Un responsable d’AJ+ compare un projet de loi en France à la situation des ouïghours en Chine

Haris Alisic est responsable du développement de l'audience et de l'engagement chez AJ+.(@HarisAlisic)
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Publié le Lundi 26 juillet 2021

Un responsable d’AJ+ compare un projet de loi en France à la situation des ouïghours en Chine

  • La publication des Tweets de ce cadre supérieur d'AJ+ intervient à un moment politique sensible pour l’Hexagone
  • En 2019, AJ+ Arabic avait suscité une vague d’indignation à propos d'une vidéo qualifiée de «négationniste»

LONDRES: Partout dans le monde, des médias reconnus, qu’ils œuvrent dans la presse écrite ou à la télévision, adhèrent à un code de conduite qui garantit l'impartialité ainsi que l'objectivité des journalistes et des différents responsables des sites d’information en ligne.

Haris Alisic, chargé du développement de l'audience et de l'engagement chez AJ+, a pourtant vivement critiqué sur Twitter le projet de loi antiséparatiste que la France vient d'adopter; il a laissé entendre que la république envisageait de créer des camps de concentration pour les musulmans.

«La #France a l’intention de placer les musulmans dans des camps de concentration – comme on l’a fait avec les Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale ou comme la #Chine le fait aujourd'hui vis-à-vis des Ouïghours», a ainsi publié Haris Alisic samedi dernier en reprenant un texte du militant associatif franco-égyptien Marwan Muhammad.

Alisic a également contribué au lancement par la chaîne Al Jazeera d'AJ+ et de ses filiales arabe et française, Al Jazeera America, Al Jazeera Turk et Al Jazeera Balkans.

La publication des Tweets de ce cadre supérieur d'AJ+ intervient à un moment politique sensible pour l’Hexagone. En effet, la France a vu la rhétorique islamophobe s’intensifier après la série d'attentats qu’elle a subis et les déclarations de son président, Emmanuel Macron, au sujet de l’islam.

Compte tenu du poste qu’occupe Alisic au sein d’AJ+, plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer son Tweet. Nadine Laubacher, une Française qui habite Dubaï, estime par exemple que «les absurdités que peut écrire un haut responsable d'AJ+ sont plutôt choquantes».

«À mon avis, le discours antimusulman en France ne constitue qu’une partie de la stratégie électorale visant à attirer les voix qui soutiennent Marine [Le Pen, NDLR]. Tout rentrera dans l'ordre après la prochaine élection présidentielle», explique-t-elle.

Ce n'est certes pas la première fois qu'Al Jazeera ou AJ+ fait l'objet d'accusations de partialité, qu'il s'agisse de ses reportages ou de commentaires de ses employés publiés sur les médias sociaux. En 2019, AJ+ Arabic avait suscité une vague d’indignation en raison d'une vidéo qualifiée de «négationniste» qui soutenait que les Juifs avaient amplifié le génocide [la Shoah, NDLR] dans le but d’établir l'État d'Israël.

Le réseau qatari a été contraint de supprimer la vidéo et a renvoyé les deux journalistes responsables de la diffusion du reportage en question.

Un an plus tard, Al Jazeera News a interviewé Ismaël Haniyeh, le dirigeant du groupe terroriste Hamas. La chaîne est allée jusqu'à diffuser un podcast en forme d’hommage au général iranien Qassem Soleimani. Ces deux événements avaient alimenté un débat autour du rôle joué par la chaîne dans la promotion du terrorisme.

Sur le site d'information en arabe d'Al Jazeera, on pouvait par ailleurs lire ce titre: «Un martyr a été tué par les forces d'occupation en Cisjordanie après avoir été soupçonné de vouloir écraser des soldats». Or, ces mots faisaient référence à un Palestinien qui avait été abattu alors qu'il tentait de percuter des soldats israéliens avec sa voiture; un acte qui, dans un autre contexte, serait qualifié de «terrorisme» ou d'«agression».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Les frappes israéliennes au Liban ont fait 380 morts depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu

L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) libanaise a annoncé mardi la mort de six personnes lundi dans un bombardement aérien israélien contre Kfar Dounine, dans le sud du Liban. (AFP)
L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) libanaise a annoncé mardi la mort de six personnes lundi dans un bombardement aérien israélien contre Kfar Dounine, dans le sud du Liban. (AFP)
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  • L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) libanaise a annoncé mardi la mort de six personnes lundi dans un bombardement aérien israélien contre Kfar Dounine, dans le sud du Liban
  • "Des avions de combat ennemis ont frappé hier soir une maison habitée à Kfar Dounine, faisant six morts et sept blessés, qui ont été transportés vers des hôpitaux de Tyr"

BEYROUTH: Les frappes israéliennes au Liban ont fait 380 morts depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu 

L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) libanaise a annoncé mardi la mort de six personnes lundi dans un bombardement aérien israélien contre Kfar Dounine, dans le sud du Liban.

"Des avions de combat ennemis ont frappé hier soir une maison habitée à Kfar Dounine, faisant six morts et sept blessés, qui ont été transportés vers des hôpitaux de Tyr", a écrit l'Ani. Malgré une trêve théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, Israël a poursuivi le pilonnage de plusieurs régions du Liban, et le mouvement pro-iranien Hezbollah continue de revendiquer des attaques contre des cibles israéliennes.

