurs collègues, a-t-on appris dimanche auprès du parquet de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) et de l'entourage de la victime. (AFP)
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  • Sylvana Dufossé, 20 ans, employée polyvalente au Burger King de Calais, a mis fin à ses jours le 1er janvier 2026
  • Selon la plainte déposée par sa grande soeur Angelina Dufossé le 13 janvier et consultée par l'AFP, Sylvana "subissait un harcèlement moral quotidien et presque physique de la part de deux de ses collègues de travail au restaurant Burger King Calais"

LILLE: Deux employés d'un restaurant Burger King à Calais seront jugés en décembre pour harcèlement moral, quatre mois après le suicide d'une de leurs collègues, a-t-on appris dimanche auprès du parquet de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) et de l'entourage de la victime.

A l'issue de leurs gardes à vue jeudi soir dans le cadre de cette affaire, "des convocations par officier de police judiciaire ont été remises aux deux prévenus" pour être jugés, selon la procureure de Boulogne-sur-Mer Cécile Gressier.

Il s'agit d'un salarié du même niveau hiérarchique que la victime et d'un supérieur direct, de hiérarchie intermédiaire, a précisé la procureure.

Ils doivent comparaître le 10 décembre au tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer, selon un avis du parquet reçu par la soeur de la victime, partie civile dans ce dossier, et dont l'AFP a obtenu une copie.

Sylvana Dufossé, 20 ans, employée polyvalente au Burger King de Calais, a mis fin à ses jours le 1er janvier 2026.

Selon la plainte déposée par sa grande soeur Angelina Dufossé le 13 janvier et consultée par l'AFP, Sylvana "subissait un harcèlement moral quotidien et presque physique de la part de deux de ses collègues de travail au restaurant Burger King Calais".

Le procès à venir "est un soulagement pour la famille, car nous redoutions que l'affaire soit classée sans suite. C'est une première étape, mais l'objectif reste qu'ils soient condamnés, pour Sylvana et pour toutes les victimes de harcèlement au travail. Il faut que cela cesse", a déclaré à l'AFP Boubacar Dembélé, fondateur du collectif Agir Ensemble, qui lutte contre le harcèlement.

Plusieurs salariés du même établissement se sont joints à la plainte d'Angelina Dufossé et ont témoigné à la justice du harcèlement subi.

Par ailleurs, une autre plainte avait déjà été déposée en mai 2025 par une ancienne employée du même restaurant, Séphina Lapotre, pour harcèlement moral lié à sa religion et à son port du voile.

De son côté, Burger King avait déclaré en février à l'AFP qu'un audit RH réalisé à sa demande dans le restaurant de Calais avait été "partagé aux autorités compétentes" et que les deux salariés concernés étaient suspendus.

 


Rima Hassan convoquée ce vendredi matin à la police judiciaire de Paris

L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
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  • Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP)
  • L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X

PARIS: L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier.

Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), a ajouté cette source confirmant partiellement une information de TF1.

Les faits pour lesquels l'eurodéputée est convoquée à la BRDP n'ont rien à voir avec ce qu'il s'est passé jeudi, a-t-on insisté.

L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X.

Lors de la fouille de ses effets, il a été découvert "la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, ndlr), sur lesquelles elle a été interrogée", avait indiqué le parquet à l'issue de sa garde à vue, en ajoutant que "ces éléments (étaient) disjoints et feront l'objet d'une procédure distincte".

Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a assuré vendredi sur Sud Radio que Rima Hassan n'avait "aucune drogue sur elle", dénonçant des "informations mensongères" utilisées pour la "salir".

Invité de BFMTV, Laurent Nuñez a justifié le signalement à la justice par ses services du post de Rima Hassan qui faisait référence à Kōzō Okamoto, un des auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 à l'aéroport de Tel-Aviv (26 morts).

"C'était normal de faire un signalement (...) le tweet de Mme Hassan est grave (...), il n'y a pas d'acharnement", a fait valoir le ministre de l'Intérieur, en affirmant qu'il ne "fallait rien laisser passer".

"L'action politique doit rester dans les limites de l'Etat de droit", a-t-il ajouté.