Comment la finance islamique peut aider à construire un avenir meilleur pour tous

Les produits de la finance islamique « visent à réduire le risque d'information asymétrique et sont basés sur des contrats, ce qui en fait un choix naturel pour les investisseurs. » (Shutterstock)
Les produits de la finance islamique « visent à réduire le risque d'information asymétrique et sont basés sur des contrats, ce qui en fait un choix naturel pour les investisseurs. » (Shutterstock)
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Publié le Samedi 31 juillet 2021

Comment la finance islamique peut aider à construire un avenir meilleur pour tous

  • La finance conforme à la charia est une industrie en croissance rapide qui donne la priorité à une expansion durable
  • Tout comme la Vision 2030 du Royaume, l'un des objectifs centraux des ODD est de lutter contre le changement climatique, et c'est « l'un des domaines clés pour que la finance islamique se synchronise avec les ODD », déclare Macpherson.

LONDRES : Le modèle d'investissement de la finance islamique est un choix naturel pour les investisseurs qui cherchent à utiliser leur argent de manière éthique et durable, et pourrait être une industrie clé pour aider le monde à atteindre les objectifs de développement durable (ODD) de l'ONU, déclarent des experts à Arab News.

La finance islamique adopte une approche différente de l’investissement axé sur le profit avant tout.

Elle donne la priorité aux investissements à faible risque et évite les marchés tels que ceux du porc, de l'alcool et des jeux de hasard, tout en interdisant le paiement d'intérêts et garantissant une gouvernance éthique.

Loin d'entraver la croissance, cette approche alternative de l'investissement évolue rapidement vers un secteur en plein essor, déclare à Arab News Martina Macpherson, vice-présidente senior des partenariats et de l'engagement chez Moody's ESG Solutions Group.

Elle et son équipe s'attendent à ce que l'industrie détienne plus de 4 000 milliards de dollars d'actifs d'ici 2030.

« La finance islamique continuera à se développer au cours de la prochaine décennie dans toutes les régions et classes d'actifs, et la finance islamique et les investissements conformes à la charia ont la possibilité de s'aligner sur les objectifs de développement durable des Nations Unies », dit-elle.

En phase avec la Vision 2030 propre à l'Arabie saoudite, les ODD présentent un regard sur un monde juste, équitable et prospère d'ici 2030, codifié en 17 objectifs interconnectés conçus par l'ONU comme un « plan directeur pour parvenir à un avenir meilleur et plus durable pour tous ».

La croissance de la finance islamique en tant que modèle d'investissement alternatif aidera à atteindre ces objectifs de deux manières : en découvrant des opportunités durables et éthiques et en réduisant les risques, précise-t-elle.

Les « ODD et la finance islamique partagent des valeurs et des fondamentaux communs », souligne-t-elle. « Ils sont liés sur le plan éthique, adossés à des actifs, axés sur la gestion des risques et des opportunités et centrés sur la bonne gouvernance ainsi que sur l'impact sur les actionnaires. »

EN BREF

• Les produits de la finance islamique « conviennent naturellement » pour atteindre les objectifs de développement durable des Nations Unies — Moody's.

• La croissance de la finance islamique en tant que modèle d'investissement alternatif aidera à atteindre ces objectifs en découvrant des opportunités durables et éthiques et en réduisant les risques, selon l'expert.

« Les produits de la finance islamique visent à réduire le risque d'information asymétrique et sont basés sur des contrats, ce qui en fait un choix naturel pour les investisseurs institutionnels soucieux d'avoir un impact positif. »

Tout comme la Vision 2030 du Royaume, l'un des objectifs centraux des ODD est de lutter contre le changement climatique, et c'est "l'un des domaines clés pour que la finance islamique se synchronise avec les ODD", déclare Macpherson.

Dans une déclaration à Arab News, Stella Cox, directrice générale de la société intermédiaire de la finance islamique DDCAP Group, fait écho au point de vue de Macpherson sur le rôle que la finance islamique peut jouer dans la résolution de problèmes tels que le changement climatique. Elle souligne toutefois l'importance de développer « un ensemble de normes, de lois et de réglementations communes qui garantiront le partage des meilleures pratiques » à l'horizon 2030.

