Détresse sanitaire en Birmanie six mois après le coup d'Etat

La police avance vers des manifestants qui manifestent contre le coup d'État militaire à Yangon le 22 février 2021. (Photo, AFP)
La police avance vers des manifestants qui manifestent contre le coup d'État militaire à Yangon le 22 février 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 01 août 2021

Détresse sanitaire en Birmanie six mois après le coup d'Etat

  • Si sur le plan militaire la junte est déstabilisée par ces groupes d'insurgés, elle garde la main sur le plan économique
  • Les sanctions financières mises en place par les Etats-Unis, l'Union européenne et le Royaume-Uni n'ont pas fait plier les généraux, protégés par leurs alliés chinois et russes

RANGOUN, Birmanie: Terrifiés par la répression de la junte et la flambée de coronavirus, très peu de Birmans osent descendre dans la rue dimanche pour marquer l'anniversaire des six mois du coup d'Etat qui a plongé le pays dans le chaos.

Une semaine après avoir annulé le résultat des législatives de 2020, remportées massivement par le parti d'Aung San Suu Kyi, le chef de la junte, Min Aung Hlaing, a pris la parole pour promettre la tenue d'un nouveau scrutin "d'ici août 2023".

"Nous travaillons à établir un système multipartite démocratique", a assuré le général, alors que Suu Kyi, 76 ans, entame son septième mois assignée à résidence.

Sur les réseaux sociaux, de jeunes opposants ont exhorté à la chute du régime.

"Je promets de combattre cette dictature aussi longtemps que je vivrai", "Nous ne nous agenouillerons pas sous les bottes des militaires", ont-ils affirmé, faisant le salut à trois doigts en signe de résistance.

De petites manifestations ont été organisées, comme à Kaley (ouest) où des habitants ont défilé sous des banderoles en hommage aux prisonniers politiques: "les chants des détenus sont des forces pour la révolution", pouvait-on lire sur l'une d'entre elles.

Mais la majorité des Birmans restaient enfermés chez eux, terrorisés par la violence des forces de sécurité et la flambée épidémique.

Le Royaume-Uni, l'ancienne puissance coloniale, a averti les Nations Unies que la moitié de la population, soit environ 27 millions de personnes, pourrait être infectée par le Covid-19 dans les deux prochaines semaines, qualifiant la situation de "désespérée" et exhortant le Conseil de sécurité à agir pour permettre la livraison de vaccins.

L'ONU estime que seuls 40% des établissements de soins du pays sont encore fonctionnels alors qu'une grande partie du personnel médical est toujours en grève pour protester contre le coup d'Etat. 

Certains soignants, visés par des mandats d'arrêt, sont en fuite, d'autres sont déjà sous les verrous.

L'armée birmane "utilise le Covid-19 comme arme contre la population", a récemment déclaré Susanna Hla Hla Soe du gouvernement d'unité nationale, mis en place par des opposants dans la clandestinité.

Le corps médical n'est pas le seul visé. En six mois, 940 civils ont été abattus par les forces de sécurité, dont 75 mineurs, des centaines ont disparu et plus de 5.400 sont derrière les barreaux, d'après une ONG de surveillance.

«Crimes contre l'humanité» 

"Meurtres, disparitions forcées, actes de torture, viols (...) ces attaques contre la population s'apparentent à des crimes contre l'humanité pour lesquels les responsables doivent être amenés à rendre des comptes", a relevé samedi Brad Adams, directeur pour l'Asie d'Human Rights Watch. 

Malgré la dureté du régime, la résistance s'organise. 

Les grandes manifestations pacifiques ont laissé place à une riposte armée conduite par des milices citoyennes, les forces de défense du peuple (PDF).

Certaines mènent une guérilla urbaine, d'autres ont trouvé refuge au nord et à l'est du pays dans des territoires contrôlés par des factions ethniques rebelles qui les entraînent et lancent leurs propres opérations contre les militaires.

Ces différentes mouvances restent autonomes les unes des autres pour maintenir un maximum de fronts ouverts. 

Toutefois, "il y a un esprit d'unité fort contre l'armée et pour une Birmanie fédérale. C’est totalement nouveau dans le pays", dominé depuis son indépendance en 1948 par des conflits interethniques, souligne Françoise Nicolas, directrice Asie à l'Institut français des relations internationales.

Juteux profits 
Si sur le plan militaire la junte est déstabilisée par ces groupes d'insurgés, elle garde la main sur le plan économique.

Elle gère de nombreuses entreprises, de la bière aux pierres précieuses, et a repris le contrôle depuis le putsch sur le gaz naturel qui représente une rente annuelle d'environ 1 milliard de dollars.

Les sanctions financières mises en place par les Etats-Unis, l'Union européenne et le Royaume-Uni n'ont pas fait plier les généraux, protégés par leurs alliés chinois et russes.

Et la résolution de l’Assemblée générale de l’ONU, adoptée fin juin pour appeler "tous les États membres à empêcher l’afflux d’armes" vers le pays, n'est pas contraignante.

