Incendies en Grèce: le mont Parnès en proie aux flammes près d'Athènes

Après le mont Penteli la semaine dernière, c'est le mont Parnès, la deuxième des trois collines qui encadrent Athènes, qui était en feu mardi (Photo, AFP)
Après le mont Penteli la semaine dernière, c'est le mont Parnès, la deuxième des trois collines qui encadrent Athènes, qui était en feu mardi (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 03 août 2021

Incendies en Grèce: le mont Parnès en proie aux flammes près d'Athènes

  • L'autoroute reliant le nord au sud du pays a été coupée par précaution et des dizaines d'enfants ont été évacués d'une colonie de vacances, selon des médias grecs
  • La Grèce a été confrontée à près de 80 feux mardi, dont 40 encore actifs, selon le ministre adjoint à la protection civile, Nikos Hardalias

ATHENES: La Grèce était mardi en proie à de nouveaux feux de forêt, en particulier au Nord d'Athènes, où quelque 300 personnes ont été évacuées, selon les pompiers.

Après le mont Penteli la semaine dernière, c'est le mont Parnès, la deuxième des trois collines qui encadrent Athènes, qui était en feu mardi, répandant d'épaisses fumées sur la capitale grecque.

Les feux s'approchant des habitations, trois villages ont été évacués au pied du mont Parnès, à une trentaine km au nord-ouest d'Athènes, selon les pompiers.

"Notre priorité est de sauver des vies, d'où la décision d'évacuer des villages", a précisé mardi soir, lors d'une conférence de presse, le ministre de la Protection du citoyen, Michalis Chryssohoidis, évoquant des conditions difficiles. 

"C'est une tragédie", a confié sur la chaîne de télévision Skai Spyros Vrettos, le maire du chef-lieu, Acharnon. "Mais heureusement, la vie d'aucune personne n'est en danger". 

L'autoroute reliant le nord au sud du pays a été coupée par précaution et des dizaines d'enfants ont été évacués d'une colonie de vacances, selon des médias grecs. 

Près de 200 chevaux qui se trouvaient dans des centres d'équitation ont également été déplacés sains et saufs, selon la confédération grecque d'équitation.

La police a indiqué avoir aidé près de 70 personnes qui étaient coincées chez elles, dans des localités entourées par les flammes.

La protection civile a dit avoir envoyé des messages aux résidents de Varympompi, située sur le mont Parnès, afin qu'ils restent en état d'alerte. 

Varympompi se trouve proche de l'ancien palais royal de Tatoï, d'où des oeuvres précieuses ont été mises à l'abri par précaution. 

Au total, plus de 500 pompiers, 70 camions, cinq hélicoptères et sept bombardiers d'eau sont mobilisés à Varympompi, selon les services d'incendie.

Un habitant, sur la chaîne Open TV, s'interroge en colère : "Il n'y avait pas de vent. Comment est-ce que les pompiers n'ont pas pu éteindre rapidement ce feu ?". 

D'après l'agence de presse grecque ANA, seize mineurs non accompagnés du centre de rétention d'Amygdaleza situé à proximité du feu ont été transférés dans un camp de l'Attique par précaution. Si nécessaire, les autres migrants pourraient aussi être déplacés vers d'autres structures selon l'ANA.

Giannis Antetokounmpo, le joueur de basket gréco-nigérian et champion de la NBA, qui devait aller à la rencontre de ses fans dans son quartier natal de Sepolia, a annulé l'événement à cause de l'incendie.

"Nous espérons qu'il n'y aura pas de victimes dans l'incendie. Nous reportons bien évidemment la fête à Sepolia", a-t-il précisé sur Twitter.

La Grèce a été confrontée à près de 80 feux mardi, dont 40 encore actifs, selon le ministre adjoint à la protection civile, Nikos Hardalias.

"Nous faisons face à des conditions extrêmes avec des températures autour de 45°C en Attique", a ajouté le ministre, lors de la même conférence de presse. 

"Les heures qui viennent sont décisives. La canicule va encore durer, nous demandons aux citoyens d'être vigilants", a-t-il conclu.

