A Londres, l'oligarque russe Abramovitch poursuit en diffamation un livre sur Poutine

L'ouvrage accuse Roman Abramovitch d'avoir agi de manière corrompue et d'avoir en secret «mis sa richesse à disposition du président russe». (Photo, AFP)
L'ouvrage accuse Roman Abramovitch d'avoir agi de manière corrompue et d'avoir en secret «mis sa richesse à disposition du président russe». (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 29 juillet 2021

A Londres, l'oligarque russe Abramovitch poursuit en diffamation un livre sur Poutine

  • Le Royaume-Uni dispose de l'une des législations les plus strictes au monde en matière de diffamation
  • Après l'accession des pays de l'ex-URSS à l'économie de marché dans les années 1990, Londres a attiré de nombreuses fortunes naissantes russes

LONDRES : Un juge britannique a commencé mercredi à examiner la plainte en diffamation déposée par le milliardaire russe Roman Abramovitch contre un livre sur les liens troubles de Vladimir Poutine avec les oligarques. 

Dans cet ouvrage, "Putin's People" ("Les hommes de Poutine"), sorti en avril 2020, la journaliste Catherine Belton assure que le président russe Vladimir Poutine a supervisé un vaste exode d'argent sale pour étendre l'influence de son pays à l'étranger.

Au terme de son enquête, elle soutient entre autres que M. Poutine a personnellement demandé à M. Abramovitch, qui détient d'importants intérêts dans la métallurgie après avoir fait fortune dans les années post-soviétiques, d'acheter le club de football de Chelsea en 2003, dans le cadre de cette opération d'influence.

Sous sa présidence, marquée par d'importantes dépenses, le club britannique est passé du statut de club en difficulté du championnat anglais à celui de géant du football européen.

L'oligarque russe de 54 ans n'a pas engagé ce procès "à la légère", mais "le livre répète malheureusement des inexactitudes paresseuses sur son rôle dans les événements décrits", a déclaré son avocat Hugh Tomlinson devant la Haute Cour de Londres.

L'ouvrage l'accuse d'avoir agi de manière corrompue et d'avoir en secret "mis sa richesse à disposition du président russe", a-t-il poursuivi.

La fortune de l'homme d'affaires, qui s'est publiquement tenu à l'écart de la politique russe depuis l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, est actuellement évaluée par le magazine Forbes à plus de 14 milliards de dollars.

«Abus honteux» des tribunaux

A l'annonce de cette procédure en mars, M. Abramovitch avait déclaré que le livre avait eu "un effet préjudiciable, non seulement sur (sa) réputation personnelle, mais aussi sur les activités" du club de Chelsea. 

A la même période, HarperCollins avait averti que lui et son auteure entendaient "vigoureusement défendre le droit d'écrire sur des questions qui présentent un intérêt public considérable".

L'avocat de la maison d'édition, Andrew Caldecott, a estimé mercredi que cette plainte pour diffamation "partait du mauvais pied", expliquant à la Cour que les éléments sur lesquels elle portait précisément "ne figuraient tout simplement pas dans le livre". 

"Quant à la description du régime de Poutine comme autocratique et kleptocratique, toute une série de faits sont présentés pour étayer cette affirmation", a ajouté M. Caldecott.

L'affaire, impliquant aussi d'autres oligarques ainsi que le géant pétrolier Rosneft, a suscité des critiques sur la manière dont de riches Russes ne résidant pas au Royaume-Uni utilisent un tribunal britannique et de coûteux cabinets d'avocats londoniens pour poursuivre une journaliste et son éditeur.

Le Royaume-Uni dispose de l'une des législations les plus strictes au monde en matière de diffamation, dans laquelle il incombe aux défendeurs de prouver que le matériel litigieux est factuellement vrai ou dans l'intérêt du public. 

Le mois dernier à la Chambre des Lords, Jeff Rooker, membre de l'opposition travailliste, a condamné un "procès stratégique" visant à "réduire une journaliste au silence". Il a dénoncé "l'abus coordonné et honteux de nos tribunaux, qui doit trouver son origine au Kremlin".

L'auteure et l'éditeur HarperCollins étaient également poursuivis en diffamation par le géant russe de l'énergie contrôlé par l’État Rosneft et par l'homme d'affaires Mikhaïl Fridman, ainsi que par le patron de la banque privée Alfa, Piotr Aven. 

Cependant, la Haute Cour de Londres a appris mercredi qu'HarperCollins avait accepté de retirer des futures éditions les éléments offensants concernant ces deux derniers en échange d'un abandone des poursuites.

Après l'accession des pays de l'ex-URSS à l'économie de marché dans les années 1990, Londres a attiré de nombreuses fortunes naissantes russes qui y ont investi ou acheté des résidences.

