Iran: nouveau record de contaminations au Covid-19, des restrictions strictes

Une femme masquée passe devant cinéma fermé de la capitale Téhéran, face à la recrudescence des contaminations au coronavirus le 20 juillet 2021. (Photo AFP)
Une femme masquée passe devant cinéma fermé de la capitale Téhéran, face à la recrudescence des contaminations au coronavirus le 20 juillet 2021. (Photo AFP)
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Publié le Mardi 20 juillet 2021

Iran: nouveau record de contaminations au Covid-19, des restrictions strictes

  • Pour contenir l'augmentation du nombre de cas, le groupe de travail national sur le virus a ordonné la fermeture des services publics et des banques à Téhéran ainsi que dans la province voisine d'Alborz pendant six jours à partir de lundi soir
  • Dans les rues de Téhéran, la circulation était limitée et les trottoirs presque vides mardi matin, selon un journaliste de l'AFP. La plupart des magasins non essentiels, les centres commerciaux, les cinémas et les restaurants étaient également fermés

TEHERAN : L'Iran a enregistré mardi un nouveau record journalier de contaminations au Covid-19, au lendemain de l'entrée en vigueur de restrictions strictes visant à enrayer la propagation du coronavirus dans la capitale Téhéran et dans une province voisine.

Pour contenir l'augmentation du nombre de cas, le groupe de travail national sur le virus a ordonné la fermeture des services publics et des banques à Téhéran ainsi que dans la province voisine d'Alborz pendant six jours à partir de lundi soir. Dans les rues de Téhéran, la circulation était limitée et les trottoirs presque vides mardi matin, selon un journaliste de l'AFP.

La plupart des magasins non essentiels, les centres commerciaux, les cinémas et les restaurants étaient également fermés. La fermeture des installations gouvernementales et des banques est une première depuis le début de la pandémie. L'Iran a évité d'imposer un confinement, préférant recourir à des mesures ponctuelles telles que des interdictions temporaires de voyager et des fermetures d'entreprises.

Mehdi, employé d'une société commerciale, est sceptique quant à la capacité des restrictions à endiguer les contaminations: "Ce ne sera pas efficace. Si les gens restent à la maison et ne vont nulle part, cela pourrait être le cas, mais dès qu'il y a des vacances, tout le monde commence à voyager", a-t-il déclaré à l'AFP. Au début du mois, le président Hassan Rohani a mis en garde contre une "cinquième vague" d'infections alimentée par le variant Delta très contagieux.

Samedi, il a imputé la hausse des contaminations à l'élection présidentielle de juin, aux "voyages inutiles" et au non-respect des protocoles sanitaires.

Manque de vaccins

Au cours des dernières 24 heures, le pays a officiellement enregistré 27.444 nouvelles contaminations au coronavirus -- un nouveau record -- portant le nombre total de cas positifs à 3.576.148. Il a également enregistré 250 décès supplémentaires, portant le total à 87.624, a indiqué le ministère.

Les autorités ont précédemment admis que les statistiques officielles ne tenaient pas compte de tous les cas, mais ces nombres font tout de même de l'Iran le pays le plus durement touché du Proche et Moyen-Orient. Le précédent record d'infections pour 24 heures, qui était de 25.582, remonte au 14 avril, alors que l'Iran s'efforçait de contenir une "quatrième vague" qui avait commencé fin mars et a été imputée à une augmentation des voyages effectués pendant les vacances du Nouvel An perse.

Les nouvelles restrictions comprennent également une interdiction des déplacements routiers à destination et en provenance de Téhéran et de la province d'Alborz, ainsi qu'une nouvelle fermeture des entreprises à haut risque dans les zones les plus touchées d'Iran. Ces mesures coïncident avec la fête musulmane de l'Aïd al-Adha, qui sera célébrée dans la République islamique mercredi, avant le weekend (jeudi et vendredi).

