Mohammed Koussa, le porte-parole de la lecture rapide en France

Classe de primaire à La Courneuve, en Seine-Saint-Denis (Photo, Martin BUREAU/AFP).
Classe de primaire à La Courneuve, en Seine-Saint-Denis (Photo, Martin BUREAU/AFP).
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Publié le Dimanche 06 septembre 2020

Mohammed Koussa, le porte-parole de la lecture rapide en France

  • Grâce à la MK Academy, Mohammed Koussa enseigne sa méthode de lecture rapide à tous ceux qui le souhaitent, de l’élève de CM2 en difficulté au retraité en quête de savoir
  • « Je voulais tout faire ! Mais une chose revenait tout le temps : enseigner, transmettre le savoir et former les nouvelles générations, parce que l’accès à la connaissance peut sauver bien des jeunes »

PARIS : Grâce au centre de formation continue qu’il a créé, la MK Academy (Mohammed Koussa Academy), cet ancien professeur des écoles enseigne sa méthode de lecture rapide à tous ceux qui le souhaitent, de l’élève de CM2 en difficulté au retraité en quête de savoir.

Issu d’un milieu modeste, élevé par des parents d’origine algérienne qui ne parlaient pas français, Mohammed Koussa s’est battu pour dépasser ces difficultés. Aîné d’une fratrie de trois garçons, il grandit en Seine-Saint-Denis et apprend à l’école la langue de Molière. Après un parcours scolaire classique, il choisit l’enseignement.

« Je voulais tout faire ! Mais une chose revenait tout le temps : enseigner, transmettre le savoir et former les nouvelles générations, parce que l’accès à la connaissance peut sauver bien des jeunes », explique celui qui a rejoint l’Éducation nationale en tant que professeur des écoles, puis est devenu professeur de lettres et d’histoire en lycée professionnel.

L’éducation est un sacerdoce pour ce père de quatre enfants, titulaire d’une maîtrise d’histoire contemporaine, également investi dans le milieu associatif – il a d’ailleurs reçu une médaille du ministère de la Jeunesse et des Sport pour son engagement. En effet, après avoir remporté les championnats de France de lecture rapide à la Sorbonne puis les championnats du monde en 2017, il décide de mettre son expérience – soit dix-neuf années de professorat – au service de ceux pour qui la lecture n’est pas un plaisir ou représente même un obstacle à l’épanouissement, que ce soit dans leur scolarité ou dans leur vie professionnelle.

Comment Koussa s’y est-il pris ? En fondant la MK Academy, une école d’un nouveau genre, accessible à tous à partir du niveau CM2, prisée par les étudiants ou les personnes en reconversion professionnelle et promouvant la lecture rapide.

Dix livres en dix jours

Une technique qui a changé sa propre vie. « Ce fut pour moi une prise de conscience du réel potentiel humain. Comme nous avons tous appris la même chose à l’école sans prendre en compte nos particularités, nous avons tous les mêmes façons de mal faire les choses. Quand j’ai passé les concours, je me suis rendu compte que ma façon de lire ne me permettrait jamais de terminer tous les livres indispensables. J’ai découvert alors la lecture rapide. Une fois que je me suis formé, j’ai pu lire dix livres en dix jours en 2016, ce qui m’a convaincu que je pouvais aller beaucoup plus loin que ce que je croyais. »

Mais comment fonctionne la lecture rapide ? « Elle est basée sur deux choses : des techniques et de la stratégie. Les techniques, c’est, par exemple, le balayage qui consiste à balayer les lignes de lecture de manière continue, sans s’arrêter. Cela permet d’éviter les arrêts et donc de gagner du temps. La stratégie concerne la gestion du temps et les conditions de concentration. La plupart des gens se déconcentrent pendant la lecture car ils n’ont pas de méthode pour déclencher la concentration. Dès qu’ils la perdent, ils ne savent pas comment faire pour se reconcentrer de nouveau de manière efficace. C’est pour cela que dans ma méthode de lecture rapide, j’enseigne une technique très facile pour se concentrer, surtout au moment où on perd sa concentration. »

Née de sa volonté d’enseigner autrement, hors du cadre spécifique de l’Éducation nationale, la MK Academy occupe désormais la totalité de son temps. Il a été rejoint par sa femme, le Dr Djahida Bouskra, qui est la responsable administrative et scientifique de l’académie.

