Les deux Corées s’accordent pour rétablir leurs canaux de communication et améliorer leur relation

Le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un (à gauche), et le président sud-coréen, Moon Jae-in, se serrent la main à l’intérieur de la Maison de la paix, au cœur du village frontalier de Panmunjom, dans la zone démilitarisée, en Corée du Sud. (AP)
Le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un (à gauche), et le président sud-coréen, Moon Jae-in, se serrent la main à l’intérieur de la Maison de la paix, au cœur du village frontalier de Panmunjom, dans la zone démilitarisée, en Corée du Sud. (AP)
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Publié le Mardi 27 juillet 2021

Les deux Corées s’accordent pour rétablir leurs canaux de communication et améliorer leur relation

  • Les deux dirigeants ont décidé de «rétablir la confiance et de consolider leurs liens dès que possible»
  • Des experts avaient préalablement prédit que la Corée du Nord serait contrainte de coopérer avec les États-Unis ou la Corée du Sud si les difficultés économiques s’aggravaient

SÉOUL (Corée du Sud): La Corée du Nord et la Corée du Sud ont rétabli le dialogue, et leurs dirigeants ont décidé d’améliorer les liens intercoréens. C’est ce que déclarent ce mardi les deux gouvernements malgré les vaines tentatives lancées pendant deux ans et demi par la diplomatie américaine pour ôter l’arme nucléaire à la Corée du Nord.

Le président de la Corée du Sud, Moon Jae-in, et le leader nord-coréen, Kim Jong-un, sont parvenus à cet accord après avoir échangé plusieurs lettres personnelles depuis le mois d’avril, précise dans un communiqué le bureau présidentiel de Séoul.

Les deux dirigeants ont décidé de «rétablir la confiance et de consolider leurs liens dès que possible», affirme Park Soo-hyun, porte-parole de la Maison bleue (le siège de la présidence sud-coréenne, NDLR), qui ajoute que les deux Corées ont restauré leurs canaux de communication mardi matin.

Les médias officiels nord-coréens ont aussitôt confirmé l’annonce sud-coréenne.

«Désormais, l’ensemble de la nation coréenne souhaite que les liens entre les deux Corées soient rétablis le plus tôt possible», indique l’Agence centrale de presse coréenne (KCNA). «À cet égard, les hauts dirigeants du Nord et du Sud ont décidé de faire un grand pas en avant en rétablissant la confiance mutuelle et en favorisant la réconciliation. Les lignes de communication intercoréennes ont par ailleurs été restaurées après échange de lettres personnelles», ajoute-t-elle.

L’année dernière, la Corée du Nord avait unilatéralement coupé tous les canaux officiels de communication après avoir dénoncé l’envoi sur son territoire de tracts de propagande anti-Pyongyang par des militants du Sud. Certains experts voient dans cette démarche un moyen pour le Nord d’afficher sa frustration vis-à-vis de Séoul, qui n’a pas réussi à relancer les projets économiques intercoréens lucratifs ni à persuader les États-Unis d’assouplir les sanctions.

Les pourparlers nucléaires entre Washington et Pyongyang sont au point mort depuis le fiasco du sommet Kim-Trump, au début de l’année 2019. Kim a menacé de renforcer son arsenal nucléaire et de construire des armes plus sophistiquées, à moins que les Américains ne décident de lever leurs politiques jugées hostiles par le Nord. Il fait ainsi allusion aux sanctions imposées de longue date par les États-Unis.

Des experts avaient préalablement prédit que la Corée du Nord serait contrainte de coopérer avec les États-Unis ou avec la Corée du Sud si les difficultés économiques s’aggravaient. La mauvaise gestion, les dégâts provoqués par le typhon et la fermeture des frontières lors de la pandémie de Covid-19 ont conduit à une détérioration de la situation économique.

Dans ses discours récents, Kim a déclaré que son peuple devait s’attendre à des restrictions prolongées dans le cadre de la pandémie. Bien que ses paroles laissent présager une aggravation de la situation économique, les groupes de surveillance extérieurs n’ont pas détecté de signes de grande famine ou de chaos social dans ce pays qui compte 26 millions d’habitants.

Ce mardi 27 juillet marque le 68e anniversaire de la fin de la guerre de Corée (1950-1953). Depuis l’issue de ce conflit, les deux Corées demeurent séparées par la frontière la plus fortifiée du monde.

Environ 28 500 soldats américains sont actuellement postés en Corée du Sud afin de protéger le pays d’une éventuelle agression nord-coréenne.