Cette coopération, dit-elle, « devrait être perçue comme une opportunité plutôt que comme un défi, et elle permettra aux entreprises conformes à la charia de travailler plus étroitement avec les autres pour relever et fournir des solutions aux plus grands défis environnementaux et sociaux auxquels le monde a été confronté. "

Samina Akram, directrice générale de Samak Ethical Finance, déclare à Arab News que l'importance de l'investissement éthique ne fait que croître alors que la génération Y a été « exposée aux dures réalités du système financier conventionnel » à la suite de la crise financière de 2008.

Ils ont été rebutés par « une mauvaise gouvernance, un mauvais leadership, des banques de type casino et un manque de transparence », explique Akram.

Et surtout, ajoute-t-elle, « ils ne veulent rien avoir à voir avec la dégradation de l'environnement ».

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Airbus pénalisé par ses faibles livraisons d'avions

Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
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  • Airbus voit ses résultats baisser au T1 2026 (bénéfice -26%, CA -7%) à cause de livraisons d’avions retardées et de problèmes de moteurs
  • Le groupe maintient ses objectifs annuels et s’appuie sur la défense, tandis que Boeing prend l’avantage sur les livraisons

PARIS: L'avionneur européen Airbus est pénalisé au premier trimestre par de faibles livraisons d'avions commerciaux, qui pèsent sur ses comptes, tandis que son concurrent américain Boeing, en phase de redressement, signe des livraisons record.

En dépit de cette déconvenue due principalement à la pénurie des moteurs de l'américain Pratt & Whitney et la situation volatile au Moyen-Orient qui n'a pour l'instant "pas d'impact" sur ses activités, Airbus maintient ses objectifs pour l'année.

Il compte toujours livrer un nombre record de 870 avions commerciaux en 2026, soit plus que la meilleure année, en 2019, avant la pandémie du Covid (863 appareils).

Les livraisons d'avions commerciaux qui patinent ont fait chuter le bénéfice net de l'avionneur européen de 26% à 586 millions d'euros au premier trimestres.

Le chiffre d'affaires s'est établi à 12,65 milliards d'euros, en recul de 7% par rapport à la même période de l'année dernière.

Ces résultats "reflètent un niveau plus faible de livraisons d'avions commerciaux et une solide performance de notre division Defense and Space", a déclaré le patron d'Airbus Guillaume Faury.

- "Impact" de Pratt jusqu'en 2028  -

Depuis le début de l'année, Airbus n'a livré que 114 avions commerciaux contre 143 pour Boeing. L'an dernier l'écart s'est resserré au sein du duopole sur le terrain des livraisons, mais l'américain a pris l'avantage sur les commandes.

Pratt & Whitney "reste le principal facteur limitant de notre trajectoire de montée en cadence sur l’A320", la famille la mieux vendue d'Airbus, "avec un impact sur 2026 et 2027", a déclaré Guillaume Faury au cours d'une conférence téléphonique.

En conséquence, l’entreprise maintient sa prévision d'un rythme de production de cette famille d'avions compris entre 70 et 75 avions par mois d’ici la fin 2027, objectif revu à la baisse en février contre 75 auparavant.

Le carnet de commandes d'Airbus affiche 9.037 appareils, soit plus de dix ans de production au rythme actuel.

Airbus a également été confronté en début de l'année "à un retard administratif qui a affecté la livraison de près de 20 avions à des clients chinois", mais ce problème a été résolu.

Le problème de qualité des panneaux de l'A320 découvert en décembre aura "un impact résiduel" sur les livraisons sur le premier semestre, selon Guillaume Faury.

Le bilan des livraisons des avionneurs est toujours scruté, car il préfigure les résultats financiers, les compagnies aériennes acquittant la majorité du prix d'achat lorsqu'elles reçoivent leurs appareils.

Le "cash flow" d'Airbus qui emploie près de 170.000 personnes dans le monde s'est également nettement dégradé.

La trésorerie disponible consolidée avant financement des clients s’est ainsi établie à -2,485 milliards d’euros contre -310 millions d’euros il y a un an.

- Désaccords non résolus sur le Scaf -

Les mauvaises performances côté avions commerciaux sont toutefois contrebalancées par le succès de la branche défense.

Le chiffre d'affaires dans ce domaine a progressé de 7% à 2,8 milliards d'euros.

Interrogé sur le programme européen d'avion de combat Scaf mené par Airbus qui représente l'Allemagne et l'Espagne et Dassault Aviation pour la France, Guillaume Faury a indiqué que les discussions étaient "en cours" dans le cadre d'une mission demandée par le président français Emmanuel Macron pour réconcilier les industriels.

