Un Palestinien tué par les forces israéliennes en Cisjordanie occupée

Vendredi dernier, des heurts entre Palestiniens et des soldats israéliens ont fait plus de 300 blessés. (Photo, AFP)
Vendredi dernier, des heurts entre Palestiniens et des soldats israéliens ont fait plus de 300 blessés. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 28 juillet 2021

Un Palestinien tué par les forces israéliennes en Cisjordanie occupée

  • Shadi Omar Lotfi Salim, 41 ans, a été «tué par balle» près du village de Beita
  • L'assistant maire du village, Moussa Hamayel, a indiqué que l'homme «a été tué de sang-froid» alors qu'il revenait de son travail, assurant qu'il n'y avait pas de manifestations mardi soir dans le secteur

RAMALLAH: Un Palestinien a été tué tard mardi soir par un tir israélien à l'entrée d'une localité de Cisjordanie occupée, qui est le théâtre d'affrontements entre manifestants et forces israéliennes ces dernières semaines, ont indiqué des responsables palestiniens.

Shadi Omar Lotfi Salim, 41 ans, a été "tué par balle" près du village de Beita, selon le ministère palestinien de la Santé. Contactée, l'armée israélienne a confirmé avoir ouvert le feu en direction d'un Palestinien dans ce secteur.

L'assistant maire du village, Moussa Hamayel, a indiqué que l'homme avait été tué à l'entrée du village par des soldats israéliens alors qu'il revenait de son travail. "Il a été tué de sang-froid", a-t-il dit, assurant qu'il n'y avait pas de manifestations mardi soir dans le secteur. 

L'armée israélienne a indiqué de son côté avoir identifié un "suspect palestinien" lors d'une patrouille de routine à un rond-point près de Beita, au sud de Naplouse, "lorsque ce dernier s'est approché des soldats avec un objet suspect dans ses mains qui a été identifié comme une barre de fer"

Après "des tirs de semonces dans les airs", le "suspect a continué à avancer et le commandant a ouvert le feu en sa direction", a ajouté l'armée, précisant qu'une enquête avait été diligentée sur cet incident qui intervient dans la foulée de tensions liées à un projet de colonie dans le secteur de Beita. 

Des colons israéliens se sont installés début mai sur une colline près de Beita afin de fonder la colonie d'Eviatar, sans obtenir l'autorisation du gouvernement israélien.

Après des semaines de tensions, un accord est intervenu avec les colons d'Eviatar qui ont évacué les lieux mais en laissant leurs mobile-homes, le temps que le ministère de la Défense passe en revue les droits de propriété des terres afin de déterminer si elles peuvent être considérées comme israéliennes selon le droit de l'État hébreu, la colonisation étant jugée illégale par le droit international.

Si le ministère statue en faveur des colons, ces derniers seront alors autorisés à s'implanter de manière plus pérenne. En attendant, l'armée israélienne maintient sa présence sur les lieux.

Cet accord avec les colons a été rejeté par le maire de Beita qui a affirmé que les "affrontements et les manifestations se poursuivraient" tant que des Israéliens "demeurent sur nos terres". 

Vendredi dernier, des heurts entre Palestiniens et des soldats israéliens ont fait plus de 300 blessés, principalement par des gaz lacrymogènes, dans ce secteur, selon le Croissant-Rouge palestinien. L'armée israélienne avait, elle, confirmé deux blessés légers dans ses rangs.


Le prince héritier saoudien discute de l'escalade militaire régionale avec plusieurs dirigeants

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
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  • Erdogan affirme son soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité
  • Le président du Conseil de souveraineté transitoire du Soudan, le général Al-Burhan, exprime sa solidarité avec le Royaume

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Le prince héritier a tenu des appels téléphoniques distincts avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, le président du Conseil transitoire de souveraineté du Soudan, le général Abdel Fattah Al-Burhan, le président algérien Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Les responsables ont condamné l'agression iranienne visant le Royaume et leur rejet de tout ce qui porte atteinte à la souveraineté et à la stabilité du Royaume.

Ils ont également affirmé leur soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité et ses citoyens.


A Beyrouth, des partisans du Hezbollah pleurent Khamenei

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  • "Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem
  • "Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime"

BEYROUTH: Drapeaux iraniens et portrait de l'ayatollah Ali Khamenei en main, des milliers de partisans du Hezbollah se sont rassemblés dimanche à Beyrouth pour pleurer la mort du guide suprême iranien, tué dans l'opération militaire américano-israélienne lancée la veille.

"Mort à l'Amérique", "Mort à Israël", ont-ils scandé à l'unisson, tous habillés de noir et brandissant aussi des drapeaux de leur mouvement, dans son bastion de la banlieue sud de Beyrouth.

Le poing levé, certains étaient en pleurs, a constaté une équipe de l'AFP, sur la grande place où a eu lieu le rassemblement.

"Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem.

"Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime".

"Sa mort est très douloureuse, c'est une tragédie", déplore aussi Zainab al Moussawi, une enseignante de 23 ans, à Beyrouth.

"On se sent comme après la mort du Sayyed, tombé en martyr", poursuit-elle en référence à l'ex-chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, tué par Israël en 2024.

"Entrer en guerre" 

Les dirigeants libanais redoutent une implication du Hezbollah dans le conflit régional, même si lors des raids israéliens et américains sur l'Iran en juin dernier, il n'était pas intervenu.

La formation chiite est sortie affaiblie d'une guerre avec Israël, qui continue de la frapper malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024 et l'accuse de se réarmer.

"Je demande à cheikh Naïm (Qassem) d'entrer en guerre", lance à Beyrouth Hassan Jaber, un partisan.

S'il ne s'est pas joint à la riposte iranienne, le mouvement a appelé des mosquées à organiser des cérémonies en mémoire du guide suprême iranien, dans la banlieue sud de la capitale libanaise et dans d'autres zones du pays dans lequel il est ancré.

Mais au Liban, pays très divisé, l'ayatollah Khamenei n'était pas soutenu par tous.

"Il était tout le temps en train de menacer (...) les pays arabes et avait des relais partout", déclare à l'AFP Hassan Harouq, un infirmier de 44 ans.

Lui dit ne vouloir qu'un pays "stable et qui ferait la paix avec le reste de la région", car "il est temps pour le Liban d'être de nouveau sur le droit chemin".

"Le peuple libanais est fatigué", ajoute-t-il.

Dimanche, le président Joseph Aoun, après une réunion d'urgence du Conseil supérieur de la Défense, a souligné que "la décision de guerre et de paix relève exclusivement de l'Etat libanais".

La présidence libanaise a indiqué avoir reçu, par l'entremise des Etats-Unis, l'assurance qu'Israël n'entraînera pas le Liban dans une "escalade" tant que son territoire ne sera pas visé par des attaques depuis le Liban.

Peu de temps avant le début de l'offensive israélo-américaine, Israël avait frappé des positions du Hezbollah dans le sud du Liban.

Beyrouth n'acceptera pas d'être "entraîné" dans le conflit avec l'Iran, a assuré le Premier ministre Nawaf Salam.


Iran: le ministre des Affaires étrangères d'Oman, pays médiateur, appelle à un cessez-le-feu

Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
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  • Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes
  • Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade"

MASCATE: Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens.

Badr al-Busaidi "a réaffirmé l'appel constant du sultanat d'Oman à un cessez-le-feu et à un retour au dialogue (...) de manière à répondre aux revendications légitimes de toutes les parties", a indiqué son ministère dans un compte rendu de son entretien avec Abbas Araghchi.

Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes.

Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade et à rétablir la stabilité".