Une expédition scientifique dirigée par des Israéliens se rend au Soudan pour étudier les coraux de la mer Rouge

Une expédition scientifique dirigée par des Israéliens a quitté mardi la ville d’Eilat, dans le sud du pays, pour se rendre à Port-Soudan, lançant ainsi un projet conjoint avec des chercheurs soudanais qui pourrait contribuer à préserver les récifs coralliens uniques de la mer Rouge. (Shutterstock)
Une expédition scientifique dirigée par des Israéliens a quitté mardi la ville d’Eilat, dans le sud du pays, pour se rendre à Port-Soudan, lançant ainsi un projet conjoint avec des chercheurs soudanais qui pourrait contribuer à préserver les récifs coralliens uniques de la mer Rouge. (Shutterstock)
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Publié le Mardi 20 juillet 2021

Une expédition scientifique dirigée par des Israéliens se rend au Soudan pour étudier les coraux de la mer Rouge

  • Cette collaboration vise à réaliser la toute première étude exhaustive de l’ensemble des coraux de la mer Rouge
  • Les récifs du nord de la mer Rouge sont restés stables, en raison de leur résistance unique à la chaleur

EILAT, Israël: Mardi, une expédition scientifique dirigée par des Israéliens a quitté la ville d’Eilat, dans le sud du pays, pour se rendre à Port-Soudan, lançant ainsi un projet conjoint avec des chercheurs soudanais, qui pourrait contribuer à préserver les récifs coralliens uniques de la mer Rouge.

Cette collaboration, rendue possible grâce à la normalisation des relations entre Israël et le Soudan l’année dernière, vise à réaliser la toute première étude exhaustive de l’ensemble des coraux de la mer Rouge, ce qui pourrait permettre d’obtenir des informations précieuses sur la durabilité à long terme des récifs.

Alors que les populations de coraux du monde entier subissent un blanchiment dû au changement climatique, les récifs du nord de la mer Rouge, où se trouve le golfe d’Eilat, sont restés stables du fait de leur résistance unique à la chaleur.

La mission est dirigée par Maoz Fine, de l’Institut interuniversitaire des sciences marines d’Eilat, dont les recherches révolutionnaires ont permis de mieux comprendre la durabilité des récifs du nord de la mer Rouge. Il a découvert que les coraux du nord de la mer Rouge avaient subi une forme de «sélection thermique» lors de leur déplacement depuis l’océan Indien vers des eaux plus chaudes, il y a des milliers d’années.

Pendant des années, M. Fine a affirmé qu’une étude complète des récifs de la mer Rouge était nécessaire pour comprendre pleinement les variations du nord au sud. Cependant, une telle étude se heurtait à des obstacles diplomatiques, étant donné que les États arabes situés au sud de la mer Rouge étaient peu enclins à coopérer avec Israël.

La collaboration de M. Fine avec le codirecteur de l’expédition, Anders Meibom, de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), a facilité l’implication du gouvernement suisse, qui a offert un soutien financier et diplomatique pour mettre en relation Israël et les États arabes de la région.

Bien que la planification de la mission ait précédé l’accord de normalisation de l’année dernière, l’établissement de relations diplomatiques israélo-soudanaises a été «très fortuit», a déclaré à l’AFP l’ambassadeur de Berne en Israël, Jean-Daniel Ruch. Les six scientifiques et quatre membres d’équipage, tous Européens à l’exception de M. Fine, devraient arriver dans quatre jours à Port-Soudan sur le navire Fleur de Passion battant pavillon suisse, où une équipe de chercheurs soudanais les rejoindra avec leur propre navire. Les deux navires passeront cinq à six semaines à prélever des échantillons de coraux, et à tester leur résistance à la chaleur pendant que le navire se dirige vers le sud.

M. Fine a expliqué à l’AFP que le passage des récifs du nord, en meilleur état, à ceux du sud, dégradés, était comme un «voyage dans le temps» qui pourrait permettre de mieux comprendre les disparités entre les deux zones.

Pour M. Meibom, la mission vise à créer «une vision réelle et holistique de ce que sont les coraux, de leur état, du lieu où nous pouvons espérer qu’ils survivent et de leur espérance de vie».

Une telle «base de données» aiderait les scientifiques à «comprendre où se trouvent les coraux qui ont le plus grand potentiel de survie à l’avenir», a-t-il indiqué à l’AFP. Pour lui, l’expédition en mer Rouge a été un «instrument neutre» entre les scientifiques israéliens et arabes, favorisant idéalement le partage d’informations et une meilleure politique de gestion des mers régionales.

Le projet, qui a officiellement débuté le mois dernier par une courte excursion dans le golfe d’Aqaba, en Jordanie, se poursuivra pendant trois ans, et prévoit d’impliquer d’autres pays de la mer Rouge.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien et le président français évoquent la situation régionale

Le prince héritier Mohammed ben Salmane et le président Emmanuel Macron se sont entretenus par téléphone. (Archives/SPA/AFP)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane et le président Emmanuel Macron se sont entretenus par téléphone. (Archives/SPA/AFP)
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RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane et le président français Emmanuel Macron ont discuté de la situation au Moyen-Orient lors d’un entretien téléphonique, a rapporté tôt vendredi l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Selon la SPA, Emmanuel Macron a appelé le prince héritier. Les deux dirigeants ont passé en revue les derniers développements dans la région ainsi que les efforts déployés pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales, tout en garantissant la sécurité et la liberté de la navigation maritime.