Le Canada en deuil après une rare tuerie qui a fait neuf morts

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  • L'attaque s'est déroulée à Tumbler Ridge, petite ville isolée de 2.300 habitants au pied des Montagnes Rocheuses, dans la province de Colombie-Britannique, à plusieurs heures de route de tout centre urbain
  • D'après la première "alerte" envoyée mardi par la police aux habitants, le suspect a été décrit "comme étant une femme brune portant une robe". Mais les autorités n'ont pas confirmé

MONTREAL: Le Canada est "en deuil", a déclaré mercredi le Premier ministre Mark Carney au lendemain d'une tuerie qui a fait neuf morts et une trentaine de blessés dans une petite ville isolée de l'ouest du pays, où une personne a ouvert le feu dans un collège-lycée.

"Nous surmonterons cette épreuve. Nous en tirerons des leçons", a également promis le Premier ministre, appelant les Canadiens au "rassemblement" dans un pays sous le choc, peu habitué aux tueries de ce type contrairement au voisin américain.

Les drapeaux des édifices gouvernementaux seront mis en berne pendant une semaine.

L'attaque s'est déroulée à Tumbler Ridge, petite ville isolée de 2.300 habitants au pied des Montagnes Rocheuses, dans la province de Colombie-Britannique, à plusieurs heures de route de tout centre urbain.

D'après la première "alerte" envoyée mardi par la police aux habitants, le suspect a été décrit "comme étant une femme brune portant une robe". Mais les autorités n'ont pas confirmé.

Le suspect, dont le genre fait l'objet de spéculations, serait mort après "une blessure qu'il se serait infligée", selon la police.

Ken Floyd, un responsable de la police canadienne, est resté prudent mais a indiqué que le tireur était bien la personne mentionnée dans l'alerte.

Vingt-sept personnes ont également été blessées, dont deux grièvement, a indiqué la Gendarmerie royale du Canada dans un communiqué.

"Horreur" 

Nina Krieger, ministre de le Sécurité publique de la province, a évoqué "l'une des pires tueries de masse de l'histoire" du Canada.

"Nous allons nous rassembler et faire en sorte d'être à l'écoute de ceux qui veulent parler" après cette "grande tragédie", a déclaré Darryl Krakowka, le maire de Tumbler Ridge, auprès de la chaîne publique CBC.

Mark Carney n'a pas prévu d'aller sur place mais le ministre canadien de la Sécurité publique, Gary Anandasangaree, et le Premier ministre de la province David Eby se rendent mercredi au chevet de la ville.

La famille royale britannique s'est dite "profondément choquée et attristée" par ce drame, dans un communiqué du roi Charles III, également chef d'Etat du Canada.

"L'horreur a frappé (...). Pensées aux familles des victimes, aux blessés et à toute la communauté éducative. La France se tient aux côtés des Canadiens", a affirmé le président français Emmanuel Macron sur X.

C'est la seconde tuerie en Colombie-Britannique en moins d'un an. En avril 2025, un homme avait tué 11 personnes à Vancouver, en fonçant avec son camion sur une foule qui célébrait un festival culturel philippin.

Ce type d'attaque est exceptionnel dans les écoles canadiennes. Elle frappe une ville connue pour son tourisme de plein air, avec la proximité des montagnes et un parc géologique.

"Mon plus jeune enfant vient tout juste de sortir du lycée (...). Ma fille aînée travaille à 300 mètres de l'école. Il s'en est fallu de peu", a raconté mardi soir à l'AFP Trent Ernst, journaliste local et ancien enseignant suppléant au lycée de Tumbler Ridge.

"Des fusillades dans des écoles au Canada, c'était une toutes les quelques années (...). Mais quand ça se produit dans votre ville, les choses déraillent complètement", a-t-il ajouté.

"Scène épouvantable" 

Darian Quist, élève dans l'établissement, a expliqué à CBC qu'il se trouvait en cours de mécanique quand on leur a annoncé le confinement de l'école.

"Nous avons pris des tables et barricadé les portes pendant plus de deux heures" jusqu'à l'arrivée de la police, a-t-il raconté.

La première alerte en début d'après-midi concernait un tireur dans l'école. Arrivées sur place, les forces de l'ordre ont d'abord découvert six corps, sans compter le suspect.

Une septième personne blessée par balle est décédée durant son transport à l'hôpital.

Par la suite, la police "a identifié un second lieu (...) lié à l'assaut, où deux autres victimes ont été retrouvées mortes dans une résidence", selon un communiqué.

Ken Floyd a décrit une "scène épouvantable" à l'arrivée des forces de l'ordre.

Si les tueries sont moins fréquentes au Canada qu'aux États-Unis, les statistiques sur la dernière décennie témoignent d'une augmentation constante des crimes commis avec des armes à feu.

En 2020, le Canada avait interdit 1.500 modèles d'armes d'assaut en réaction à la tuerie la plus meurtrière de son histoire, qui avait fait 22 morts dans la province de Nouvelle-Écosse (est).