Dans le sud de la péninsule du Péloponnèse, à 300 km d'Athènes, trois villages ont été évacués après un incendie qui s'est déclaré mardi après-midi.

Sur l'île de Kos, dans l'archipel du Dodécanèse en mer Egée, les pompiers ont fini mardi soir par maîtriser un feu de forêt. 

Les pompiers peinaient à circonscrire un autre sinistre important, en cours depuis dimanche sur l'île touristique de Rhodes, qui continuait mardi à consumer une forêt.

Depuis la semaine dernière, la Grèce est touchée par "la pire canicule" en plus de trente ans, selon le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis.


Malgré les menaces de Téhéran, les discussions continuent "à un rythme rapide" selon Trump

Des personnes scandent lors d’un rassemblement à Téhéran lundi soir, alors que les progrès vers un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran s’essoufflaient. (West Asia News Agency via Reuters)
Des personnes scandent lors d’un rassemblement à Téhéran lundi soir, alors que les progrès vers un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran s’essoufflaient. (West Asia News Agency via Reuters)
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  • Les pourparlers États-Unis–Iran sont fragiles, entre annonces d’accords et suspension du dialogue.
  • Malgré les discussions, les frappes et menaces d’escalade régionale se poursuivent, alimentant l’instabilité

TEHERAN: Donald Trump a assuré lundi que les négociations avec Téhéran pour mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient se poursuivaient "à un rythme rapide" et qu'une détente se profilait au Liban, comme exigé par la partie iranienne.

Un peu plus tôt, l'agence de presse iranienne Tasnim avait affirmé que les négociateurs du pays avaient "suspendu" le dialogue indirect avec Washington à cause des "crimes" qu'Israël "continue à commettre", sans que cette information ne soit confirmée de source officielle iranienne.

"Les Etats-Unis sont directement responsables d'une violation du cessez-le-feu contre l'Iran, et d'une violation du cessez-le-feu par le régime israélien contre le Liban", a estimé le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué.

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont estimé que "les lignes rouges franchies" à Gaza et au Liban équivalaient "à une guerre directe", en référence aux frappes quasi quotidiennes d'Israël dans le territoire palestinien et à son offensive dans le pays voisin.

"En réponse", l'Iran "est déterminé à mener des opérations défensives" et à "ouvrir de nouveaux fronts", ont averti les Gardiens.

Mais Donald Trump a annoncé avoir obtenu auprès du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, l'engagement de ne pas envoyer de troupes à Beyrouth, et auprès du Hezbollah pro-iranien celui de "cesser totalement le feu".

"Israël ne les attaquera pas et ils n'attaqueront pas Israël", a-t-il écrit.

Peu après, l'ambassade du Liban aux Etats-Unis a confirmé que le Hezbollah avait accepté une proposition américaine de "cessation mutuelle des attaques" avec Israël.

- Le pétrole fébrile -

Les négociations indirectes entre les Etats-Unis et l'Iran, pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par une attaque conjointe israélo-américaine, patinent depuis des semaines.

D'autant que Téhéran a redit lundi que le nucléaire iranien ne faisait pas partie "à ce stade" des discussions, contrairement aux attentes de Donald Trump, qui a affirmé dimanche soir qu'un protocole d'accord devrait stipuler "très clairement que l'Iran n'aura(it) pas d'arme nucléaire".

Autre dossier clé des discussions, la navigation maritime. Selon Tasnim, l'Iran compte continuer à verrouiller le détroit d'Ormuz, et envisage de perturber le trafic dans celui de Bab el-Mandeb, de l'autre côté de la péninsule arabique - ce qui bloquerait l'accès au canal de Suez via la mer Rouge et contraindrait les navires à d'énormes détours.

Un navire a été touché par un projectile dans le Golfe qui a déclenché une forte explosion, a indiqué sans plus de détails l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

Dans ce contexte, le cours du Brent de la mer du Nord, référence mondiale du pétrole brut, est brutalement reparti à la hausse (jusqu'à environ +7%) avant de ralentir quelque peu et de terminer la séance en hausse de 4,24% à 94,98 dollars.