Un temps accueillis à bras ouverts, ces hommes d'affaires sont désormais vus avec méfiance dans un contexte de relations très tendues avec la Russie de Vladimir Poutine et après des accusations visant la place financière britannique, montrée du doigt pour laisser les régimes corrompus de la planète y blanchir de l'argent sale.


Une vingtaine de blessés après qu'un homme a pulvérisé une substance dans un centre commercial de Tokyo

Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
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  • A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue
  • En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment

TOKYO: Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers.

Le porte-parole de la police de Tokyo, Yusuke Koide, a expliqué à l'AFP qu'un homme avait pulvérisé une substance près d'un distributeur automatique au rez-de-chaussée du bâtiment, tandis qu'un responsable local des pompiers a précisé qu'une "vingtaine de personnes ont été blessées" après un signalement faisant état d'une "odeur" dans ce quartier très touristique.

A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue.

En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment.

"Pour le moment, 19 personnes ont été transportées à l'hôpital", a dit aux journalistes le responsable des pompiers, Ryosuke Kobayashi.

Un journaliste de l'AFP sur place a vu deux personnes sur des brancards être installées dans une ambulance, tandis que des pompiers et des responsables vêtus de combinaisons de protection chimique faisaient sortir des personnes du centre commercial pour les examiner dans des véhicules spécialisés.

"Ma gorge me grattait" 

"Quand je suis arrivée, l'agitation avait déjà commencé, et j'ai pensé qu'il y avait peut-être eu un petit incendie ou quelque chose comme ça. Une fois entrée dans le coin des distributeurs, ma gorge me grattait, presque engourdie", a témoigné auprès de la chaine de télévision NHK une femme de 70 ans qui se trouvait dans le centre commercial.

NHK a indiqué que les blessures semblaient légères.

Selon une source proche de l'enquête citée par NHK, la substance pulvérisée contiendrait de la capsaïcine, un composant actif du piment qui provoque une sensation de brûlure.

L'enquête de police a rapidement débuté, a déclaré un officier des pompiers présent sur les lieux, sans donner plus de détails.

La capitale japonaise reste marquée par l'attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo, perpétrée en mars 1995 par la secte Aum et qui avait fait 14 morts et plus de 5.800 blessés.

Le 20 mars 1995, vers 08H00 du matin, cinq disciples de la secte Aum ont quasi simultanément déposé des sacs en plastique remplis de ce gaz liquéfié, un virulent agent neurotoxique, dans des rames de métro de différentes lignes avant de les percer avec la pointe d'un parapluie et de s'enfuir.

La criminalité violente est relativement rare au Japon, qui affiche un faible taux d'homicides, et ses lois sur les armes à feu sont parmi les plus strictes au monde.

Cependant, des attaques au couteau et même des fusillades se produisent occasionnellement, comme lors de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Shinzo Abe en juillet 2022.

En décembre dernier, quatorze personnes ont été blessées lors d'une attaque au couteau dans une usine du centre du Japon, au cours de laquelle un liquide non spécifié avait également été pulvérisé.


Le chef de l'armée pakistanaise Munir est en Chine avec le Premier ministre Sharif 

Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
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  • Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois
  • M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran

ISLAMABAD: Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi.

M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran.

La Chine a déclaré vouloir travailler avec le Pakistan afin de "contribuer de manière positive au rétablissement rapide de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient".

Shehbaz Sharif a commencé samedi sa visite officielle en Chine dans la ville de Hangzhou, dans la province du Zhejiang (est).

Le Pakistan multiplie ses efforts de médiation dans le conflit entre les États-Unis et l’Iran. Le pays avait accueilli en avril des pourparlers historiques en face-à-face qui n’ont pas abouti à un accord durable.

La Chine joue un rôle plus discret, facilitant des appels téléphoniques et des réunions avec des responsables des pays du Golfe concernés.

S’adressant aux dirigeants chinois à Pékin aux côtés de M. Munir, M. Sharif a déclaré que "le monde traverse un moment critique", selon les images de la télévision pakistanaise PTV.

"Le Pakistan a joué un rôle sincère de médiation entre les États-Unis et l’Iran. Le maréchal (Munir) était à Téhéran et ne voulait pas manquer cette grande visite", a-t-il ajouté.

"Les choses vont dans la bonne direction. Je voudrais remercier la Chine pour son soutien à la promotion de la paix", a-t-il encore déclaré.


Pakistan: un accident de bus fait 17 morts et 10 blessés

Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
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  • Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement
  • "Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique

PESHAWAR: Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités.

L'accident s'est produit lorsqu'un bus de passagers reliant le district de Swat à Peshawar, dans le nord du pays, a subi une panne mécanique et s'est arrêté sur le bord de la route.

Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement.

"Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique.

Muhammad Ali, un médecin d'un hôpital local accueillant les victimes, a également confirmé le bilan.

De nombreux passagers rentraient chez eux à l'approche de l'Aïd, l'une des fêtes religieuses les plus importantes du calendrier musulman.