L'Algérie va produire le vaccin chinois Sinovac, selon les autorités

Depuis le début de l'épidémie dans le pays, 160 868 contaminations et plus de 4 000 décès ont été – officiellement – recensés. (Photo, AFP)
Depuis le début de l'épidémie dans le pays, 160 868 contaminations et plus de 4 000 décès ont été – officiellement – recensés. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Dimanche 25 juillet 2021

L'Algérie va produire le vaccin chinois Sinovac, selon les autorités

  • Des experts chinois sont arrivés vendredi afin d'inspecter les équipements et les matériels destinés à la production du vaccin de Sinovac
  • Il y a quelques mois, Alger avait annoncé que le vaccin russe Spoutnik V allait être produit sur le territoire à partir de septembre

ALGER: L'Algérie va produire localement le vaccin anticoronavirus de la société chinoise Sinovac, a indiqué samedi le ministère de l'Industrie pharmaceutique, alors que le pays le plus peuplé du Maghreb est confronté, comme ses voisins, à une reprise de la pandémie. 

Des experts chinois sont arrivés vendredi afin d'inspecter les équipements et les matériels destinés à la production du vaccin de Sinovac dans une usine du groupe pharmaceutique étatique Saidal, à Constantine (est), selon un communiqué du ministère.

La délégation procédera à "des expertises techniques au niveau de l’unité de production qui relève du Groupe Saidal, dès la fin de la période de confinement sanitaire", précise le ministère.

Cette inspection est une "étape très importante dans le planning de production du vaccin chinois en Algérie", a-t-il ajouté sans préciser de date pour le début de cette production.

Il s'agit du second vaccin anti-Covid qui sera produit dans le pays.

Il y a quelques mois, Alger avait annoncé que le vaccin russe Spoutnik V allait être produit sur le territoire à partir de septembre.

Depuis le début de l'épidémie dans le pays, 160 868 contaminations et plus de 4 000 décès ont été – officiellement – recensés. Le record quotidien d'infections a été battu vendredi, avec 1 350 cas, selon le ministère de la Santé.

Face aux records successifs de contaminations quotidiennes depuis la mi-juillet, l'Algérie cherche, tout en se préparant à une production locale, à se procurer de nouvelles doses de vaccins à l'étranger.

L'Institut Pasteur d'Algérie a annoncé samedi avoir réceptionné 2,4 millions de doses du vaccin Sinovac, portant ainsi à près de 6 millions le nombre de doses – Spoutnik, AstraZeneca, Sinovac et Sinopharm – reçues jusqu'à présent.

Alger a passé une commande de 30 millions de doses avec plusieurs fournisseurs, selon une déclaration du ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid, début juin.

Près de six mois après le début de la campagne de vaccination, à peine 10% de la population de 44 millions d'habitants a déjà été immunisée.

Les épidémiologistes estiment qu'il faudrait vacciner au moins 20 millions d'Algériens pour arriver à l'immunité collective.

Le président Abdelmadjid Tebboune doit présider dimanche un conseil des ministres consacré notamment à un nouveau plan anti-Covid alors que l'arrivée du variant Delta a saturé les services hospitaliers, suscitant l'inquiétude du personnel médical.

Le président Tebboune devrait annoncer de nouvelles mesures pour lutter contre la flambée de l'épidémie de la Covid.

Le ministre de la Santé a annoncé cette semaine qu'"un grand hôtel" serait réquisitionné dans chacune des 58 wilayas (préfecture) du pays touchées pour la prise en charge des malades victimes de la pénurie d'oxygène dans certains hôpitaux.  


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Short Url
  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Short Url
  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Short Url
  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.