Virus: Sydney durcit son confinement

Une patiente soumise à un test PCR à Sydney le 17 juillet 2021. Photo Steven SAPHORE / AFP
Une patiente soumise à un test PCR à Sydney le 17 juillet 2021. Photo Steven SAPHORE / AFP
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Publié le Samedi 17 juillet 2021

Virus: Sydney durcit son confinement

  • Tout commerce jugé «non essentiel» devra baisser le rideau à Sydney et dans sa périphérie, a annoncé la Première ministre
  • Les habitants des quartiers les plus touchés ont interdiction d'en sortir, sauf s'ils travaillent dans le secteur de la santé ou des services d'urgence

SYDNEY : Les autorités australiennes ont ordonné samedi de nouvelles restrictions, dont la fermeture de davantage de commerces à Sydney, face à une recrudescence de la pandémie malgré plusieurs semaines de confinement.

Tout commerce jugé non "essentiel" devra baisser le rideau à Sydney et dans sa périphérie, a annoncé la Première ministre de Nouvelle-Galles du Sud, Gladys Berejiklian. Les chantiers ont été interrompus dans la ville. "Cela ne suffit pas de faire du sur-place comme nous le faisons actuellement: nous avons dans une certaine mesure stabilisé (la situation) mais nous ne parvenons pas à inverser la tendance", a-t-elle déploré.

Les habitants des quartiers les plus touchés ont interdiction d'en sortir, sauf s'ils travaillent dans le secteur de la santé ou des services d'urgence. Le confinement à Sydney a commencé le 26 juin et a déjà été prolongé à deux reprises, au moins jusqu'au 30 juillet. Il concerne plus de six millions d'habitants.

La Nouvelle-Galles du Sud a enregistré un nouveau décès et le nombre de nouvelles contaminations quotidiennes est supérieur à 100, a indiqué Mme Berejiklian. "Je ne me souviens pas que notre Etat ait jamais affronté un tel défi", a-t-elle dit. A Melbourne, les habitants entament la deuxième journée de leur cinquième confinement et les autorités ont renforcé les contrôles déjà stricts sur les arrivées depuis Sydney.

"Nous avons frappé vite et fort pour être sûrs que ce confinement soit aussi bref que possible", a déclaré le ministre de la Santé de l'Etat de Victoria Martin Foley à la presse. L'Australie a longtemps été encensée pour ses bons résultats initiaux dans la gestion de la pandémie, qui ont essentiellement été dus à la fermeture très stricte des frontières de l'immense île-continent.

Mais la campagne de vaccination est extrêmement lente --moins de 10% de la population est vaccinée-- au moment où nombre de pays développés commencent à envisager le monde d'après.


Le grand plan climat de Biden nourrit les tensions entre l'Europe et les Etats-Unis

Un drapeau des États-Unis, de la France et du district de Columbia sont vus flottant près de la Maison Blanche, à Washington, DC, le 28 novembre 2022, en préparation de la visite d'État du président français Emmanuel Macron. (AFP).
Un drapeau des États-Unis, de la France et du district de Columbia sont vus flottant près de la Maison Blanche, à Washington, DC, le 28 novembre 2022, en préparation de la visite d'État du président français Emmanuel Macron. (AFP).
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  • Axé principalement sur le climat et les dépenses sociales, le plan, baptisé «Inflation Reduction Act» (IRA), prévoit plus de 430 milliards de dollars d'investissement dont 370 milliards afin de réduire les émission de gaz à effet de serre
  • Ces investissements prennent la forme de réductions d'impôt pour les entreprises qui investissent dans l'énergie propre, ainsi que d'importantes subventions pour les véhicules électriques, les batteries et les projets d'énergies renouvelables

WASHINGTON : Le grand plan climat arraché par Joe Biden au Congrès américain est devenu un sujet de tension entre les Etats-Unis et l'Union européenne (UE), qui craint de voir certaines mesures affaiblir son industrie, au point d'en faire l'un des principaux sujets lors de la visite d'Etat du président français Emmanuel Macron, qui débute mercredi.

Quelles sont les mesures prévues par l'IRA?

Axé principalement sur le climat et les dépenses sociales, le plan, baptisé "Inflation Reduction Act" (IRA), prévoit plus de 430 milliards de dollars d'investissement dont 370 milliards afin de réduire les émission de gaz à effet de serre de 40% d'ici à 2030, soit le plus important effort jamais consenti par les Etats-Unis dans ce domaine.

