Covax et la Banque mondiale s'allient pour que les pays pauvres aient plus de vaccins

Au 26 juillet, les 29 pays les plus pauvres n'ont pu administrer que 1,5 dose pour 100 habitants, là où les pays riches en sont à 95,4 doses pour 100 habitants. (Photo, AFP)
Au 26 juillet, les 29 pays les plus pauvres n'ont pu administrer que 1,5 dose pour 100 habitants, là où les pays riches en sont à 95,4 doses pour 100 habitants. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 27 juillet 2021

Covax et la Banque mondiale s'allient pour que les pays pauvres aient plus de vaccins

  • Ce mécanisme doit permettre aux 92 pays les plus défavorisés participant au système Covax d'obtenir 430 millions de doses supplémentaires
  • Pour l'heure, l'inégalité vaccinale entre pays riches et pays pauvres est la règle

GENÈVE: La Banque mondiale et le système Covax ont mis en place un nouveau mécanisme de financement qui devrait permettre de vacciner 250 millions de personnes dans les pays pauvres d'ici mi-2022, selon un communiqué commun publié lundi.

Ce nouveau mécanisme de financement doit permettre au 92 pays membres de Covax, les plus pauvres, d'acheter des doses supplémentaires au-delà du contingent déjà entièrement financé par les pays donateurs, souligne le communiqué.

"L'accès aux vaccins est le plus grand défi qui se pose aux pays en développement pour protéger leur population de l'impact de la pandémie de Covid-19 d'un point de vue sanitaire, social et économique", a souligné le patron de la Banque mondiale, David Malpass.

Pour l'heure, l'inégalité vaccinale entre pays riches et pays pauvres est la règle. 

Au 26 juillet, les 29 pays les plus pauvres n'ont pu administrer que 1,5 dose pour 100 habitants, là où les pays riches en sont à 95,4 doses pour 100 habitants.

Les pays défavorisés, qui ont déjà des projets vaccinaux approuvés par la Banque mondiale, pourront confirmer leur souhait d'acheter des doses supplémentaires auprès de Covax, le type de vaccin et le calendrier de livraison. 

Une fois la Banque mondiale informée par le pays de son plan, celle-ci pourra fournir à Covax une garantie de paiement. Fort de la caution de la Banque mondiale, "Covax peut négocier de gros volumes de vaccins anti-Covid avec les fabricants à des prix compétitifs", souligne le communiqué.

Ce mécanisme doit permettre aux 92 pays les plus défavorisés participant au système Covax d'obtenir 430 millions de doses supplémentaires ou de quoi vacciner 250 millions de personnes entre la fin-2021 et la mi-2022. Ils pourront aussi choisir le vaccin qu'ils préfèrent, précise le communiqué.

La Banque mondiale rappelle qu'elle consacre actuellement 20 milliards de dollars à aider les pays en développement à financer l'achat de vaccins et à renforcer leurs systèmes de santé. Jusqu'ici, 53 pays ont bénéficié de ce soutien et d'autres suivront, précise l'institution. Les nations, déjà en partenariat avec la Banque mondiale pour l'achat de vaccins, peuvent également passer par le mécanisme Covax pour s'approvisionner en doses.  

Le système Covax, partenariat entre l'Organisation mondiale de la Santé, l'Alliance du vaccin (Gavi) et la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (Cepi), n'a pu livrer qu'un peu plus de 135 millions de doses dans 136 pays, bien loin de ses objectifs initiaux. 

Cela est dû en partie au fait que les pays riches se sont accaparé les doses de vaccin disponibles mais aussi au fait que l'Inde – qui devait fournir l'essentiel des doses – a interdit les exportations depuis plusieurs mois pour combattre la pandémie chez elle.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.