Le ministre de la Santé britannique testé positif au Covid

 Javid est complètement vacciné et assure que ses symptômes sont «très légers». (Photo, AFP)
Javid est complètement vacciné et assure que ses symptômes sont «très légers». (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 18 juillet 2021

Le ministre de la Santé britannique testé positif au Covid

  • Boris Johnson est presque mort du Covid l'année dernière. Downing Street a refusé de commenter sur la possibilité de voir le Premier ministre et d'autres membres du gouvernement placés en isolement
  • Le ministre Javid, qui a pris ses fonctions le 26 juin, s'était exprimé, sans masque, à la chambre des Communes lundi après-midi pour confirmer la levée de l'essentiel des restrictions restantes liées au coronavirus en Angleterre à partir du 19 juillet

LONDRES : Le ministre de la Santé britannique, Sajid Javid, a annoncé samedi avoir été testé positif au Covid-19, à deux jours de la levée de la quasi totalité des restrictions en Angleterre, un déconfinement qui inquiète en raison de la flambée de cas liée au variant Delta.

"Je me sentais un peu groggy hier soir, donc j'ai fait un test antigénique ce matin et il s'est avéré positif. Je m'isole donc maintenant à la maison avec ma famille jusqu'à ce que j'obtienne le résultat d'un test PCR", a expliqué Sajid Javid dans une vidéo postée sur Twitter. Le test PCR s'est ensuite avéré lui aussi positif, a-t-il confirmé sur Twitter.

M. Javid est complètement vacciné et assure que ses symptômes sont "très légers".

Selon les règles imposées par son gouvernement, il doit désormais se placer en isolement pour dix jours.

Tous ses "contacts rapprochés" -dont potentiellement des membres du gouvernement-, doivent également se placer en isolement s'ils reçoivent des instruction de l'autorité nationale médicale (NHS).

M. Javid a eu un "long" entretien avec le Premier ministre Boris Johnson vendredi, selon le Sunday Times.

Boris Johnson est presque mort du Covid l'année dernière. Downing Street a refusé de commenter sur la possibilité de voir le Premier ministre et d'autres membres du gouvernement placés en isolement.

Mais une source gouvernementale a estimé pour The Telegraph que ça devrait être le cas pour "la moitié du gouvernement d'ici la fin de la semaine".

Le ministre Javid, qui a pris ses fonctions le 26 juin, s'était exprimé, sans masque, à la chambre des Communes lundi après-midi pour confirmer la levée de l'essentiel des restrictions restantes liées au coronavirus en Angleterre à partir du 19 juillet, y compris le port obligatoire du masque et la distanciation sociale. 

Il est retourné à la chambre basse du Parlement le lendemain pour répondre aux questions des députés.

Le gouvernement justifie cette prochaine étape majeure du déconfinement par le succès d'une campagne de vaccination lancée en décembre, qui a permis à plus de deux tiers des adultes d'être entièrement vaccinés et a "affaibli" le lien entre maladie, hospitalisations et décès, permettant au système public de santé de faire face.

Néanmoins, le nombre de contaminations continue de progresser, en raison de la forte contagiosité du variant Delta, ultra-majoritaire au Royaume-Uni. Le pays a recensé 50 000 cas quotidiens vendredi, du jamais vu depuis janvier.

Le Royaume-Uni est l'un des pays les plus touchés en Europe par le Covid-19, qui y a fait plus de 128 500 morts.

Dans la vidéo postée sur Twitter samedi, Sajid Javid encourage celles et ceux qui n'ont pas encore eu leur deuxième dose de vaccin à le faire "dès que possible" et à se faire dépister en cas de symptôme ou de contact avec une personne testée positive.


Londres accueille des discussion sur la mission à Ormuz

Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière
  • "L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable"

LONDRES: Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière, a précisé le ministère britannique de la Défense.

"L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable", a déclaré le ministre britannique de la Défense John Healey, cité dans un communiqué.

Il s'est dit confiant que "des progrès concrets puissent être accomplis".

Ces discussions intervient dans la foulée de pourparlers sur ce détroit stratégique, ayant réuni vendredi à Paris plus de 40 pays sous la houlette du Premier ministre britannique Keir Starmer et du président français Emmanuel Macron.

M. Starmer a indiqué que la France et le Royaume-Uni dirigeraient une mission multinationale pour assurer la liberté de navigation dans le détroit "dès que les conditions le permettront".

La Grande-Bretagne et la France ont insisté sur le fait que cette force serait exclusivement défensive et ne serait déployée qu'une fois la paix durable dans la région instaurée.

Les Etats-Unis et l'Iran, parties belligérantes, n'ont pas participé aux pourparlers.

Avant la réunion de Paris, Downing Street avait annoncé la tenue d'un sommet de planification militaire cette semaine, sans donner plus de précisions.

 


Iran: le médiateur pakistanais salue la prolongation du cessez-le-feu annoncée par Trump

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
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  • "Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre"
  • Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die

ISLAMABAD: Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump.

"Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre", a indiqué sur X M. Sharif, précisant s'exprimer également au nom du chef d'état-major, le maréchal Asim Munir.

"Fort de la confiance qui lui est accordée, le Pakistan poursuivra ses efforts en vue d'un règlement négocié du conflit", a ajouté le dirigeant.

Donald Trump a annoncé mardi une extension sine die du cessez-le-feu dont il avait précédemment fixé l'expiration à mercredi soir, disant vouloir donner davantage de temps à la diplomatie.

Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die.

"J'espère sincèrement que les deux parties continueront à respecter le cessez-le-feu et parviendront à conclure un +accord de paix+ global lors du deuxième cycle de négociations prévu à Islamabad, afin de mettre définitivement fin au conflit", a souligné M. Sharif mercredi.


Trump dit prolonger le cessez-le-feu avec l'Iran jusqu'à nouvel ordre

Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
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  • Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur
  • Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens.

S'exprimant sur sa plateforme Truth Social, le président américain a annoncé avoir décidé de "prolonger le cessez-le-feu jusqu'à ce que l'Iran présente une proposition et que les discussions soient conclues, d'une manière ou d'une autre".

Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur.

Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz.

L'annonce du président américain intervient alors que Washington et Téhéran ont affiché leur désaccord sur l'expiration de la trêve, les premiers parlant de mercredi soir, heure de Washington, tandis que les seconds ont évoqué ce mardi, à minuit GMT.

Par ailleurs, la Maison Blanche a confirmé en fin de journée que le vice-président JD Vance, chargé de mener d'éventuelles nouvelles discussions avec l'Iran au Pakistan, ne quitterait pas Washington mardi, comme initialement prévu.

"A la lumière du message du président Trump sur Truth Social, confirmant que les Etats-Unis attendent une proposition unifiée des Iraniens, le voyage au Pakistan n'aura pas lieu aujourd'hui", a indiqué un haut responsable de l'exécutif américain, dans une déclaration transmise à la presse.

La Maison Blanche n'avait jamais confirmé le déplacement du vice-président, mais a entretenu le flou sur le fait de savoir s'il quittait ou pas la capitale dans la journée de mardi.

Bientôt deux mois après le début des hostilités déclenchées par Israël et les Etats-Unis, Téhéran a menacé de son côté de reprendre les frappes en direction des pays du Golfe, mettant en péril l'approvisionnement pétrolier mondial.