RSF demande à Israël un moratoire sur les ventes du logiciel Pegasus

Une femme consulte le site Web du logiciel espion Pegasus fabriqué en Israël dans un bureau de Nicosie, la capitale chypriote, le 21 juillet 2021. MARIO GOLDMAN / AFP
Une femme consulte le site Web du logiciel espion Pegasus fabriqué en Israël dans un bureau de Nicosie, la capitale chypriote, le 21 juillet 2021. MARIO GOLDMAN / AFP
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Publié le Mercredi 21 juillet 2021

RSF demande à Israël un moratoire sur les ventes du logiciel Pegasus

  • Reporters sans frontières (RSF) a demandé mercredi au gouvernement israélien d'imposer un moratoire sur l'exportation du logiciel espion Pegasus par le géant local de la cybersécurité NSO
  • Le président français Emmanuel Macron, le roi du Maroc Mohammed VI et le Premier ministre pakistanais Imran Khan figurent sur la liste des cibles potentielles de Pegasus

JERUSALEM : Reporters sans frontières (RSF) a demandé mercredi au gouvernement israélien d'imposer un moratoire sur l'exportation du logiciel espion Pegasus par le géant local de la cybersécurité NSO, au coeur d'un scandale mondial d'espionnage.

Les organisations Forbidden Stories et Amnesty International ont obtenu une liste de 50.000 numéros de téléphone, sélectionnés par les clients de NSO depuis 2016 pour être potentiellement surveillés, et l'ont partagée avec un consortium de 17 médias qui ont révélé son existence dimanche.

Le président français Emmanuel Macron, le roi du Maroc Mohammed VI et le Premier ministre pakistanais Imran Khan figurent sur la liste des cibles potentielles de Pegasus, tout comme plus de 180 journalistes à travers le monde qui auraient été espionnés par différents Etats ayant eu accès à ce logiciel de la société NSO.

Introduit dans un smartphone, Pegasus permet d'en récupérer les messages, photos, contacts, et d'activer à distances les micros.

"Des logiciels développés par les firmes israéliennes comme Pegasus de NSO mettent clairement en cause l'Etat d'Israël. Même si les autorités israéliennes ne jouaient qu'un rôle indirect, elles ne peuvent échapper à leur responsabilité", a indiqué RSF dans un communiqué.

Permettant non pas de protéger des systèmes informatiques, mais de les infiltrer, le logiciel est considéré comme un produit de cybersécurité offensif et doit obtenir le feu vert du ministère israélien de la Défense pour être vendu à des pays tiers au même titre qu'une arme.

"Nous demandons au Premier ministre (israélien) Naftali Bennett d'imposer immédiatement un moratoire sur les exportations de technologies de surveillance tant qu'un cadre réglementaire protecteur n'a pas été établi", a déclaré le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire, cité dans le communiqué.

Contactés par l'AFP, le bureau de M. Bennett -- lui-même ancien ministre de la Défense -- et la société NSO n'ont pas commenté cet appel de l'ONG basée en France.

Lors d'une conférence sur la cybertechnologie à Tel-Aviv, M. Bennett, qui a fait fortune dans la tech avant de se lancer en politique, a défendu mercredi le secteur en plein essor en Israël.

"Pour chaque 100 dollars investis dans la cyberdéfense à travers le monde, 41 dollars sont investis dans des firmes israéliennes", a-t-il déclaré, attribuant la prospérité locale du secteur aux unités d'élite de l'armée qui servent d'incubateur pour start-up. 


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et ses homologues européens discutent de la sécurité maritime en mer Rouge

Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
Le prince Faisal ben Farhane s'est entretenu mardi avec ses homologues espagnol, italien et allemand. (Photo : X)
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  • Les ministres soulignent la nécessité de préserver la sécurité maritime et rejettent toute action menaçant la liberté de navigation

RIYAD : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s'est entretenu mardi avec ses homologues d'Espagne, d'Italie et d'Allemagne au sujet des menaces des Houthis contre la navigation en mer Rouge et des efforts visant à apaiser les tensions plus larges au Moyen-Orient.

Lors d'entretiens distincts, José Manuel Albares, ministre espagnol des Affaires étrangères, et Antonio Tajani, son homologue italien, ont condamné les menaces des rebelles houthis du Yémen contre le sud de l'Arabie saoudite, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Les ministres ont souligné l'importance de préserver la sécurité maritime en mer Rouge et dans le Golfe, tout en rejetant toute action mettant en péril la liberté et la sécurité de la navigation.

Le prince Faisal s'est également entretenu avec le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, des conséquences sécuritaires et économiques du conflit en cours entre les États-Unis et l'Iran.

Lundi, le ministère saoudien des Affaires étrangères a dénoncé les déclarations d'un porte-parole militaire houthi affirmant que le groupe avait imposé un blocus maritime contre le Royaume, accusant les Houthis d'entraîner le Yémen dans un conflit régional plus large.

Selon le ministère, les attaques houthies contre les navires commerciaux internationaux en mer Rouge aggravent la situation humanitaire des Yéménites, en limitant leurs déplacements et en détériorant les conditions économiques dans les zones contrôlées par le groupe armé.

Le Royaume a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités en appliquant les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, notamment les résolutions 2216 sur le Yémen et 2722 sur la protection de la liberté de navigation en mer Rouge. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une rencontre saoudo-française vise à renforcer la coopération en matière de défense

Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
Les délégations saoudienne et française se sont réunies lundi à Riyad. (Ministère saoudien de la Défense)
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  • Rencontre à Riyad entre les chefs d’état-major saoudien et français
  • Renforcement de la coopération en matière de défense

Le chef d’état-major général des forces armées saoudiennes, le lieutenant-général Fayyad bin Hamed Al-Ruwaili, a tenu lundi à Riyad des discussions avec son homologue français, le général Fabien Mandon.

La rencontre a porté sur les moyens de développer la coopération bilatérale dans les domaines de la défense et des affaires militaires. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharqal-Awsat.


Les sirènes d'alerte aérienne retentissent à Bahreïn 

Ci-dessus, une image satellite montre de la fumée s'élevant près d'une installation pétrolière dans le gouvernorat d'Ahmadi, au Koweït, le 18 juillet 2026. L'Iran a pris le Koweït pour cible dans le cadre de frappes de représailles contre les attaques américaines. (Union européenne/Copernicus Sentinel-2 via Reuters)
Ci-dessus, une image satellite montre de la fumée s'élevant près d'une installation pétrolière dans le gouvernorat d'Ahmadi, au Koweït, le 18 juillet 2026. L'Iran a pris le Koweït pour cible dans le cadre de frappes de représailles contre les attaques américaines. (Union européenne/Copernicus Sentinel-2 via Reuters)
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  • Les sirènes d'alerte aérienne ont retendi mardi à Bahreïn
  • "Les sirènes ont été déclenchées. Les citoyens et résidents sont invités à rester calmes et à se rendre dans le lieu sûr le plus proche"

MANAMA: Les sirènes d'alerte aérienne ont retendi mardi à Bahreïn, après que l'armée du royaume a dit avoir intercepté des attaques de l'Iran, qui vise depuis plusieurs jours ses voisins alliés des Etats-Unis.

"Les sirènes ont été déclenchées. Les citoyens et résidents sont invités à rester calmes et à se rendre dans le lieu sûr le plus proche", a déclaré le ministère de l'Intérieur dans un communiqué publié sur X.