Covid: deux clusters identifiés dans des discothèques

Des agents de sécurité vérifient le passeport sanitaire d'un client, à l'entrée de la discothèque "La Dune" à La Grande Motte, dans le sud de la France, le 9 juillet 2021, lors de la réouverture des discothèques en France après près de 16 mois de fermeture en raison de la pandémie. (Sylvain Thomas/AFP)
Des agents de sécurité vérifient le passeport sanitaire d'un client, à l'entrée de la discothèque "La Dune" à La Grande Motte, dans le sud de la France, le 9 juillet 2021, lors de la réouverture des discothèques en France après près de 16 mois de fermeture en raison de la pandémie. (Sylvain Thomas/AFP)
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Publié le Vendredi 23 juillet 2021

Covid: deux clusters identifiés dans des discothèques

  • Les personnes touchées ont été contaminées au cours de trois soirées, les 13, 16 et 17 juillet, et les chiffres pourraient encore augmenter
  • Le président du conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, interrogé vendredi matin par BFMTV, a estimé qu'il était "dangereux" en termes épidémiques de fréquenter les boîtes de nuit

METZ, France : Deux foyers de contaminations au Covid-19 ont été identifiés dans des discothèques situées dans l'Est de la France, avec à chaque fois plusieurs dizaines de personnes touchées, a-t-on appris vendredi auprès des autorités sanitaires. 

Au Discopolis de Charmes, dans les Vosges, "un cluster au variant indien a été détecté parmi les habitants du secteur. Le contact tracing effectué par l'Assurance Maladie a permis d'identifier 44 personnes", dit un communiqué de la préfecture et de l'Agence régionale de Santé (ARS) du Grand Est.

Les personnes touchées ont été contaminées au cours de trois soirées, les 13, 16 et 17 juillet, et les chiffres pourraient encore augmenter puisque 1.000 cas contacts ont été identifiés, selon l'ARS.

Covid en Occitanie Nouvelles hospitalisations multipliées par 3 en 15 jours

TOULOUSE, France : Les nouvelles hospitalisations dues au Covid-19 ont été multipliées par trois en 15 jours en Occitanie, où la situation "continue à se dégrader rapidement" avec un taux d'incidence de 228 pour 100.000 habitants, a indiqué vendredi l'Agence régionale de santé (ARS).

"L'impact sanitaire est désormais avéré", souligne l'agence dans un communiqué, "tant pour les hospitalisations conventionnelles (90 par semaine contre 30 par semaine il y a 15 jours) que pour les soins réanimatoires (30 par semaine contre moins de 10 par semaine il y a 15 jours)".

Concernant le taux d’incidence, il a augmenté de manière "très significative" en Occitanie ces sept derniers jours, passant de 74 pour 100.000 habitants à 228 pour 100.000 habitants en moyenne régionale, c'est-à-dire plus de quatre fois le seuil d'alerte. 

Les populations les plus jeunes sont les plus touchées par l'épidémie actuelle: "le taux d'incidence chez les 20-29 ans est actuellement de 651 pour 100.000, soit une augmentation de 168% en une semaine et un niveau équivalent à 13 fois le seuil d'alerte", insiste l'ARS Occitanie. 

Mais "la dynamique s’est enclenchée pour les classes d'âge plus élevées. La hausse est supérieure à 200% en une semaine pour la population âgée de plus de 65 ans", relève-t-elle. 

Les contaminations se produisent majoritairement lors d’évènements festifs, rappelle l'ARS, appelant les populations à respecter les gestes barrière, à porter le masque et à se faire vacciner. 

Frontalier de l'Espagne et très touristique, le département des Pyrénées-Orientales a le niveau d'incidence le plus élevé de France métropolitaine avec au 21 juillet 424,4/100.000 habitants (contre 84,9/100.000 au plan national).

Jeudi, la préfecture a rendu obligatoire le port du masque à partir de samedi dans les lieux assujettis à un pass sanitaire. Il avait été le premier à réinstaurer la semaine dernière le port du masque en extérieur, sauf sur la plage et les grands espaces naturels, ainsi que la fermeture des bars et des restaurants à partir de 23H00.

