Irak: des hommes armés arrêtés après avoir attaqué un hôpital de Bagdad

Cet incident intervient alors que l'hôpital Al-Kindi de Bagdad comprend le centre le plus moderne du pays dédié aux malades de la Covid, et de puissants générateurs. (Photo, AFP)
Cet incident intervient alors que l'hôpital Al-Kindi de Bagdad comprend le centre le plus moderne du pays dédié aux malades de la Covid, et de puissants générateurs. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Dimanche 18 juillet 2021

Irak: des hommes armés arrêtés après avoir attaqué un hôpital de Bagdad

  • Une dizaine de personnes ont mené l'attaque et ont tous été arrêtés, a précisé une source sécuritaire
  • La situation dans les hôpitaux du pays est souvent catastrophique, comme l'ont illustré deux incendies meurtriers en moins de trois mois

BAGDAD: Des hommes armés ont été arrêtés samedi après avoir attaqué un hôpital de Bagdad, selon un communiqué de la police, une source de sécurité précisant que l'attaque avait été menée en représailles à une coupure d'oxygène ayant provoqué la mort de quatre patients Covid.

Les forces de sécurité "ont arrêté un groupe armé qui a attaqué l'hôpital al-Kindi", l'un des principaux de la capitale irakienne, selon le communiqué.

Une dizaine de personnes ont mené l'attaque et ont tous été arrêtés, a précisé une source sécuritaire. Les assaillants faisaient partie de la famille d'un des quatre patients décédés dans l'après-midi après une coupure d'électricité ayant entraîné l'arrêt de respirateurs, selon cette source.

Cet incident intervient alors que l'hôpital Al-Kindi de Bagdad comprend le centre le plus moderne du pays dédié aux malades de la Covid, et de puissants générateurs.

La situation dans les hôpitaux du pays est souvent catastrophique, comme l'ont illustré deux incendies meurtriers en moins de trois mois dans des unités covid, l'un ayant fait plus de 80 morts à Bagdad en avril, et le dernier au moins 60 morts lundi dernier à Nassiriya, dans le sud du pays.

À chaque drame, les négligences, le manquement aux règles de sécurité basique, sont pointés du doigt par les Irakiens, qui dénoncent la corruption et la défaillance des pouvoirs publics. Les secteurs de la santé et de l'électricité sont en déshérence.

Depuis le début de la pandémie de coronavirus, qui a fait plus de 17 700 morts en Irak, nombre d'unités covid ont été construites à la va-vite pour accueillir les patients. En outre, le pays est soumis à des coupures d'électricité incessantes.

Le nombre de cas quotidiens de Covid oscille entre 8 000 et 9 500 depuis plusieurs jours, et des médecins s'alarment d'une "catastrophe épidémique".

 


Le président libanais se déchaîne contre le Hezbollah, veut des négociations avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Short Url
  • Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël
  • "Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du Hezbollah

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

"Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du groupe pro-iranien.

Il a tenu ces propos lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes Ursula von der Leyen et Antonio Costa.

Joseph Aoun a qualifié le Hezbollah "de faction armée échappant à l'autorité de l'Etat au Liban, qui n'accorde aucun poids aux intérêts du Liban, ni à la vie de son peuple".

Il a assuré que la décision, lundi, du gouvernement d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah était "claire et irrévocable". "C'est ce que nous voulons mettre en oeuvre avec fermeté et clarté", a déclaré Joseph Aoun.

Le chef de l'Etat a proposé, pour mettre un terme à la guerre, "une trêve" avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et "désarmer le Hezbollah".

Dans le même temps, il s'est déclaré pour "que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international" entre les deux pays toujours en état de guerre.

Les frappes israéliennes ont fait depuis le 2 mars près de 400 morts et un demi-million de déplacés.

 


Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud

Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud
Short Url
  • Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani
  • Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média

BEYROUTH: Un prêtre a été tué lundi par des tirs d'artillerie de l'armée israélienne dans un village du sud du Liban, particulièrement touché par la reprise du conflit entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), des habitants et une source médicale à l'AFP.

La victime, Pierre Raï, était le curé de la paroisse de Qlayaa, qui fait partie des villages chrétiens frontaliers du sud du Liban ayant décidé de se tenir à l'écart du conflit et de ne pas suivre les ordres d'évacuation israéliens.

Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani.

Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média.

Un second tir sur la maison a blessé le prêtre et trois autres habitants, selon des résidents du village, qui ont raconté à l'AFP être accourus sur place avec des secouristes de la Croix rouge libanaise.

Le prêtre a plus tard succombé à ses blessures, a affirmé une source médicale.

Les motivations de l'attaque israélienne contre cette maison située en bordure du village restent pour l'instant inconnues.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël qui mène depuis des représailles massives.

L'armée israélienne a ordonné à plusieurs reprises aux habitants d'une vaste partie du sud du Liban de partir, provoquant un exode massif.

Le curé avait pris part vendredi à un rassemblement devant une église de Marjeyoun, localité avoisinante, où plusieurs dizaines d'habitants se sont dit résolus à rester sur leurs terres.

"Lorsque nous défendons nos terres, nous le faisons en tant que pacifistes qui ne portent que des armes de paix", avait alors déclaré Pierre Raï.

Il avait appelé à considérer Marjeyoun comme "une zone rouge", c'est-à-dire qui ne devrait pas abriter des déplacés de la zone partisans du Hezbollah.

 


Liban: nouvelle frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth

Short Url
  • L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth
  • Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan

BEYROUTH: L'aviation israélienne a mené une nouvelle frappe lundi matin sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle) et les images de l'AFPTV.

Un porte-parole arabophone de l'armée israélienne avait averti qu'elle allait frapper les succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan, liée au Hezbollah, implantée notamment dans les fiefs de la formation.