Sea-Watch sauve près de 100 migrants en Méditerranée

Des migrants attendent dans un bateau pour être secourus par l'équipage du navire Sea-Watch 3 de l'ONG allemande dans les eaux internationales au large des côtes libyennes, en Méditerranée occidentale, le 30 juillet 2021. (Photo, REUTERS)
Des migrants attendent dans un bateau pour être secourus par l'équipage du navire Sea-Watch 3 de l'ONG allemande dans les eaux internationales au large des côtes libyennes, en Méditerranée occidentale, le 30 juillet 2021. (Photo, REUTERS)
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Publié le Samedi 31 juillet 2021

Sea-Watch sauve près de 100 migrants en Méditerranée

  • Parmi les rescapés se trouvaient neuf mineurs non accompagnés, dont trois très jeunes enfants, et une femme enceinte de sept mois
  • De nombreux migrants étaient déjà à bord d'un navire des garde-côtes mais ont sauté à la mer lorsqu'ils ont vu le navire de l'ONG approcher

BEYROUTH : L'ONG allemande Sea-Watch a déclaré vendredi avoir secouru près de 100 migrants en Méditerranée, dont beaucoup ont été blessés, certains avec de graves «brûlures de carburant», des brûlures chimiques causées par l'exposition à de l'essence mélangée à de l'eau de mer.

Les départs de bateaux de migrants en provenance de Libye et de Tunisie vers l'Italie et d'autres régions d'Europe ont augmenté ces derniers mois grâce à de meilleures conditions météorologiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations Unies, plus de 1100 personnes fuyant les conflits et la pauvreté en Afrique et au Moyen-Orient ont péri cette année en Méditerranée.

Ce jeudi vers le tard, le navire Sea-Watch 3 a secouru 33 migrants de deux bateaux qui avaient été interceptés par les garde-côtes libyens dans la zone de recherche et de sauvetage de la Méditerranée attribuée à Malte, a indiqué l'ONG.

Parmi eux se trouvaient neuf mineurs non accompagnés, dont trois très jeunes enfants, et une femme enceinte de sept mois. Les rescapés venaient du Soudan du Sud, de la Tunisie, du Maroc, du Côte d'Ivoire et du Mali, selon un témoin de Reuters à bord du Sea-Watch 3.

De nombreux migrants étaient déjà à bord d'un navire des garde-côtes mais ont sauté à la mer lorsqu'ils ont vu le navire de l'ONG approcher, selon le même témoin. Tous ont été amenés à bord du Sea-Watch 3 par son équipage.

Vendredi, lors d'une deuxième opération à l'aube, Sea-Watch 3 a secouru plus de 60 personnes d'un bateau en bois surchargé dans la zone de recherche et de sauvetage libyenne. La plupart des rescapés étaient des Libyens, a affirmé le témoin de Reuters.

Parmi les migrants soignés pour leurs blessures à bord du Sea-Watch 3 vendredi, il y avait un père et son fils qui ont subi des brûlures après qu'un incendie a éclaté sur leur bateau, tandis que d'autres ont subi des brûlures de carburant.

«Comme c'est souvent le cas avec de tels bateaux, de nombreuses personnes ont subi des brûlures de carburant, dont certaines graves», a signalé Sea-Watch dans un communiqué.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Arrivée en Australie de proches de jihadistes du groupe EI en Syrie

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  • Selon un média australien présent à bord de l'avion, le vol de Doha transportait trois femmes et huit enfants de jihadistes ayant passé plusieurs années dans un camp en Syrie
  • Un autre avion de Qatar Airways, provenant également de Doha, avec à son bord une femme du même camp et son fils, a atterri quelques minutes plus tard à Sydney, a indiqué la chaîne australienne ABC

MELBOURNE: Un avion de Qatar Airways transportant des ressortissants australiens, des femmes et des enfants liés à des jihadistes présumés du groupe Etat islamique (EI) en Syrie, est arrivé jeudi à Melbourne, a constaté un journaliste de l'AFP à l'aéroport.