Ces derniers jours, le port du masque en extérieur a également été étendu en Haute-Garonne et dans l'Aude. 

Par ailleurs, à Mathay, dans le Doubs, 66 personnes ont été testées positives après également trois soirées les 13, 16 et 17 juillet au Cario Club, a indiqué de son côté l'ARS Bourgogne Franche-Comté.

L'établissement a d'ores et déjà fermé ses portes, a précisé la préfecture du Doubs.

Le président du conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, interrogé vendredi matin par BFMTV, a estimé qu'il était "dangereux" en termes épidémiques de fréquenter les boîtes de nuit, rouvertes avec pass sanitaire, assurant qu'elles avaient dans plusieurs pays, notamment aux Pays-Bas, été à l'origine de pic de contaminations.

A Bordeaux, 81 personnes ont été testées positives après trois soirées techno organisées mi-juillet dans un club de la ville alors que des témoignages sur les réseaux sociaux ont mis en doute le respect des contrôles sanitaires.


L'Elysée a proposé un hommage pour Bardot, la famille n'a pas donné suite

 L'Elysée a proposé à la famille de Brigitte Bardot d'organiser un hommage pour l'icône du cinéma français décédée dimanche mais ses proches n'ont pas donné suite, a indiqué mardi un proche d'Emmanuel Macron. (AFP)
L'Elysée a proposé à la famille de Brigitte Bardot d'organiser un hommage pour l'icône du cinéma français décédée dimanche mais ses proches n'ont pas donné suite, a indiqué mardi un proche d'Emmanuel Macron. (AFP)
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  • Eric Ciotti, président de l'UDR, allié au Rassemblement national dont était proche Brigitte Bardot, a demandé lundi à Emmanuel Macron d'organiser un hommage national, à l'image de celui rendu en 2017 au chanteur Johnny Hallyday
  • Le patron du Parti socialiste, Olivier Faure, tout en saluant "une actrice iconique", a en revanche estimé que les hommages nationaux étaient rendus pour "services exceptionnels à la Nation" et que l'artiste avait "tourné le dos aux valeurs républicaines"

PARIS: L'Elysée a proposé à la famille de Brigitte Bardot d'organiser un hommage pour l'icône du cinéma français décédée dimanche mais ses proches n'ont pas donné suite, a indiqué mardi un proche d'Emmanuel Macron à l'AFP.

"Il y a eu un échange avec la famille avec proposition qu’un hommage ait lieu sans que la famille ne donne suite", a déclaré ce proche, en rappelant qu'une telle démarche correspond à un "usage républicain" et que les hommages sont "systématiquement décidés d'un commun accord avec les proches du défunt".

Eric Ciotti, président de l'UDR, allié au Rassemblement national dont était proche Brigitte Bardot, a demandé lundi à Emmanuel Macron d'organiser un hommage national, à l'image de celui rendu en 2017 au chanteur Johnny Hallyday.

Le patron du Parti socialiste, Olivier Faure, tout en saluant "une actrice iconique", a en revanche estimé que les hommages nationaux étaient rendus pour "services exceptionnels à la Nation" et que l'artiste avait "tourné le dos aux valeurs républicaines".

Emmanuel Macron ne se rendra pas aux obsèques, qui se tiendront dans l’intimité le 7 janvier à Saint-Tropez, a également indiqué le proche du président.

En 2023, l'actrice avait adressé une lettre incendiaire au chef de l'Etat, lui reprochant son manque d'action contre la souffrance animale. "Je suis en colère face à votre inaction, votre lâcheté, votre mépris des Français, qui vous le rendent bien il est vrai", avait-elle notamment écrit.

Après une cérémonie à l'église retransmise sur grands écrans, l'inhumation privée de l'actrice et chanteuse au cimetière marin sera suivie d'"un hommage ouvert à tous les Tropéziens et à ses admirateurs", a précisé la Fondation de Brigitte Bardot, dédiée à la protection des animaux.