Et quels résultats peuvent attendre les élèves de cette école qui offre la possibilité d’apprendre efficacement sans avoir l’impression de fournir de gros efforts ?

« La lecture rapide permet d’axer le travail de lecture sur des éléments inhabituels, ce qui stimule l’intérêt des élèves. En leur expliquant les notions de concentration et de mémorisation, qu’ils connaissent peu, ils ont la possibilité de mieux se débrouiller. Il y a un autre domaine que nous abordons dans la méthode, c’est celui de la prise de notes. Nous utilisons la carte mentale, qui est une méthode de prise de notes sous forme graphique, à l’aide de dessins. Bref, tout cela permet d’apprendre et d’étudier avec l’impression de jouer. »

La formation porte le nom « Les Clés du savoir » et propose deux niveaux. Accessible dès l’âge de 10 ans, cette méthode met l’accent sur la pédagogie et la progression, privilégiant la pratique, contrairement aux méthodes théoriques souvent décourageantes. Pour s’inscrire, il suffit d’aller sur le site Internet et de choisir le type de formation : en présentiel ou en ligne, pour ceux qui désirent suivre l’apprentissage seuls devant leur ordinateur ; ils accèdent alors à un espace privé et sécurisé 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24.

 

Pour en savoir plus : https://www.mkacademy.net/


Au cœur du centre de crise du Quai d’Orsay: rapatrier mais également écouter et rassurer

Depuis les frappes israélo-américaines contre l’Iran et la riposte de Téhéran, la situation militaire au Moyen-Orient s’est fortement tendue. Cette crise représente un défi majeur pour la France, qui doit protéger et rapatrier ses ressortissants dans une région devenue instable. (Arlette Khouri)
Depuis les frappes israélo-américaines contre l’Iran et la riposte de Téhéran, la situation militaire au Moyen-Orient s’est fortement tendue. Cette crise représente un défi majeur pour la France, qui doit protéger et rapatrier ses ressortissants dans une région devenue instable. (Arlette Khouri)
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  • Depuis le début de la crise, près de 15 000 appels ont été enregistrés
  • Chaque appel permet de créer un dossier pour identifier la situation des personnes et déterminer les priorités

PARIS: Depuis les frappes israélo-américaines contre l’Iran et la riposte de Téhéran, la situation militaire au Moyen-Orient s’est fortement tendue. Cette crise représente un défi majeur pour la France, qui doit protéger et rapatrier ses ressortissants dans une région devenue instable.

Le Centre de crise et de soutien (CDCS) du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, dirigé par l’ambassadeur Louis L’alliot, a été immédiatement mobilisé. Ses équipes travaillent jour et nuit pour répondre aux appels des Français, organiser des évacuations et coordonner les actions diplomatiques et humanitaires.

Environ 400 000 Français vivent au Moyen-Orient, auxquels s’ajoutent de nombreux touristes. La fermeture des espaces aériens rend les départs très difficiles. Une plateforme téléphonique composée d’environ 30 répondants, dont une majorité de bénévoles de la Croix-Rouge, traite les appels de personnes inquiètes ou bloquées. Au total, plus de 50 agents peuvent répondre simultanément grâce à plusieurs centres d’appel.

Depuis le début de la crise, près de 15 000 appels ont été enregistrés. Chaque appel permet de créer un dossier pour identifier la situation des personnes et déterminer les priorités. Les personnes vulnérables (personnes âgées, malades, familles avec jeunes enfants) sont prioritaires pour les vols spéciaux affrétés par l’État, dont le coût est en partie pris en charge.

Jusqu’à présent, plus de 1 500 personnes ont été rapatriées par ces vols, tandis qu’environ 17 000 Français ont quitté la région par leurs propres moyens.

Le centre fonctionne grâce à plusieurs pôles spécialisés : gestion des ressources humaines, relations internationales, soutien médical, organisation des vols et le « pôle communauté » chargé de contacter les ressortissants prioritaires.

Les bénévoles de la Croix-Rouge jouent également un rôle important en apportant écoute et soutien psychologique aux appelants souvent stressés ou inquiets.