Selon un média australien présent à bord de l'avion, le vol de Doha transportait trois femmes et huit enfants de jihadistes ayant passé plusieurs années dans un camp en Syrie.

Un autre avion de Qatar Airways, provenant également de Doha, avec à son bord une femme du même camp et son fils, a atterri quelques minutes plus tard à Sydney, a indiqué la chaîne australienne ABC.

 


Liban: Israël vise un commandant de haut rang du Hezbollah dans la banlieue de Beyrouth

Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne. (AFP)
Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne. (AFP)
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  • Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé de son côté une frappe visant à "neutraliser le commandant" de cette unité, sans préciser son identité, dans un communiqué conjoint avec le ministre de la Défense
  • Le bombardement a eu lieu dans le quartier de Ghobeiri, dans la banlieue sud de la capitale libanaise, bastion du mouvement chiite, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle)

BEYROUTH: Israël a mené mercredi soir une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois depuis près d'un mois, tuant un commandant de haut rang du Hezbollah, selon une source proche de la formation pro-iranienne.

Par ailleurs, au moins 11 personnes ont été tuées mercredi dans des frappes sur le sud et l'est du Liban, selon le ministère de la Santé, alors que Israël poursuit ses opérations malgré la trêve entrée en vigueur le 17 avril.

Une frappe à Saksakiyeh, entre Saïda et Tyr, a notamment fait quatre morts et 33 blessés, dont six enfants, selon le ministère.

D'autre part, quatre soldats israéliens en opération dans le sud du Liban ont été blessés, dont un grièvement, mercredi, par un drone explosif, selon un communiqué militaire israélien publié jeudi.

A Beyrouth, "Malek Ballout, commandant des opérations de la force al-Radwan", l'unité d'élite du groupe, a été tué, a déclaré à l'AFP la source proche du Hezbollah.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé de son côté une frappe visant à "neutraliser le commandant" de cette unité, sans préciser son identité, dans un communiqué conjoint avec le ministre de la Défense.

Le bombardement a eu lieu dans le quartier de Ghobeiri, dans la banlieue sud de la capitale libanaise, bastion du mouvement chiite, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

De la fumée s'est élevée du quartier visé, ont constaté des journalistes de l'AFP qui ont vu des habitants quitter les lieux avec leurs effets personnels.

De nombreux Libanais ont déjà fui cette banlieue au début des hostilités le 2 mars, quand le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en visant Israël, en représailles à l'offensive israélo-américaine sur l'Iran.

D'après une source de sécurité libanaise s'exprimant sous couvert d'anonymat, la frappe a ciblé un appartement où se tenait une réunion de responsables de la force al-Radwan.

Depuis le 8 avril, date à laquelle l'aviation israélienne avait mené des frappes massives sur le Liban, faisant plus de 350 morts, Beyrouth et sa banlieue n'avaient plus été visées.

"Chaque occasion" 

Le Hezbollah a pour sa part annoncé avoir ciblé des forces et véhicules israéliens dans plusieurs localités frontalières du sud du Liban, affirmant riposter à "la violation du cessez-le-feu par l'ennemi israélien".

Au terme de l'accord de cessez-le-feu, rendu public par le département d'Etat américain, Israël "se réserve le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours" du Hezbollah.

"Nous saisirons chaque occasion pour approfondir le démantèlement du Hezbollah et continuer à l'affaiblir", a averti le chef de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, venu rendre visite aux soldats israéliens déployés dans le sud.

Les frappes israéliennes au Liban ont fait près de 2.700 morts, plus de 8.200 blessés et un million de déplacés depuis début mars.

Sur cette période, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) "a vérifié 152 attaques contre des structures de santé, qui ont fait 103 morts et 241 blessés", selon son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

"Ces attaques ont entraîné la fermeture de trois hôpitaux et de 41 centres de soins (...) et endommagé 16 autres hôpitaux", a-t-il précisé sur X.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.