 


Cisjordanie: 70 enfants palestiniens tués depuis le début des opérations israéliennes 

Soixante-dix enfants palestiniens ont été tués en Cisjordanie depuis le début des opérations israéliennes en janvier 2025, a dénoncé mardi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), qui précise que 93% d'entre eux ont été tués par les forces israéliennes. (AFP)
Soixante-dix enfants palestiniens ont été tués en Cisjordanie depuis le début des opérations israéliennes en janvier 2025, a dénoncé mardi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), qui précise que 93% d'entre eux ont été tués par les forces israéliennes. (AFP)
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  • "La plupart de ceux qui ont été tués ou blessés l'ont été par des balles réelles", a encore relevé le porte-parole de l'Unicef
  • Il a souligné que l'Unicef appelle les autorités israéliennes à "prendre des mesures immédiates et décisives pour empêcher que d'autres enfants palestiniens ne soient tués ou mutilés, et pour protéger leurs foyers, leurs écoles et leur accès à l'eau

GENEVE: Soixante-dix enfants palestiniens ont été tués en Cisjordanie depuis le début des opérations israéliennes en janvier 2025, a dénoncé mardi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), qui précise que 93% d'entre eux ont été tués par les forces israéliennes.

"Les enfants paient un prix intolérable en raison de l'escalade des opérations militaires et des attaques des colons menées dans toute la Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem-Est", a déclaré un porte-parole de l'Unicef, James Elder, lors d'un point presse à Genève.

"Ainsi, entre janvier 2025 et aujourd'hui, au moins un enfant palestinien a été tué en moyenne chaque semaine en Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem sous contrôle israélien. Cela représente 70 enfants palestiniens tués sur cette période, a-t-il ajouté, indiquant qu'il y a eu également 850 autres enfants blessés sur la même période.

Il a précisé que 93% des enfants tués l'ont été "par les forces israéliennes".

"La plupart de ceux qui ont été tués ou blessés l'ont été par des balles réelles", a encore relevé le porte-parole de l'Unicef.

Il a souligné que l'Unicef appelle les autorités israéliennes à "prendre des mesures immédiates et décisives pour empêcher que d'autres enfants palestiniens ne soient tués ou mutilés, et pour protéger leurs foyers, leurs écoles et leur accès à l'eau, conformément au droit international".

"L'Unicef appelle également les États membres disposant d'une influence à user de leur poids pour garantir le respect du droit international", a-t-il dit.

Les violences ont explosé en Cisjordanie depuis le début de la guerre à Gaza déclenchée par l'attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 sur le sud d'Israël. En janvier 2025, l'armée israélienne a lancé une "opération antiterroriste" visant principalement les camps de réfugiés palestiniens de Cisjordanie.


Liban: six morts dans un bombardement israélien, selon l'agence officielle

Des habitants inspectent les décombres d’un bâtiment dans le village libanais de Kfar Dounine, dans le sud du Liban, le 25 janvier 2026, après qu’il a été touché par une frappe israélienne. (photo d’archive AFP)
Des habitants inspectent les décombres d’un bâtiment dans le village libanais de Kfar Dounine, dans le sud du Liban, le 25 janvier 2026, après qu’il a été touché par une frappe israélienne. (photo d’archive AFP)
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  • Une frappe aérienne israélienne sur une maison à Kfar Dounine, dans le sud du Liban, a fait six morts et sept blessés malgré la trêve en vigueur depuis le 17 avril
  • Israël poursuit ses bombardements tandis que le Hezbollah continue ses attaques contre des cibles israéliennes, alors que de nouvelles discussions entre les deux pays sont prévues à Washington cette semaine

BEYROUTH: L'Agence nationale d'information (ANI, officielle) libanaise a annoncé la mort de six personnes lundi dans un bombardement aérien israélien contre Kfar Dounine, dans le sud du Liban.

"Des avions de combat ennemis ont frappé hier soir une maison habitée à Kfar Dounine, faisant six morts et sept blessés, qui ont été transportés vers des hôpitaux de Tyr", a écrit l'ANI mardi.

Par ailleurs, l'armée israélienne a ordonné sur les réseaux sociaux aux habitants de la petite ville de Sohmor, dans la vallée de la Bekaa (est), d'évacuer en prévision de bombardements.

Malgré une trêve théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, Israël a poursuivi le pilonnage de plusieurs régions du Liban, et le mouvement pro-iranien Hezbollah continue de revendiquer des attaques contre des cibles israéliennes.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans une nouvelle guerre le 2 mars en attaquant Israël au moyen de roquettes pour venger la mort du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, tué au premier jour de l'offensive israélo-américaine contre Téhéran. Israël a répondu en menant des frappes massives et une incursion terrestre dans le sud.

Le dernier bilan des frappes israéliennes, actualisé lundi par le ministère libanais de la Santé, s'élève à 2.869 morts depuis le début de la guerre, dont des dizaines de personnes tuées depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu.

De nouvelles discussions sont prévues jeudi et vendredi à Washington entre le Liban et Israël.