Créé en 2008, le Centre de crise et de soutien est aujourd’hui un outil essentiel de la diplomatie française, capable d’activer une cellule de crise en moins d’une heure et de fonctionner 24h/24 lors de situations internationales majeures.


Municipales en France: percée de la gauche radicale, l'extrême droite s'installe

Sarah Knafo (au centre), candidate d'extrême droite du parti Reconquete! à la mairie de Paris, se promène parmi ses partisans et les représentants des médias après l'annonce des résultats du premier tour des élections municipales de 2026 à Paris, le 15 mars 2026. (AFP)
Sarah Knafo (au centre), candidate d'extrême droite du parti Reconquete! à la mairie de Paris, se promène parmi ses partisans et les représentants des médias après l'annonce des résultats du premier tour des élections municipales de 2026 à Paris, le 15 mars 2026. (AFP)
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  • Tard dans la nuit dimanche, les tractations ont commencé partout où de possibles triangulaires, quadran, quinquan, voire sextangulaires sont théoriquement possibles, puisqu'il suffit qu'une liste ait obtenu 10% pour qu'elle puisse se maintenir au 2e tour
  • A Toulouse (sud), 4e ville de France, où La France insoumise (LFI), le parti de gauche radicale dirigé par Jean-Luc Mélenchon, est arrivé à la surprise générale devant la liste de gauche menée par le Parti socialiste (PS)

PARIS: Au lendemain d'élections locales en France marquées par la percée de la gauche radicale et des scores favorables à l'extrême droite, des alliances délicates ont commencé à se nouer à gauche lundi en vue du second tour dimanche.

Les résultats ont placé en effet dimanche soir les forces politiques, et notamment la gauche, face à de nombreux dilemmes à treize mois de la prochaine présidentielle. Le scrutin a été marqué par une progression de l'abstention.

Tard dans la nuit dimanche, les tractations ont commencé partout où de possibles triangulaires, quadran, quinquan, voire sextangulaires sont théoriquement possibles, puisqu'il suffit qu'une liste ait obtenu 10% pour qu'elle puisse se maintenir au second tour.

A Toulouse (sud), 4e ville de France, où La France insoumise (LFI), le parti de gauche radicale dirigé par Jean-Luc Mélenchon, est arrivé à la surprise générale devant la liste de gauche menée par le Parti socialiste (PS), une "liste commune" a été annoncée dès lundi matin.

A Lille (nord), les discussions ont débuté entre les trois forces de gauche arrivées en tête, socialistes et insoumis cherchant une alliance avec les Écologistes.

A Besançon (est), la maire écologiste sortante, largement distancée par le candidat Les Républicains (LR, droite), a annoncé son ralliement à LFI pour "battre la droite".

A Lyon (centre-est) également, la candidate LFI espère une fusion avec la liste de l'écologiste sortant Grégory Doucet contre le candidat de droite Jean-Michel Aulas, ancien patron de l'Olympique lyonnais.

Mais à Paris et Marseille, 2e ville de France, les négociations s'annoncent plus ardues après des campagnes extrêment tendues entre PS et LFI.

A Paris, le candidat socialiste Emmanuel Grégoire a certes largement distancé sa concurrente de droite Rachida Dati, ex-ministre de la Culture, d'au moins dix points et semble en mesure de permettre à la gauche hors-LFI de conserver la capitale.

Mais la candidate Insoumise Sophia Chikirou, qui a passé le cap des 10%, risque de lui mettre des bâtons dans les roues.

Faute de fusion, elle se maintiendra, a-t-elle assuré. Le socialiste a toujours exclu la moindre alliance avec LFI.

"Tradition à gauche" 

En face, le candidat centriste Pierre-Yves Bournazel va lui aussi devoir décider s'il répond à l'appel au "rassemblement" lancé par Rachida Dati.

Pour la gauche, la situation est plus complexe encore à Marseille, où le sortant Benoît Payan est au coude-à-coude avec Franck Allisio (Rassemblement national, RN).

M. Payan a affirmé qu'il n'était "pas question de faire la moindre tambouille avec qui que ce soit". Une position jugée "irresponsable" par le LFI Sébastien Delogu, lui aussi qualifié.