L'Iran a placé ses espoirs dans les vaccins pour lutter contre la crise sanitaire, mais la campagne de vaccination qui a débuté en février a progressé plus lentement que ne le souhaitaient les autorités. Etranglé par les sanctions américaines qui ont rendu difficile les transferts d'argent vers des entreprises étrangères, l'Iran dit avoir du mal à importer des vaccins pour sa population de 83 millions d'habitants. Un peu plus de 6,9 millions de personnes ont reçu une première dose de vaccin anticovid, tandis que seulement 2,3 millions ont reçu les deux injections nécessaires, a indiqué mardi le ministère de la Santé. Les autorités ont approuvé l'utilisation d'urgence de deux vaccins produits localement.


La Colombie aux urnes pour un nouveau président, la gauche aux portes du pouvoir

Le candidat colombien à la présidence de la coalition Pacte historique, Gustavo Petro, fait des gestes pendant qu'il prend la parole lors d'un débat présidentiel au siège du journal El Tiempo à Bogota le 23 mai 2022 (Photo, AFP).
Le candidat colombien à la présidence de la coalition Pacte historique, Gustavo Petro, fait des gestes pendant qu'il prend la parole lors d'un débat présidentiel au siège du journal El Tiempo à Bogota le 23 mai 2022 (Photo, AFP).
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  • Le scrutin se déroule dans un climat de vives tensions politiques
  • En tête des sondages, le sénateur de gauche Gustavo Petro

BOGOTA: La Colombie vote dimanche pour se choisir un nouveau président, avec en leitmotiv le changement auquel aspire la grande majorité des Colombiens, et en favori un opposant, Gustavo Petro, qui pourrait devenir le premier président de gauche de l'histoire récente du pays.

Près de 39 millions d'électeurs sont attendus dans 12.000 bureaux de vote, où ils auront le choix entre six candidats, pour désigner un remplaçant à l'impopulaire président conservateur sortant Ivan Duque, qui ne peut pas se représenter. 

Le scrutin se déroule dans un climat de vives tensions politiques, après quatre années sans grande réforme de fond marquées par la pandémie, une forte récession, des manifestations massives dans les villes et une aggravation de la violence des groupes armés dans les campagnes.

Le "paro" (grève) du printemps 2021, sévèrement réprimé par la police, a révélé l'ampleur des frustrations, en particulier chez les jeunes, face à la pauvreté, aux inégalités et à la corruption, un mal endémique du pays.

Dans les zones rurales, guérillas et groupes armés liés au narcotrafic ont accru leurs violences et leur emprise au sein des communautés, mettant à mal les quelque acquis de l'accord de paix signé 2016 avec les FARC marxistes.

«Deux options»

En tête des sondages, le sénateur de gauche Gustavo Petro, un ex-guérillero converti à la social-démocratie, économiste et ancien maire de Bogota, a su capitaliser sur la soif de "changement" dont il a fait son emblème.

"Au final il y a deux options", a jugé M. Petro au cours d'un ultime débat vendredi. "Soit nous restons sur ce que nous avons: la corruption, la violence et la faim. Soit nous changeons pour aller vers la paix, le progrès productif, et une démocratie avec de la transparence", a-t-il promis, appelant ses concitoyens à s'unir "pour la vie", autre slogan phare de sa campagne.

C'est la troisième fois que M. Petro, 62 ans, participe à une présidentielle, et pour nombre de militants de sa coalition de gauche du "Pacte historique" --arrivée en tête des législatives de mars dernier--, c'est "maintenant ou jamais".

Petro se présente avec comme colistière pour la vice-présidence une Afro-colombienne, Francia Marquez, charismatique activiste au discours féministe et antiraciste, qui s'est déjà imposée comme l'un des phénomènes marquants de cette présidentielle.

En face, le candidat conservateur Federico Gutierrez, ancien maire de Medellin, se veut le défenseur des Colombiens "ordinaires", auxquels il promet "ordre et sécurité".

Du discours classique dénonçant l'épouvantail "communiste", "Fico", pour ses partisans, a lui aussi adopté ces derniers jours l'antienne du changement, se disant le candidat du "bon sens".