"Je ne dis pas que les désaccords sont résolus, mais qu’un travail est en cours entre les différents acteurs pour tenter d’identifier la meilleure voie à suivre", a-t-il poursuivi.

"La France, l'Allemagne et l'Espagne ont chacune leurs attentes et travaillent actuellement à résoudre ces divergences", a-t-il conclu. 


Vision Golfe 2026 : France-CCG, de la coopération à la transformation

L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
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  • La France et les pays du Golfe intensifient leur partenariat économique avec un forum stratégique axé sur des projets concrets et des investissements mesurables
  • Les secteurs clés incluent l’IA, les énergies propres et les infrastructures, dans un contexte où la géopolitique redéfinit les échanges mondiaux

DUBAÏ: Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques croissantes, des mutations profondes des flux commerciaux et des impératifs liés à la transition énergétique, la France et les États du Conseil de coopération du Golfe (CCG) s’apprêtent à franchir une nouvelle étape dans leur relation stratégique. Les 18 et 19 juin 2026, Paris accueillera la quatrième édition de Vision Golfe, un forum de haut niveau destiné à accélérer les échanges économiques, les investissements et les coopérations industrielles entre les deux régions.

Organisé par Business France sous le haut patronage du président Emmanuel Macron, cet événement réunira ministres, décideurs publics et dirigeants d’entreprises au ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Il s’inscrit dans une dynamique de renforcement institutionnel des relations franco-golfiques, fondée sur la recherche de résilience économique et d’autonomie stratégique.

Au fil des éditions, Vision Golfe s’est imposé comme une plateforme incontournable pour transformer le dialogue en projets concrets. La dernière édition a rassemblé plus de 1 250 participants et généré plus de 2 000 rencontres B2B, témoignant d’une forte demande pour des échanges ciblés et opérationnels. L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » (“From Cooperation to Transformation”), entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats, notamment à travers le co-investissement, l’innovation conjointe et la collaboration industrielle.

Les relations économiques entre la France et les pays du Golfe connaissent une croissance soutenue. En 2025, les échanges commerciaux entre la France et les Émirats arabes unis ont atteint 10,8 milliards d’euros, en hausse de 27 % sur un an. À l’échelle régionale, le commerce entre la France et le CCG s’est élevé à 24,9 milliards d’euros, porté notamment par l’Arabie saoudite, le Koweït et le Qatar. Ces chiffres illustrent la solidité du corridor économique en construction, tout en laissant entrevoir un potentiel encore largement inexploité.

Dans un environnement où la géopolitique influence directement les décisions économiques — qu’il s’agisse de contrôle des exportations, de politiques industrielles ou de sécurité des chaînes d’approvisionnement — le partenariat entre la France et le Golfe apparaît de plus en plus complémentaire. Les pays du Golfe apportent leur capacité d’investissement, leur rapidité d’exécution et leur ambition technologique, tandis que la France contribue par son expertise industrielle, ses standards réglementaires et son accès aux marchés européens.

Comme le souligne Axel Baroux, directeur de Business France pour le Proche et Moyen-Orient : « Dans un monde où l’inaction est l’ennemi de la croissance, Vision Golfe 2026 vise à générer des avancées concrètes et mesurables. Le forum réunit les bons acteurs pour catalyser des initiatives, mobiliser des investissements et transformer les échanges en projets à fort impact. »

Le programme de Vision Golfe 2026 mettra en avant des secteurs stratégiques tels que l’intelligence artificielle, les énergies propres, l’industrie avancée, la mobilité intelligente, les systèmes de santé et le développement urbain durable. La notion de sécurité, au sens large, sera également centrale, englobant les infrastructures critiques, la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau ou encore les corridors logistiques et maritimes.

Au-delà des panels et des discussions, l’événement privilégiera des formats orientés action : rencontres B2B et B2G, sessions de networking et événements exclusifs comme la « French Gulf Night » au Palais Galliera. L’objectif est clair : accélérer la prise de décision et transformer les convergences stratégiques en projets concrets, investissements et créations d’emplois.

Vision Golfe 2026 s’affirme ainsi comme un catalyseur de la prochaine phase du partenariat entre la France et le CCG, où l’enjeu n’est plus seulement de coopérer, mais bien de transformer durablement les économies des deux régions.


Les Emirats annoncent leur retrait de l'Opep à partir de mai 

Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
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  • Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep)
  • "Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale"

DUBAI: Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie.

"Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale", explique l'agence Wam.