Les choix pour le second tour du 22 mars devront être tranchés au plus tard mardi soir, date-butoir pour les têtes de liste ayant obtenu plus de 10% des voix dimanche qui devront dire si elles se maintiennent, fusionnent ou se désistent.

Lundi matin, les stratèges des partis ont développé leurs argumentaires.

Répétant qu'il n'y aurait pas d'"accord national", le secrétaire général du PS Pierre Jouvet a demandé "solennellement" à LFI de se retirer à Marseille, tout en évoquant des alliances locales possibles, comme à Nantes (ouest).

Forte de ses bons résultats dans les grandes villes, de sa victoire à Saint-Denis (nord de Paris) et de son score très prometteur à Roubaix (nord), LFI continue de mettre la pression sur le reste de la gauche.

Son coordinateur Manuel Bompard a répété son souhait d'"une fusion entre les différentes listes (de gauche) pour battre la droite et l'extrême droite, comme d'ailleurs c'est la tradition à gauche depuis la nuit des temps".

A rebours, l'ancien président François Hollande ou le très probable candidat Place publique (gauche) à la présidentielle Raphaël Glucksmann semblent prêts à prendre le risque de voir des villes basculer à droite plutôt que de passer un accord avec le parti mélenchoniste.

Défendant le principe d'alliances locales, la cheffe des Écologistes Marine Tondelier a, pour sa part, estimé que refuser tout accord avec LFI "a un coût pour les habitants (des) villes qui avaient besoin de politiques de gauche et écolos".

De son côté, le RN, qui revendique 24 communes remportées et est en tête dans 60 autres, selon son vice-président Sébastien Chenu, a appelé les électeurs LR au "vote utile" au second tour pour faire barrage à la gauche.

Le RN, qui cherche à amplifier sa dynamique en vue de 2027, a vu plusieurs maires sortants être réélus comme Louis Aliot à Perpignan (sud).

A Nice (sud), son allié Eric Ciotti est très bien parti dans sa lutte fratricide contre Christian Estrosi, symbole d'un score en demi-teinte du bloc macroniste.

Seul l'ex-Premier ministre Édouard Philippe lui redonne quelques couleurs, avec une dizaine de points d'avance sur son concurrent communiste au Havre (nord-ouest).

 


Macron appelle Israël à des "discussions directes" avec le Liban, propose de les accueillir à Paris

Le président français Emmanuel Macron s’exprime lors d’une conférence de presse conjointe avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky au palais de l’Élysée à Paris, après des discussions sur le soutien de la France et de l’Europe à l’Ukraine et sur les moyens d’accentuer la pression sur la Russie, le 13 mars 2026. (Photo: AFP)
Le président français Emmanuel Macron s’exprime lors d’une conférence de presse conjointe avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky au palais de l’Élysée à Paris, après des discussions sur le soutien de la France et de l’Europe à l’Ukraine et sur les moyens d’accentuer la pression sur la Russie, le 13 mars 2026. (Photo: AFP)
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  • Emmanuel Macron appelle Israël à accepter des discussions directes avec l’exécutif libanais et toutes les composantes du Liban, se proposant de faciliter ces rencontres à Paris
  • Il exhorte le Hezbollah à stopper ses actions et Israël à renoncer à une offensive majeure afin d’éviter que le Liban ne sombre dans le chaos, alors que des centaines de milliers de personnes ont déjà fui les bombardements

PARIS: Emmanuel Macron a appelé samedi Israël à accepter des "discussions directes" avec l'exécutif libanais et "toutes les composantes" du Liban, qu'il s'est dit prêt à "faciliter" en "les accueillant à Paris".

"Tout doit être fait pour empêcher que le Liban ne sombre dans le chaos. Le Hezbollah doit arrêter immédiatement sa fuite en avant. Israël doit renoncer à une offensive d’ampleur et cesser ses frappes massives, alors que des centaines de milliers de personnes ont déjà fui les bombardements", a déclaré le président français sur X, rapportant s'être entretenu vendredi avec le président libanais Joseph Aoun, le Premier ministre libanais Nawaf Salam et le président du Parlement libanais Nabih Berri.