Ces investissements prennent la forme de réductions d'impôt pour les entreprises qui investissent dans l'énergie propre, ainsi que d'importantes subventions pour les véhicules électriques, les batteries et les projets d'énergies renouvelables dès lors que ces produits sont fabriqués aux Etats-Unis.

Parmi ces mesures, une subvention de 7 500 dollars accordée aux ménages pour l'achat d'un véhicule électrique "made in USA", une autre en faveur des fabricants d'éoliennes et panneaux solaires utilisant de l'acier américain, ou encore une baisse d'impôt pour aider les entreprises à réaliser leur transition énergétique.

Pourquoi de telles réactions côté européen?

L'IRA a fait bondir tant Bruxelles que les capitales européennes, qui voient les diverses subventions prévues par cette loi comme des mesures "discriminatoires", en particulier pour les constructeurs automobiles européens.

"C'est inacceptable pour l'UE. En l'état, ce texte est extrêmement protectionniste, au détriment des exportations européennes" a ainsi souligné fin octobre le ministre tchèque de l'Industrie, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE, qui a cependant souligné la "bonne volonté des deux côtés" après une rencontre des ministres européens avec l'ambassadrice américaine au Commerce Katherine Tai.

Début novembre, le commissaire européen au Marché intérieur Thierry Breton a menacé Washington  d'"aller devant l'OMC" et dit envisager des "mesures de rétorsion" si les Etats-Unis ne revenaient pas sur des subventions qu'il estime "contraires aux règles de l'Organisation mondiale du commerce".

"Dans certains cas, le montant des subventions que l'administration Biden propose est quatre à dix fois le montant maximal autorisé par la Commission européenne", a de son côté regretté le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire, qui a appelé la Commission à créer "des dispositifs de préférence européenne" ou à accélérer "l'utilisation des instruments de réciprocité".

Le sujet sera sur la table à l'occasion de la visite de M. Macron à Washington.

"Nous comprenons totalement la volonté d'être plus indépendant des Etats-Unis", a assuré lundi un responsable français, "mais les problèmes viennent du fait qu'en Europe, nous n'avons pas ce type d'instrument discriminatoire. Nous respectons les règles de l'OMC en la matière."

Il a rappelé que la France souhaitait que "l'Europe aussi, pas seulement les Etats-Unis, ressorte plus forte" de la période de crises multiples que le continent traverse.

Quelles marges de manoeuvres pour amender l'IRA?

Même si le président américain voulait revenir sur certaines mesures ou en élargir les bénéficiaires, ses options sont en pratique assez réduites, d'autant que les démocrates perdront en janvier leur majorité à la Chambre des représentants, résultat des élections de début novembre.

Mais il n'est surtout pas certain que Joe Biden souhaite retoucher ce symbole fort de son mandat, qu'il a arraché de haute lutte après d'intenses négociations au Sénat américain.

A l'origine, le démocrate de 80 ans espérait faire voter un programme encore plus ambitieux, le Build Back Better Act, qui prévoyait 1.700 milliards de dollars d'investissement et avait été voté fin 2021 par la Chambre, mais n'était pas parvenu à passer la barrière du Sénat.

Ces mesures sont par ailleurs très populaires, en particulier dans certains Etats où l'industrie automobile reste très puissante, comme l'Ohio ou le Michigan, qui sont désormais considérés comme des Etats clés, où les élections peuvent se jouer.

Washington veut cependant arrondir les angles avec leurs partenaires européens, a souligné lundi Katherine Tai à l'issue d'un échange à distance avec Bruno Le Maire, en appelant à "travailler ensemble afin de renforcer la compréhension commune de la législation".

De son côté, le président Macron espère aller plus loin, en obtenant de son homologue américain "des exemptions pour un certain nombre d'industries européennes, peut-être sur le modèle de ce (l'administration américaine) consent déjà pour le Mexique et le Canada", selon un conseiller de l'Elysée. Ces deux pays voisins se sont vus intégrer parmi les bénéficiaires des avantages prévus après être également montés au créneau.