Inculpée d'une multitude d'infractions (importation illégale de talkies-walkies, corruption, sédition... ), Aung San Suu Kyi, risque, elle, de longues années de prison.

Un premier procès, dénoncé comme "une parodie de justice" par de nombreux observateurs, s'est ouvert mi-juin.


Une vingtaine de blessés après qu'un homme a pulvérisé une substance dans un centre commercial de Tokyo

Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
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  • A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue
  • En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment

TOKYO: Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers.

Le porte-parole de la police de Tokyo, Yusuke Koide, a expliqué à l'AFP qu'un homme avait pulvérisé une substance près d'un distributeur automatique au rez-de-chaussée du bâtiment, tandis qu'un responsable local des pompiers a précisé qu'une "vingtaine de personnes ont été blessées" après un signalement faisant état d'une "odeur" dans ce quartier très touristique.

A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue.

En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment.

"Pour le moment, 19 personnes ont été transportées à l'hôpital", a dit aux journalistes le responsable des pompiers, Ryosuke Kobayashi.

Un journaliste de l'AFP sur place a vu deux personnes sur des brancards être installées dans une ambulance, tandis que des pompiers et des responsables vêtus de combinaisons de protection chimique faisaient sortir des personnes du centre commercial pour les examiner dans des véhicules spécialisés.

"Ma gorge me grattait" 

"Quand je suis arrivée, l'agitation avait déjà commencé, et j'ai pensé qu'il y avait peut-être eu un petit incendie ou quelque chose comme ça. Une fois entrée dans le coin des distributeurs, ma gorge me grattait, presque engourdie", a témoigné auprès de la chaine de télévision NHK une femme de 70 ans qui se trouvait dans le centre commercial.

NHK a indiqué que les blessures semblaient légères.

Selon une source proche de l'enquête citée par NHK, la substance pulvérisée contiendrait de la capsaïcine, un composant actif du piment qui provoque une sensation de brûlure.

L'enquête de police a rapidement débuté, a déclaré un officier des pompiers présent sur les lieux, sans donner plus de détails.

La capitale japonaise reste marquée par l'attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo, perpétrée en mars 1995 par la secte Aum et qui avait fait 14 morts et plus de 5.800 blessés.

Le 20 mars 1995, vers 08H00 du matin, cinq disciples de la secte Aum ont quasi simultanément déposé des sacs en plastique remplis de ce gaz liquéfié, un virulent agent neurotoxique, dans des rames de métro de différentes lignes avant de les percer avec la pointe d'un parapluie et de s'enfuir.

La criminalité violente est relativement rare au Japon, qui affiche un faible taux d'homicides, et ses lois sur les armes à feu sont parmi les plus strictes au monde.

Cependant, des attaques au couteau et même des fusillades se produisent occasionnellement, comme lors de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Shinzo Abe en juillet 2022.

En décembre dernier, quatorze personnes ont été blessées lors d'une attaque au couteau dans une usine du centre du Japon, au cours de laquelle un liquide non spécifié avait également été pulvérisé.


Le chef de l'armée pakistanaise Munir est en Chine avec le Premier ministre Sharif 

Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
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  • Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois
  • M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran

ISLAMABAD: Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi.

M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran.

La Chine a déclaré vouloir travailler avec le Pakistan afin de "contribuer de manière positive au rétablissement rapide de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient".

Shehbaz Sharif a commencé samedi sa visite officielle en Chine dans la ville de Hangzhou, dans la province du Zhejiang (est).

Le Pakistan multiplie ses efforts de médiation dans le conflit entre les États-Unis et l’Iran. Le pays avait accueilli en avril des pourparlers historiques en face-à-face qui n’ont pas abouti à un accord durable.

La Chine joue un rôle plus discret, facilitant des appels téléphoniques et des réunions avec des responsables des pays du Golfe concernés.

S’adressant aux dirigeants chinois à Pékin aux côtés de M. Munir, M. Sharif a déclaré que "le monde traverse un moment critique", selon les images de la télévision pakistanaise PTV.

"Le Pakistan a joué un rôle sincère de médiation entre les États-Unis et l’Iran. Le maréchal (Munir) était à Téhéran et ne voulait pas manquer cette grande visite", a-t-il ajouté.

"Les choses vont dans la bonne direction. Je voudrais remercier la Chine pour son soutien à la promotion de la paix", a-t-il encore déclaré.


Pakistan: un accident de bus fait 17 morts et 10 blessés

Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
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  • Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement
  • "Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique

PESHAWAR: Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités.

L'accident s'est produit lorsqu'un bus de passagers reliant le district de Swat à Peshawar, dans le nord du pays, a subi une panne mécanique et s'est arrêté sur le bord de la route.

Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement.

"Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique.

Muhammad Ali, un médecin d'un hôpital local accueillant les victimes, a également confirmé le bilan.

De nombreux passagers rentraient chez eux à l'approche de l'Aïd, l'une des fêtes religieuses les plus importantes du calendrier musulman.