"Ce que je veux, c'est unir la Colombie parce qu'elle a besoin d'un changement. Mais ce changement doit être sûr, pour nous amener à bon port sans mettre en danger (...) le pays", a affirmé "Fico" au débat de vendredi. 

Tout au long de sa campagne, il a pris soin de se démarquer du président sortant et de la vieille droite colombienne, incarnée par le Centre démocratique, parti au pouvoir, aujourd'hui en plein désarroi.

"Fico" est sérieusement talonné dans les sondages par le candidat indépendant Rodolfo Hernandez, entrepreneur de 77 ans au discours populiste vilipendant la corruption. 

Un second tour est prévu le 19 juin au cas où, très vraisemblable selon la presse, Petro ne passerait pas la majorité des 50%.

«Tout est prêt»

Très polarisée, la campagne a été marquée par des menaces d'assassinat contre le favori et sa colistière afro-colombienne, sans cesse protégés par une haie de boucliers blindés.

Ces derniers jours ont montré un "niveau élevé de violence et de désinformation (...) sur les réseaux sociaux et les médias", s'est alarmé la Mission d'observation électorale (MOE), une coalition d'ONG.

Après des incohérences dans le pré-comptage des législatives au détriment de son camp, Petro s'est déjà dit inquiet d'un "manque de garanties" pour ce dimanche, notamment autour du logiciel de comptage qui n'a pas pu être audité à temps malgré les instructions de la justice et du gouvernement.

"Nous avons des doutes", a-t-il répété vendredi, évoquant même une possible "fraude". Le "Pacte historique" compte envoyer près de 69.000 militants assister au vote, pour 61.500 du côté de "Fico".

Une pléthore d'observateurs internationaux surveilleront également le scrutin, dont les missions de l'Organisation des Etats américains (OEA) et de l'Union européenne (UE) qui a appelé à la "modération et responsabilité".

"Tout est prêt", affirme de son côté le Registre national, en charge de l'organisation du scrutin, qui aura lieu de 8H00 à 16H00 locales.

Le gouvernement a déployé 220.000 policiers et militaires supplémentaires dans tout le pays, soit au total 300.000 hommes qui seront en charge de la sécuriser le vote, encadré par 690.000 assesseurs.

Selon l'ombudsman colombien, le srcutin est à risque dans au moins 300 municipalités, dans 27 sur 32 départements, sous la menace des groupes armés, alors que les narcotrafiquants du puissant Clan del Golfo ont imposé début mai une "grève armée" qui a paralysé de nombreuses campagnes du nord du pays.


Biden se rend à Uvalde, pour apaiser la souffrance d'une ville traumatisée par une tuerie

Le président américain Joe Biden débarque de l'Air Force One à son arrivée à Joint Base Andrews dans le Maryland, le 17 janvier 2022 (Photo, AFP).
Le président américain Joe Biden débarque de l'Air Force One à son arrivée à Joint Base Andrews dans le Maryland, le 17 janvier 2022 (Photo, AFP).
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  • A Uvalde, Joe Biden doit rencontrer des familles de victimes
  • Un délai d'intervention qui a provoqué une forte polémique, et un mea culpa des autorités texanes

UVALDE, Etats-Unis: Joe Biden se rend dimanche dans la ville texane d'Uvalde, cinq jours après la tuerie dans une école primaire, pour apporter toute son empathie aux proches endeuillés par cette fusillade qui a choqué l'Amérique et relancé le débat sur les armes à feu.

"On ne peut pas rendre les drames illégaux, je le sais. Mais on peut rendre l'Amérique plus sûre", a plaidé samedi le président des Etats-Unis, regrettant que "dans tant d'endroits, tant d'innocents soient morts".

Dix-neuf enfants et deux enseignantes ont péri mardi dans l'école Robb d'Uvalde sous les balles de Salvador Ramos, 18 ans à peine, l'une des pires fusillades des dernières années dans le pays.