"À ce moment-là, tout le monde l'évoquera et partagera ses plus beaux souvenirs avec elle. Ce sera un grand moment de communion, simple, à son image", a précisé mardi la maire de Saint-Tropez, Sylvie Siri, dans une inteview au quotidien local Var-Matin.

"Mon rôle, c'est de lui organiser des obsèques dignes. Il faut tout mettre en œuvre pour que les Tropéziens et les admirateurs puissent se recueillir", a ajouté l'édile.

Interrogée sur le souhait exprimé il y a quelques années par Brigitte Bardot d’être enterrée à la Madrague, sa propriété en bord de mer, Sylvie Siri a affirmé avoir "respecté ses dernières volontés". "Seule la défunte avait décidé de son lieu d’enterrement", a souligné l'élue.

 


Agriculteurs: nouveaux rassemblements, bénédiction de tracteurs dans le Nord

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées lundi en soutien aux agriculteurs à Cambrai (Nord), où l'archevêque a béni des tracteurs, tandis que des blocages se poursuivent en Occitanie pour protester contre de la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). (AFP)
Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées lundi en soutien aux agriculteurs à Cambrai (Nord), où l'archevêque a béni des tracteurs, tandis que des blocages se poursuivent en Occitanie pour protester contre de la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). (AFP)
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  • Les tracteurs ont ensuite quitté Cambrai à la nuit tombante, pour se rendre sur deux ronds points et les bloquer
  • Dans le Pas-de-Calais, quelques dizaines d'agriculteurs prévoient de bloquer à partir de lundi soir une base logistique de Leclerc près d'Arras, en réaction aux propos de Michel-Édouard Leclerc appelant à "promulguer le Mercosur

CAMBRAI: Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées lundi en soutien aux agriculteurs à Cambrai (Nord), où l'archevêque a béni des tracteurs, tandis que des blocages se poursuivent en Occitanie pour protester contre de la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).

Mgr Vincent Dollmann et plusieurs prêtres ont célébré une messe sur un autel de paille en périphérie de Cambrai, en soutien aux agriculteurs "qui font face à des épreuves".

Il a salué la "dignité" des agriculteurs qui manifestent depuis plusieurs semaines contre l'accord de libre échange du Mercosur ou contre l'abattage systématique de troupeaux de bovins touchés par la DNC.

Une petite centaine de tracteurs ont été mobilisés, arborant des panneaux comme "Mercosur = mort de l'agriculture".

Jean Camier, 24 ans, jeune agriculteur d'Hermies qui doit reprendre l'exploitation familiale d'engraissement de bovins d'ici deux ans, se réjouit d'avoir fait bénir son tracteur et participé à la célébration qui selon lui "montre que tout le monde est avec [eux]".

Si les Hauts-de-France ne sont pas touchés par la DNC, il se dit "de tout cœur" avec les agriculteurs des régions concernées, soulignant avoir "un peu peur que la maladie remonte" vers le nord.

Les tracteurs ont ensuite quitté Cambrai à la nuit tombante, pour se rendre sur deux ronds points et les bloquer.

Dans le Pas-de-Calais, quelques dizaines d'agriculteurs prévoient de bloquer à partir de lundi soir une base logistique de Leclerc près d'Arras, en réaction aux propos de Michel-Édouard Leclerc appelant à "promulguer le Mercosur", a expliqué à l'AFP Louis Lacheré, des Jeunes Agriculteurs.

En Occitanie, plusieurs barrages emblématiques, à Carbonne Haute-Garonne) sur l'A64, Sévérac (Aveyron) ou Le Buisson (Lozère) sur l'A75, tiennent toujours, tandis que d'autres agriculteurs se remobilisent.

Ainsi, à Foix, une douzaine de tracteurs bloquaient depuis lundi midi l'entrée sud du tunnel de contournement de la ville et commençaient à installer un campement, a constaté un correspondant de l'AFP.

"On veut montrer à l’État qu'on est toujours autant mobilisés", a déclaré sur place Sébastien Durand, président de la Coordination rurale (CR) en Ariège. "Il n'y a pas de Noël, il n'y a pas de Premier de l'An; on sera là".

