Japon: deux complices de la fuite de Ghosn condamnés à 24 et 20 mois de prison

Michael Taylor identifié sur des images de surveillance à l'aéroport d'Istanbul. Handout / TURKISH POLICE / Demiroren News Agency (DHA) / AFP
Michael Taylor identifié sur des images de surveillance à l'aéroport d'Istanbul. Handout / TURKISH POLICE / Demiroren News Agency (DHA) / AFP
Short Url
Publié le Lundi 19 juillet 2021

Japon: deux complices de la fuite de Ghosn condamnés à 24 et 20 mois de prison

  • Deux Américains ont été condamnés lundi respectivement à deux ans de prison pour le premier, un an et huit mois pour le second, par un tribunal à Tokyo pour avoir aidé Carlos Ghosn à fuir le Japon fin 2019 dans des circonstances rocambolesques
  • Michael Taylor, 60 ans, ancien membre des forces spéciales américaines qui a reçu la peine la plus lourde, et son fils Peter Taylor, 28 ans, étaient jugés depuis le mois dernier à Tokyo dans cette affaire retentissante ayant ridiculisé les autorités japon

TOKYO : Deux Américains ont été condamnés lundi respectivement à deux ans de prison pour le premier, un an et huit mois pour le second, par un tribunal à Tokyo pour avoir aidé Carlos Ghosn à fuir le Japon fin 2019 dans des circonstances rocambolesques.

Michael Taylor, 60 ans, ancien membre des forces spéciales américaines qui a reçu la peine la plus lourde, et son fils Peter Taylor, 28 ans, étaient jugés depuis le mois dernier à Tokyo dans cette affaire retentissante ayant ridiculisé les autorités japonaises.

Carlos Ghosn avait réussi à fuir le Japon, caché dans un caisson de matériel audio. Michael et Peter Taylor avaient reconnu les accusations pesant contre eux et s'étaient excusés devant la cour, disant regretter leurs actes.

Début juillet, le parquet avait requis deux ans et dix mois de prison contre Michael Taylor et deux ans et demi pour son fils. Leurs avocats avaient plaidé pour des peines avec sursis, en arguant notamment que Carlos Ghosn était le principal instigateur de toute l'opération.

Résidant en permanence au Liban depuis sa fuite, l'ancien grand patron de Nissan et Renault est hors de portée de la justice japonaise car le pays du Cèdre n'extrade par ses ressortissants. Les Taylor eux avaient été arrêtés aux Etats-Unis en mai 2020, puis extradés au Japon en mars de cette année pour y être jugés.

Un autre complice présumé, un homme d'origine libanaise du nom de George-Antoine Zayek, est toujours recherché. Fin 2019, Carlos Ghosn était en liberté sous caution à Tokyo, avec l'interdiction de quitter le Japon dans l'attente d'un procès pour malversations financières présumées quand il était à la tête de Nissan. Il a toujours clamé son innocence sur ce dossier.

Le 29 décembre 2019, après avoir voyagé incognito de Tokyo à Osaka en shinkansen, le train à grande vitesse japonais, il s'était caché dans un gros caisson de matériel audio percé de petits trous discrets pour lui permettre de respirer. M. Ghosn avait ainsi échappé aux contrôles à l'aéroport international du Kansai. Les contrôles de bagages n'étaient à l'époque pas obligatoires pour des passagers embarquant à bord d'un jet privé.

Dans la foulée, le Franco-libano-brésilien avait rejoint Beyrouth via Istanbul à bord de jets privés loués pour l'occasion. En février, trois personnes avaient été condamnés à plus de quatre ans de prison chacune par un tribunal d'Istanbul dans cette affaire: un responsable d'une société turque de locations de jets, ainsi que deux pilotes.


Trump juge que l'Iran a «pris trop de temps pour négocier» et va «en payer le prix»

Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux". (AFP)
Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux". (AFP)
Short Url
  • Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux"
  • Ils vont "devoir en payer le prix"

WASHINGTON: Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux", ajoutant qu'ils allaient "devoir en payer le prix", dans un message sur son réseau Truth social.

"L'armée iranienne est un chaos complet et total. Une bonne partie, comme leur marine et leur armée de l'air, n'existe même plus – elles ont été totalement vaincues", a-t-il ajouté. "L'Iran, c'est beaucoup de paroles et aucune action. Le tyran du Moyen-Orient est MORT!!!"


L'Iran dit que la diplomatie avec les Etats-Unis a été «mise à mal» par les frappes

Un hélicoptère d'attaque AH-64 Apache de l'armée américaine s'est écrasé près du détroit d'Ormuz après être entré en collision avec un drone iranien. Photo d'illustration. (AFP)
Un hélicoptère d'attaque AH-64 Apache de l'armée américaine s'est écrasé près du détroit d'Ormuz après être entré en collision avec un drone iranien. Photo d'illustration. (AFP)
Short Url
  • "Malheureusement, les Etats-Unis nuisent à ce processus diplomatique par les messages contradictoires qu'ils envoient, leurs changements répétés de position et d'exigences et, pire encore, par leurs violations répétées du cessez-le-feu"
  • "Tout processus diplomatique est mis à mal par le recours à la force et par des actions illégales sur le terrain"

TEHERAN : Le ministère iranien des Affaires étrangères a estimé mercredi que les Etats-Unis avaient porté atteinte aux efforts diplomatiques en cours visant à mettre fin à la guerre, après de nouvelles frappes américaines contre des cibles dans le sud de l'Iran.

"Malheureusement, les Etats-Unis nuisent à ce processus diplomatique par les messages contradictoires qu'ils envoient, leurs changements répétés de position et d'exigences et, pire encore, par leurs violations répétées du cessez-le-feu", a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, dans un message vidéo relayé par les médias iraniens. "Tout processus diplomatique est mis à mal par le recours à la force et par des actions illégales sur le terrain", a-t-il ajouté.

 

 


Le Pakistan confirme des frappes à la frontière avec l'Afghanistan, faisant 26 morts

Le Pakistan a affirmé mercredi avoir tué 26 personnes liées aux talibans pakistanais, dans des frappes aériennes qualifiées de "précises et calibrées" à la frontière avec l'Afghanistan. (Reuters)
Le Pakistan a affirmé mercredi avoir tué 26 personnes liées aux talibans pakistanais, dans des frappes aériennes qualifiées de "précises et calibrées" à la frontière avec l'Afghanistan. (Reuters)
Short Url
  • "À la suite des récents incidents terroristes au Pakistan (...) des frappes précises et calibrées ont été menées le long de la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan contre des repaires et des caches"
  • 26 personnes liées aux talibans pakistanais Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP) ont été tués

ISLAMABAD: Le Pakistan a affirmé mercredi avoir tué 26 personnes liées aux talibans pakistanais, dans des frappes aériennes qualifiées de "précises et calibrées" à la frontière avec l'Afghanistan, après que Kaboul a déclaré que 12 personnes, dont des enfants, sont mortes dans l'attaque.

"À la suite des récents incidents terroristes au Pakistan (...) des frappes précises et calibrées ont été menées le long de la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan contre des repaires et des caches", a déclaré sur X le ministre pakistanais de l'Information, Attaullah Tarar, ajoutant que 26 personnes liées aux talibans pakistanais Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP) ont été tués.