Le démocrate de 79 ans, qui a lui même perdu deux de ses enfants -- sa fille encore bébé dans un accident de voiture, et un fils adulte suite à un cancer --, avait évoqué sa propre souffrance peu après la tuerie.

"Perdre un enfant, c'est comme si l'on vous arrachait une partie de votre âme", avait-il dit mardi. "Rien n'est plus jamais pareil."

«Lobby des armes»

A Uvalde, Joe Biden doit rencontrer des familles de victimes, des dirigeants locaux et des responsables religieux.

Connu pour son empathie, il saura sans doute trouver les mots face à la souffrance des proches.

Mais le chef de l'Etat peut difficilement promettre des actes à ceux qui réclament un encadrement plus strict des armes à feu.

La trop fine majorité parlementaire démocrate ne lui permet pas de faire passer seule une législation significative sur le sujet. Les élus de son camp ont besoin de convaincre quelques républicains pour obtenir la majorité qualifiée nécessaire.

La Maison Blanche, réticente à trop impliquer Joe Biden dans la bataille politique, a dit jeudi avoir "besoin de l'aide du Congrès", par la voix de sa porte-parole Karine Jean-Pierre.

Message répercuté par la vice-présidente Kamala Harris, qui a affirmé samedi que les élus devaient "avoir le courage de s'opposer, une fois pour toutes, au lobby des armes, et d'adopter des lois raisonnables sur la sécurité en matière d'armes à feu".

«Tous mourir»

La tuerie d'Uvalde et les visages enfantins de ses très jeunes victimes a replongé l'Amérique dans le cauchemar des fusillades en milieu scolaire.

Les habitants de cette petite ville, au centre de laquelle s'élève un mémorial en hommage aux victimes, pensent désormais au chagrin des survivants.

"Nous devons aider ces enfants à se sortir de ce traumatisme, de cette douleur", a dit samedi à l'AFP Humberto Renovato, 33 ans.

Les premiers témoignages des élèves sortis vivants de l'école Robb ont donné un aperçu du cauchemar qu'ils ont vécu.

En entrant dans la salle, le tireur a dit aux enfants: "vous allez tous mourir", avant d'ouvrir le feu, a raconté Samuel Salinas, 10 ans, à la chaîne ABC.

"Je crois qu'il me visait", a témoigné le jeune garçon, mais une chaise se trouvant entre lui et le tireur a bloqué la balle.

Dans la pièce au sol recouvert de sang, Samuel Salinas, pour ne pas être visé par les tirs, a essayé de "faire le mort".

Miah Cerrillo, 11 ans, a tenté d'échapper à l'attention de Salvador Ramos de la même façon. La fillette s'est couverte du sang d'un camarade, dont le cadavre se trouvait à côté d'elle, a-t-elle expliqué à CNN, dans un témoignage non filmé.

Elle venait de voir l'adolescent abattre son institutrice, après lui avoir dit "bonne nuit".

Un autre élève, Daniel, a raconté au Washington Post que pendant que les victimes attendaient que la police vienne les sauver, personne ne criait.

"J'étais effrayé et stressé, parce que les balles m'ont presque touché."

Les enfants qui ont survécu "sont traumatisés, et ils devront vivre avec ça toute leur vie", a déclaré sa mère, Briana Ruiz.

Il avait fallu attendre environ une heure, mardi, pour que la police mette fin au massacre. Les 19 agents sur place attendaient l'assaut d'une unité spécialisée.

Un délai d'intervention qui a provoqué une forte polémique, et un mea culpa des autorités texanes.

La police a pourtant reçu de nombreux appels de personnes se trouvant dans les deux salles de classe touchées, dont celui un d'une enfant implorant: "s'il vous plaît, envoyez la police maintenant".