Ils ont également abordé les relations bilatérales, les domaines de coopération entre les deux pays et les moyens de les développer davantage. Enfin, ils ont échangé sur plusieurs questions régionales et internationales d’intérêt commun. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Frappes israéliennes sur le sud du Liban parallèlement aux négociations de Rome

Un cratère laissé par une frappe aérienne israélienne menée durant la nuit, qui a visé une maison dans le secteur de Bourj al-Chamali, près de Tyr, le 6 août 2026. (AFP)
Un cratère laissé par une frappe aérienne israélienne menée durant la nuit, qui a visé une maison dans le secteur de Bourj al-Chamali, près de Tyr, le 6 août 2026. (AFP)
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  • Israël a intensifié ses frappes dans le sud du Liban, ciblant notamment Bourj al-Chamali et Mansouri, tandis que deux soldats israéliens ont été tués dans la région
  • Malgré cette escalade, Israël et le Liban poursuivent à Rome des négociations sous médiation américaine, alors que le Hezbollah rejette l'accord prévoyant son désarmement

BEYROUTH: Israël a mené dans la nuit une série de frappes contre deux localités du sud du Liban, alors que l'armée israélienne a annoncé jeudi la mort de deux de ses soldats, parallèlement à la poursuite des négociations entre les deux pays à Rome.

L'Agence nationale d'information (ANI) libanaise a indiqué que "l'ennemi israélien a intensifié ses attaques" dans la région de Tyr, en menant depuis la nuit de mercredi "une série de frappes aériennes et de bombardements".

Des drones israéliens ont frappé un quartier du village de Bourj al-Chamali avant une nouvelle frappe aérienne contre le même site, faisant quatre blessés, a ajouté l'agence de presse.

Selon la même source, l'aviation israélienne a également visé Mansouri, à une dizaine de kilomètres plus au sud, dont les habitants avaient reçu mardi un ordre d'évacuation.

Mardi, l'armée israélienne avait annoncé avoir mené des frappes contre le sud du Liban en réponse à ce qu'elle a qualifié de "violation flagrante du cessez-le-feu" par le Hezbollah pro-iranien.

Une personne a été tuée et douze autres blessées mercredi dans une frappe israélienne ayant visé une salle de prière située dans un cimetière de la localité de Tebnine, selon le ministère libanais de la Santé.

Cette escalade intervient après l'annonce, jeudi matin, de la mort de deux soldats israéliens dans le sud du Liban, les premières pertes enregistrées par l'armée israélienne dans cette région depuis plus d'un mois. Le Hezbollah n'a pas réagi dans l'immédiat.

Le Liban et Israël tiennent depuis mardi à Rome un septième cycle de négociations directes sous médiation américaine.

Les deux pays ont conclu en juin un accord-cadre prévoyant le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région.

Le Hezbollah rejette cet accord et refuse de déposer les armes.

Depuis le début de la guerre, plus de 4.300 personnes ont été tuées au Liban, tandis que 38 soldats israéliens et un contractuel civil ont perdu la vie.


Le chef de la diplomatie saoudienne participe à des discussions régionales en Jordanie sur la sécurité maritime et la désescalade

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a participé mercredi en Jordanie à une réunion avec ses homologues régionaux afin de discuter des efforts visant à désamorcer les tensions. (KSAMOFA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a participé mercredi en Jordanie à une réunion avec ses homologues régionaux afin de discuter des efforts visant à désamorcer les tensions. (KSAMOFA)
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  • La réunion de quatre parties régionales à Amman a réuni le prince Faisal avec les ministres égyptien, turc et pakistanais

RIYAD : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a participé mercredi à Amman à une réunion avec ses homologues régionaux afin d'examiner les moyens de réduire les tensions, de renforcer la coordination et de préserver la sécurité maritime.

Cette réunion des quatre parties régionales s'est tenue dans la capitale jordanienne et a réuni le prince Faisal, le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Pakistan, Ishaq Dar, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, ainsi que le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan.

Les ministres ont passé en revue les derniers développements régionaux et ont souligné l'importance de renforcer la coordination et de maintenir une approche commune face aux enjeux actuels de la région.

Ils ont également insisté sur la nécessité d'efforts conjoints pour garantir la sécurité de la navigation dans le détroit d'Ormuz et le détroit de Bab el-Mandeb, préserver la liberté de navigation et soutenir la stabilité des chaînes d'approvisionnement mondiales ainsi que des marchés de l'énergie.

Les ministres ont salué l'initiative de l'Arabie saoudite visant à créer une alliance multinationale de défense maritime destinée à renforcer la sécurité en mer, protéger les voies navigables internationales et faire face aux menaces pesant sur le transport maritime et le commerce mondial.

Les discussions ont également porté sur les efforts visant à apaiser les tensions régionales et à répondre aux défis sécuritaires persistants. Les ministres ont souligné l'importance des solutions diplomatiques et du soutien aux efforts de médiation menés par le Pakistan et le Qatar.

Ils ont enfin réaffirmé la nécessité de respecter la souveraineté et l'intégrité territoriale des États dans le cadre des efforts visant à préserver la sécurité et la stabilité de la région. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com