Somalie: les Shebab menacent les participants aux élections

Des policiers patrouillent près de l'épave d'une voiture sur les lieux d'un attentat suicide à la voiture piégée qui a visé le commissaire de police de la ville de Mogadiscio, le 10 juillet 2021. (Photo, AFP)
Des policiers patrouillent près de l'épave d'une voiture sur les lieux d'un attentat suicide à la voiture piégée qui a visé le commissaire de police de la ville de Mogadiscio, le 10 juillet 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 21 juillet 2021

Somalie: les Shebab menacent les participants aux élections

  • Les élections législatives et présidentielle indirectes dans ce pays instable de la Corne de l'Afrique doivent commencer le 25 juillet
  • La Somalie n'a pas tenu d'élections directes et universelles depuis 1969, année où le dictateur Siad Barré a pris le pouvoir par la force

MOGADISCIO: Le mouvement jihadiste Shebab, lié à Al-Qaïda, a mis en garde les hommes politiques participant aux élections en Somalie, qui doivent débuter à la fin du mois, dans un message audio attribué à son chef.

Les élections législatives et présidentielle indirectes dans ce pays instable de la Corne de l'Afrique doivent commencer le 25 juillet par le vote pour le Sénat.

"Nous envoyons (...) un avertissement aux délégués" qui voteront à ces élections, affirme dans un message qui lui est attribué, relayé par des sites pro-Shebab, le chef du groupe rebelle, connu sous le nom d'Ahmed Umar Abu Ubaidah.

Selon le complexe système électoral somalien, des délégués spéciaux investis par une myriade de clans et de sous-clans choisissent les parlementaires, qui eux-mêmes désignent le président.

"Ne vous laissez pas duper par les promesses creuses (...) y compris monétaires, ou de secret du vote", affirme l'auteur de ce message, dont la date d'enregistrement n'a pu être établie.

"Apprenez de ceux qui vous ont précédés", ajoute-t-il, dans une possible allusion aux chefs traditionnels qui ont participé aux dernières élections, en 2016, et dont certains ont été ensuite assassinés par des combattants des Shebab.

En avril, la prolongation pour deux ans du mandat du président Mohamed Abdullahi Mohamed, dit Farmajo, qui avait expiré le 8 février, avait provoqué de violents affrontements à Mogadiscio, menaçant le fragile équilibre de ce pays meurtri par la guerre civile.

Début mai, dans un geste d'apaisement, Farmajo a finalement chargé son Premier ministre Mohamed Hussein Roble d'organiser des élections dans les meilleurs délais. Le 27 mai, évoquant "un jour historique", le gouvernement a annoncé, après consultation avec les leaders des régions de cet État fédéral, la tenue des élections 60 jours plus tard.

Les élections pour le Sénat seront suivies par celles de la Chambre basse, la Chambre du peuple, en septembre/octobre, selon un nouveau calendrier électoral publié la semaine dernière.

La Somalie n'a pas tenu d'élections directes et universelles depuis 1969, année où le dictateur Siad Barré a pris le pouvoir par la force.

Le gouvernement de Mogadiscio ne contrôle toujours qu'une faible portion du territoire national, avec l'aide cruciale des quelque 20 000 hommes de la force de l'Union africaine (UA), l'Amisom, agissant sous mandat de l'ONU, qui a chassé les Shebab de la capitale en 2011.


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com