Décès d'un Palestinien de 12 ans blessé par un tir israélien en Cisjordanie

Des soldats israéliens utilisent du gaz lacrymogène contre des manifestants palestiniens dans le village d'Ain al-Helwa dans la vallée du Jourdain lors d'une manifestation contre les colonies israéliennes le 27 juillet 2021. (Photo, AFP)
Des soldats israéliens utilisent du gaz lacrymogène contre des manifestants palestiniens dans le village d'Ain al-Helwa dans la vallée du Jourdain lors d'une manifestation contre les colonies israéliennes le 27 juillet 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 29 juillet 2021

Décès d'un Palestinien de 12 ans blessé par un tir israélien en Cisjordanie

  • Mohamad al-Alami, âgé de 12 ans, a été grièvement blessé à la poitrine
  • Le jeune Palestinien se trouvait dans une voiture avec son père

JERUSALEM: Un jeune Palestinien blessé mercredi par un tir de soldats israéliens en Cisjordanie occupée est décédé des suites de ses blessures, a indiqué le ministère de la Santé palestinien dans un communiqué. 


Le ministère a annoncé que Mohamad al-Alami, âgé de 12 ans, a été tué dans la ville de Beit Omar au nord-ouest d'Hébron. Il a été grièvement blessé à la poitrine alors qu'il se trouvait dans une voiture avec son père, a précisé le ministère sans donner plus de détails.


Dans un communiqué, l'armée israélienne a indiqué que des soldats avaient remarqué quelques hommes sortir d'un véhicule et creuser dans le sol près du checkpoint de Beit Omar avant de repartir. En examinant les lieux, ils ont trouvé deux sacs dont l'un contenait le corps d'un nouveau-né, soutient l'armée. 


Plus tard les soldats ont aperçu le véhicule et ont tenté de l'appréhender en utilisant les procédures standards, notamment en criant et en tirant des coups de semonce en l'air.


"Le véhicule ne s'étant pas arrêté, l'un des soldats a tiré en direction des roues du véhicule afin de l'arrêter", souligne l'armée qui a dit examiner l'allégation selon laquelle un mineur palestinien a été tué.


"L'incident est en cours d'examen par les commandants supérieurs. Par ailleurs, la police militaire a ouvert une enquête sur les circonstances de l'événement", poursuit l'armée.


Un Palestinien de 41 ans a été tué mardi soir par un tir israélien à l'entrée d'une localité de Cisjordanie occupée, théâtre d'affrontements entre manifestants et forces israéliennes ces dernières semaines, selon des responsables palestiniens.


Samedi, un adolescent palestinien de 17 ans blessé la veille dans des heurts avec des soldats israéliens est décédé des suites de ses blessures à l'hôpital.


Ces heurts ont opposé des Palestiniens manifestant contre la colonisation israélienne et des soldats israéliens en Cisjordanie occupée, faisant 320 blessés palestiniens, la majorité par des gaz lacrymogènes, ont indiqué les services de secours du Croissant-Rouge palestinien.


La Cisjordanie est un territoire palestinien occupé depuis 1967 par Israël et toutes les colonies israéliennes qui s'y trouvent sont considérées illégales au regard du droit international. Plus de 470.000 personnes vivent aujourd'hui dans des colonies israéliennes en Cisjordanie.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.