Israël avance «vers une annexion de facto» de la Cisjordanie, dénonce Berlin

L'aval donné par le cabinet de sécurité israélien à des mesures visant à renforcer le contrôle d'Israël sur la Cisjordanie constitue "une étape supplémentaire vers une annexion de facto", a dénoncé mercredi le ministère allemand des Affaires étrangères. (AFP)
L'aval donné par le cabinet de sécurité israélien à des mesures visant à renforcer le contrôle d'Israël sur la Cisjordanie constitue "une étape supplémentaire vers une annexion de facto", a dénoncé mercredi le ministère allemand des Affaires étrangères. (AFP)
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  • L'aval donné par le cabinet de sécurité israélien à des mesures visant à renforcer le contrôle d'Israël sur la Cisjordanie constitue "une étape supplémentaire vers une annexion de facto"
  • "Israël demeure puissance occupante en Cisjordanie, et en tant que puissance occupante, il est contraire au droit international d'y construire des colonies"

BERLIN: L'aval donné par le cabinet de sécurité israélien à des mesures visant à renforcer le contrôle d'Israël sur la Cisjordanie constitue "une étape supplémentaire vers une annexion de facto", a dénoncé mercredi le ministère allemand des Affaires étrangères.

"Israël demeure puissance occupante en Cisjordanie, et en tant que puissance occupante, il est contraire au droit international d'y construire des colonies", a déclaré lors d'un point presse régulier un porte-parole du ministère, alors que les nouvelles mesures rendent plus faciles les achats de terres pour les colons israéliens.


L'UE doit éliminer les entraves qui l'empêchent d'être un "géant mondial", dit von der Leyen

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, assiste à un débat sur les mesures urgentes nécessaires pour renforcer la compétitivité de l’UE, approfondir le marché unique et réduire le coût de la vie, au Parlement européen à Strasbourg, dans l’est de la France, le 11 février 2026. (AFP)
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, assiste à un débat sur les mesures urgentes nécessaires pour renforcer la compétitivité de l’UE, approfondir le marché unique et réduire le coût de la vie, au Parlement européen à Strasbourg, dans l’est de la France, le 11 février 2026. (AFP)
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  • Ursula von der Leyen appelle l’UE à éliminer les obstacles internes au marché unique, notamment la fragmentation du secteur financier, afin de renforcer la compétitivité, faciliter l’accès aux capitaux et faire de l’Europe un « vrai géant mondial »
  • Elle défend la simplification réglementaire, la poursuite des accords de libre-échange et propose un nouveau statut paneuropéen pour les entreprises (« EU Inc »), tout en ouvrant la voie à des coopérations renforcées et en relançant le débat sur une « pré

STRASBOURG: L'Europe doit "éliminer les entraves" internes à sa compétitivité, si elle veut devenir "un vrai géant mondial", a plaidé mercredi la présidente de la Commission Ursula von der Leyen devant le Parlement européen, à la veille d'un sommet de l'UE.

Citant l'exemple de la fragmentation "sous stéroïdes" du secteur financier européen, la dirigeante a appelé à parachever au plus vite l'intégration du marché unique, en éliminant "un par un" les obstacles qui nuisent à l'activité économique au sein de l'UE.

"Nos entreprises ont besoin de capitaux dès maintenant. Nous devons le faire cette année", a-t-elle lancé aux eurodéputés réunis à Strasbourg, appelant également à poursuivre la conclusion d'accords de libre-échange et la "simplification" réglementaire pour libérer le potentiel de croissance de l'économie.

Les dirigeants des 27 se réunissent jeudi au château d'Alden Biesen en Belgique pour un sommet consacré à la compétitivité de l'économie européenne.

Plusieurs d'entre eux, dont Ursula von der Leyen, le président français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Friedrich Merz participeront en outre à un sommet mercredi à Anvers avec des responsables de l'industrie européenne.

Parmi les sujets qui seront au menu de de ces réunions figure l'instauration d'une "préférence européenne", une mesure de soutien au "Made in Europe" qui consiste à obliger les entreprises bénéficiant de fonds publics à se fournir majoritairement en composants fabriqués en Europe.

La présidente de la Commission, qui avait défendu lundi cette mesure chère à la France, mais critiquée par d'autres pays, a assuré qu'il n'était pas question d'imposer une solution "toute faite" à l'ensemble de l'UE.

La responsable a par ailleurs ouvert la porte à des "coopérations renforcées" en matière de compétitivité, c'est-à-dire des réformes qui seraient menées dans certains pays volontaires, plutôt qu'à l'échelle des 27, comme le permettent les traités européens dans certains domaines.

Enfin, elle a confirmé que la Commission présenterait en mars un projet de création d'un nouveau statut juridique paneuropéen pour les entreprises, baptisé "EU Inc".

Ce statut, également appelé le "28e régime", leur permettrait d'exercer leurs activités dans l'ensemble de l'UE sans formalités supplémentaires ni surcoûts administratifs.