Depuis le début de l'épidémie de DNC en Savoie cet été, l'État tente de contenir la propagation par un abattage systématique des troupeaux touchés, la vaccination et les restrictions de mouvements.

Cette gestion fortement contestée par certains agriculteurs, notamment de la CR (deuxième syndicat agricole, classé à droite, voire à l’extrême droite) et de la Confédération paysanne (troisième, classé à gauche).

 


Colère agricole en France: Macron reçoit les syndicats, des blocages persistent

Des tracteurs lors d'une manifestation organisée par le syndicat agricole Coordination Rurale près du Mont-Saint-Michel, dans le nord-ouest de la France, le 18 décembre 2025. (AFP)
Des tracteurs lors d'une manifestation organisée par le syndicat agricole Coordination Rurale près du Mont-Saint-Michel, dans le nord-ouest de la France, le 18 décembre 2025. (AFP)
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  • Emmanuel Macron a reçu les syndicats agricoles, opposés à l’accord UE-Mercosur, dans un contexte de forte colère liée aux crises sanitaires, notamment la dermatose bovine
  • Les blocages routiers se poursuivent dans le Sud-Ouest, alors que de nouveaux cas de la maladie sont confirmés et que la mobilisation agricole se prolonge

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a reçu mardi les syndicats agricoles pour parler de l'accord UE-Mercosur, auquel ils sont opposés, tandis que des axes routiers sont toujours bloqués pour protester contre le traitement par les autorités de l'épizootie de dermatose bovine.

"L'objet du rendez-vous, c'était d'essayer d'éteindre un peu le feu qui est partout dans les campagnes", a souligné Stéphane Galais, porte-parole national de la Confédération paysanne - un syndicat classé à gauche -, à la sortie de la rencontre, ajoutant qu'il fallait pour cela "des mesures structurelles fortes".

Les syndicats disent avoir par ailleurs rappelé au chef de l'Etat "l'extrême tension" et la "colère" du monde agricole et que des réponses étaient attendues "dès les premiers jours de janvier" sur le Mercosur mais aussi sur les crises sanitaires, au premier rang desquelles la dermatose bovine et la grippe aviaire.

C'était la première rencontre entre le chef de l'Etat et les syndicats agricoles depuis début décembre et l'amorce de la crise qui secoue l'élevage français, face à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).

C'était aussi la première depuis l'annonce, jeudi dernier, du report a priori au 12 janvier de la signature du traité décrié entre l'UE et des pays du Mercosur.

Cet accord faciliterait l'entrée en Europe de viande, sucre, riz, miel et soja sud-américains, ce qui inquiète les filières concernées, lesquelles affirment que ces produits ne respectent pas les mêmes normes que les produits européens.

L'accord permettrait en revanche aux Européens d'exporter davantage de véhicules, machines, vins et spiritueux en Amérique du Sud.

Sur le terrain, la mobilisation a connu un léger regain mardi (53 actions mobilisant 1.600 personnes, selon le ministère de l'Intérieur) par rapport à lundi (35 actions mobilisant 1.200 personnes), mais elle reste nettement inférieure à celle de la semaine dernière (110 actions jeudi).

Certains agriculteurs sont mobilisés depuis plus de 10 jours, notamment contre l'abattage total des troupeaux dans lesquels des cas de DNC sont détectés dans le Sud-Ouest.

Mardi, le ministère de l'Agriculture a confirmé un nouveau cas de la maladie en Haute-Garonne, portant le bilan total à 115 foyers enregistrés depuis juin en France. Ce dernier troupeau concerné a été abattu.

Dans le Sud-Ouest, des blocages d'autoroute étaient notamment maintenus sur l'A63 près de Bordeaux ou sur l'A64 au sud de Toulouse ou près de Bayonne.

Au sud de Bordeaux, les manifestants de la branche locale du syndicat Coordination rurale - classé à droite - ont dit vouloir organiser un réveillon et une messe de Noël mercredi soir sur leur barrage, à l'instar des agriculteurs mobilisés près de Toulouse.