- Washington défend des frappes "défensives" -

L'Iran avait plus tôt dans la journée accusé les Etats-Unis de violer à nouveau le fragile cessez-le-feu conclu le 8 avril, après des frappes américaines ce week-end suivies de représailles militaires iraniennes.

L'armée américaine a annoncé avoir mené samedi et dimanche une nouvelle vague de frappes "défensives" sur le sud de l'Iran, la troisième en un peu plus d'une semaine.

Ces bombardements ont visé des systèmes de radar et de contrôle de drones dans la ville de Goruk et l'île de Qeshm dans le détroit d'Ormuz, a précisé le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

Les Gardiens iraniens avaient dit avoir riposté en attaquant une base utilisée par l'armée américaine pour des frappes contre son territoire, sans nommer le pays visé - mais le Koweït a intercepté des missiles et drones "hostiles" et les a attribués à l'Iran.

La guerre a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, et ébranle l'économie mondiale.


L'UE appelle Israël à cesser son « escalade militaire» au Liban

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  • Israël doit cesser son "escalade militaire" au Liban et respecter "la souveraineté et l'intégrité territoriale" de ce pays
  • "Le peuple libanais a déjà enduré d’immenses épreuves. Il n’a pas choisi cette guerre, et cette guerre n’est pas la sienne"

BRUXELLES: Israël doit cesser son "escalade militaire" au Liban et respecter "la souveraineté et l'intégrité territoriale" de ce pays, où les autorités israéliennes envisagent d'établir dans le sud une zone sous contrôle militaire, a affirmé lundi un porte-parole de l'Union européenne.

"Le peuple libanais a déjà enduré d’immenses épreuves. Il n’a pas choisi cette guerre, et cette guerre n’est pas la sienne", a affirmé ce porte-parole, Anouar El Anouni.

 

 


Trump a renvoyé une proposition d'accord plus stricte à l'Iran 

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  • D'après le New York Times, citant samedi des responsables ayant connaissance des tractations, le président américain a durci certains termes de la proposition qui était sur la table et a adressé ce nouveau plan à Téhéran
  • Selon le site Axios, il souhaitait renforcer la position de Washington sur plusieurs aspects qu'il considère personnellement comme importants, notamment le sort des matériaux nucléaires iraniens

WASHINGTON: Donald Trump a renvoyé une nouvelle proposition d'accord plus stricte à l'Iran pour mettre fin à la guerre, alors qu'une entente semblait se rapprocher ces derniers jours, affirment samedi des médias américain.

D'après le New York Times, citant samedi des responsables ayant connaissance des tractations, le président américain a durci certains termes de la proposition qui était sur la table et a adressé ce nouveau plan à Téhéran.

Le média américain n'est pas en mesure de préciser les changements apportés par le républicain. Mais selon le site Axios, il souhaitait renforcer la position de Washington sur plusieurs aspects qu'il considère personnellement comme importants, notamment le sort des matériaux nucléaires iraniens.

M. Trump a maintes fois répété qu'il était exclu que Téhéran se dote de l'arme atomique, et exige que son stock d'uranium hautement enrichi soit détruit.

La question du nucléaire est l'un des principaux points de friction dans les négociations pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive israélo-américaine contre la République islamique.

Parmi les autres priorités du président figurent la réouverture et le déminage du détroit d'Ormuz par l'Iran, qui en bloquant cette voie d'eau perturbe gravement les approvisionnements en carburant et l'économie mondiale en général.

Les modifications apportées par Donald Trump pourraient encore prolonger les négociations. Des sources américaines ont indiqué à l'AFP que le président n'avait pas décidé de signer la proposition sur son bureau vendredi, après une réunion de crise à la Maison Blanche.

Dans la soirée, un responsable de la présidence avait affirmé que Donald Trump ne signerait un accord "que s'il est bon pour l'Amérique et que ses lignes rouges sont satisfaites".