Liban: pas de survivant sous les décombres d’un immeuble de Beyrouth

Pour le peuple libanais, la possibilité d’une vie sous les ruines, c’est l’allégorie de son espoir déchu. (Capture d'écran)
Pour le peuple libanais, la possibilité d’une vie sous les ruines, c’est l’allégorie de son espoir déchu. (Capture d'écran)
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Publié le Dimanche 06 septembre 2020

Liban: pas de survivant sous les décombres d’un immeuble de Beyrouth

  • « Après avoir exploré 95% de l’immeuble, nous sommes à présent sûrs qu’il n’y a pas de survivants, ni de corps qui gît »
  • « Nous tenons à insister sur le fait que nous sommes une grande famille, et que nous sommes venus du Chili, pour venir en aide à ce peuple frère »

BEYROUTH : Après plus de trois jours et quatre nuits de recherches acharnées, l’équipe d’experts sur le terrain perd espoir. Il n’y aura donc pas, contrairement aux estimations, de survivants sous les décombres d’un immeuble sinistré de Beyrouth, suite à l’explosion meurtrière du 4 Août.

C’est le souffle coupé, le cœur battant à la chamade, que ce peuple meurtri attendait l’issue de la fouille. Pour le peuple libanais, la possibilité d’une vie sous les ruines, c’est l’allégorie de son espoir déchu.

« Nous remercions la société civile libanaise, les forces de l’ordre, les pompiers, l’ambassadeur du Chili, et l’ONG « Live Love Beirut », sans lesquels nous n’aurions pu en arriver là. Nous œuvrons pour venir en aide gens, nous faisons tout ce qui est de notre ressort pour travailler au mieux. » a annoncé le chef de l’équipe chilienne de sauvetage.

Plus aucun signe de vie dans l’immeuble

« Hier nous avons détecté une série d’inspirations et d’expirations, nous nous sommes ensuite rendus compte qu’il devait s’agir de la respiration de l’un de nos bénévoles. La machine est très délicate et sensible au moindre signe de vie.

Aujourd’hui nous avons fait la dernière chose possible : nous avons creusé un tunnel sous les décombres. Après avoir exploré 95% de l’immeuble, nous sommes à présent sûrs qu’il n’y a pas de survivants, ni de corps qui gît. Malgré cela, le protocole doit continuer. La dernière étape consiste à débarrasser le site des décombres. » a affirmé le responsable chilien.

En effet, il suffit d’un rien pour que l’immeuble s’effondre complètement. « Il faut le démolir de toute urgence pour ne pas mettre la vie d’autrui en danger » affirme l’ingénieur en charge Riyadh El Assad. 

Un message d’entraide

« Le chien renifleur est blessé, il a été ausculté par un vétérinaire, il doit se reposer avant de se remettre au travail. Nous sommes prêts à nous rendre là où il faudra, même au port, afin d’aider comme nous le pourrons !  Nous tenons à insister sur le fait que nous sommes une grande famille, et que nous sommes venus du Chili, pour venir en aide à ce peuple frère, pour lui redonner de l’espoir, pour l’épauler comme nous le pouvons. Nous avons coopéré avec le gouvernement, les ONG, la société civile, et de nombreuses institutions. Le travail d'équipe s'est très bien déroulé.» affirme l’expert chilien.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.