Gaz: le Qatar annonce un contrat pour approvisionner l'Allemagne

Saad Sherida al-Kaabi, ministre de l'énergie du Qatar et PDG de QatarEnergy, et Ryan Lance, PDG de la multinationale ConocoPhillips, échangent des documents lors d'une conférence de presse à Doha, la capitale du Qatar, le 29 novembre 2022, annonçant un nouvel accord pour envoyer à l'Allemagne deux millions de tonnes de gaz naturel liquéfié par an pendant au moins 15 ans. (AFP).
Saad Sherida al-Kaabi, ministre de l'énergie du Qatar et PDG de QatarEnergy, et Ryan Lance, PDG de la multinationale ConocoPhillips, échangent des documents lors d'une conférence de presse à Doha, la capitale du Qatar, le 29 novembre 2022, annonçant un nouvel accord pour envoyer à l'Allemagne deux millions de tonnes de gaz naturel liquéfié par an pendant au moins 15 ans. (AFP).
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  • Le Qatar a annoncé mardi un accord permettant d'approvisionner l'Allemagne en gaz naturel liquéfié (GNL) pendant 15 ans
  • La Qatar va fournir «jusqu'à 2 milions de tonnes de GNL par an» au terminal gazier en cours de construction à Brunsbuntell, dans le nord de l'Allemagne

DOHA : Le Qatar a annoncé mardi un accord permettant d'approvisionner l'Allemagne en gaz naturel liquéfié (GNL) pendant 15 ans, en pleine crise mondiale de l'énergie provoquée par la guerre en Ukraine.

Dans le cadre d'un accord entre Qatar Energy et la compagnie américaine ConocoPhilips, le pays du Golfe va fournir "jusqu'à 2 milions de tonnes de GNL par an" au terminal gazier en cours de construction à Brunsbuntell, dans le nord de l'Allemagne, à partir de 2026, a déclaré le ministre qatari de l'Energie, Saad Sherida Al-Kaabi, lors d'une conférence de presse.


Washington approuve la vente de missiles à la Finlande

Le missile AIM 9X Block II, dit "Sidewinder", est un missile air-air courte-portée guidé par infrarouge produit par Raytheon. (Photo : Marine américaine)
Le missile AIM 9X Block II, dit "Sidewinder", est un missile air-air courte-portée guidé par infrarouge produit par Raytheon. (Photo : Marine américaine)
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  • Le gouvernement finlandais souhaite acquérir 40 missiles tactiques et 48 bombes guidées planantes pour équiper sa flotte aérienne de chasse et cette vente de matériel sensible devait auparavant être approuvée par le gouvernement américain
  • «Ce projet de vente va renforcer la politique étrangère et la sécurité nationale des Etats-Unis en améliorant la sécurité d'un partenaire de confiance, qui est un facteur important de stabilité politique et de progrès économique dans le monde»

WASHINGTON : Washington a approuvé la vente de plus de 80 missiles de précision à la Finlande pour un montant total de 323 millions de dollars, a annoncé lundi le département d'Etat, alors que ce pays traditionnellement non-aligné se prépare à rejoindre l'Otan.

Le gouvernement finlandais souhaite acquérir 40 missiles tactiques et 48 bombes guidées planantes pour équiper sa flotte aérienne de chasse et cette vente de matériel sensible devait auparavant être approuvée par le gouvernement américain, a précisé le département d'Etat dans un communiqué.

Le missile AIM 9X Block II, dit "Sidewinder", est un missile air-air courte-portée guidé par infrarouge produit par Raytheon.

L'AGM-154 JSOW ("Joint standoff weapon") est une bombe guidée planante de précision à moyenne portée, permettant des tirs à distance de sécurité ("standoff"), également fabriquée par Raytheon.

"Ce projet de vente va renforcer la politique étrangère et la sécurité nationale des Etats-Unis en améliorant la sécurité d'un partenaire de confiance, qui est un facteur important de stabilité politique et de progrès économique dans le monde", a souligné le département d'Etat dans un communiqué.

Si elle est confirmée, cette vente d'armement "va améliorer les capacités air-air et air-sol de la Finlande", qui n'aura "aucune difficulté à les intégrer à ses forces armées".

A la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, la Finlande et la Suède ont présenté en mai une candidature commune en vue d'intégrer l'Alliance atlantique, abandonnant des décennies de non-alignement militaire.

Celle-ci, qui doit être acceptée à l'unanimité par les 30 Etats membres de l'Otan, a été ratifiée par tous à l'exception de la Turquie et de la Hongrie.