Nigeria: l'ancien vice-président Atiku Abubakar candidat de l'opposition pour la présidentielle

Dans ce dossier, photo prise le 19 février 2019, le candidat du Parti démocratique populaire (PDP) de l'opposition Atiku Abubakar (Photo , AFP).
Dans ce dossier, photo prise le 19 février 2019, le candidat du Parti démocratique populaire (PDP) de l'opposition Atiku Abubakar (Photo , AFP).
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  • La sécurité sera un enjeu majeur de l'élection de février 2023
  • M. Abubakar, 75 ans, un Musulman du nord du pays, tentera pour la sixième fois de se faire élire

ABUJA: L'ancien vice-président nigérian et opposant de longue date Atiku Abubakar a été désigné samedi candidat de l'opposition pour la présidentielle prévue en février 2023, le parti au pouvoir reportant quant à lui d'une semaine sa primaire pour désigner son candidat.

"Aujourd'hui nous écrivons l'histoire, une histoire qui, nous le croyons, va apporter des changements fondamentaux", a dit M. Abubakar à ses partisans réunis à Abuja, où le vote a été organisé.

M. Abubakar, 75 ans, un musulman du nord du pays, a été désigné à l'issue d'une primaire de son Parti démocratique populaire (PDP) et tentera pour la sixième fois de se faire élire président du pays le plus peuplé d'Afrique.

Le Congrès des progressistes (APC), au pouvoir, tiendra quant à lui sa primaire du 6 au 8 juin pour choisir un candidat devant succéder au président Muhammadu Buhari, qui a annoncé ne pas se représenter après ses deux mandats.

Rotation entre Nord et Sud 

Pour tenter de concilier ce pays extrêmement divisé entre un Nord musulman et un Sud chrétien, et où vivent près de 250 ethnies, une règle tacite prévoit une rotation de la présidence tous les deux mandats entre les candidats du Nord et du Sud.

Or, M. Abubakar, ancien chef des douanes et vice-président (1999-2007), est originaire du Nord, tout comme le président Buhari, contrairement à la plupart des principaux candidats de l'APC, originaires du sud.

Au sein du parti au pouvoir, l'ancien gouverneur de Lagos Bola Tinubu et son ancien poulain, l'actuel vice-président Yemi Osinbajo, sont les deux grands rivaux ambitionnant d'être investis, face à un outsider, Rotimi Amaechi, qui a récemment démissionné de son poste de ministre des Transports dans le gouvernement de Buhari.

M. Buhari n'a soutenu aucun candidat et certains analystes s'attendent à ce qu'il cherche un candidat de consensus pour maintenir la cohésion des factions de l'APC en vue des élections générales de février 2023.  

Alliance de petits partis réunis pour la victoire de Buhari aux élections de 2015, l'APC a souvent eu du mal à contenir ses divisions internes.

Sécurité, enjeu majeur 

La sécurité sera un enjeu majeur de l'élection de février 2023 car le pays est en proie à une insécurité généralisée.

L'armée nigériane est déployée sur de multiples fronts, notamment dans le nord-est, théâtre d'une insurrection jihadiste depuis plus de 10 ans et dans le nord-ouest où des bandes criminelles pillent, kidnappent et tuent les habitants.

Depuis son retour à un régime civil en 1999, après une dictature militaire, le Nigeria a organisé six élections nationales qui ont souvent été entachées de fraudes, de difficultés techniques, de violences et de contestations juridiques. 

La plus grande économie d'Afrique, affaiblie par l'impact de la pandémie de Covid-19, subit désormais les retombées de la guerre en Ukraine, qui ont fait grimper les prix des carburants et des denrées alimentaires sur tout le continent.

Au moins 31 personnes ont été tuées samedi lors d'une bousculade survenue dans le sud du Nigeria durant une distribution de nourriture organisée par une Eglise, a déclaré la police.

Ces dernières années, le Nigeria a connu plusieurs tragédies lors de bousculades liées à des distributions de nourriture, notamment en 2021 lors d'une opération organisée par une agence humanitaire dans l'Etat du Borno, dans le nord du pays, où sept femmes sont décédées après avoir été piétinées par la foule.