La Lituanie commence à repousser les migrants en provenance du Bélarus

Depuis le début de l'année, la Lituanie, pays de 2,8 millions d'habitants, a enregistré plus de 4 000 migrants - pour la plupart des ressortissants irakiens - contre 81 pour l'ensemble de 2020. (Photo, AFP)
Depuis le début de l'année, la Lituanie, pays de 2,8 millions d'habitants, a enregistré plus de 4 000 migrants - pour la plupart des ressortissants irakiens - contre 81 pour l'ensemble de 2020. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Mercredi 04 août 2021

La Lituanie commence à repousser les migrants en provenance du Bélarus

  • Les autorités lituaniennes soupçonnent le régime bélarusse, soutenu par la Russie, d'orchestrer cet afflux
  • Les ONG lituaniennes estiment que le refoulement des migrants viole les droits humains

VILNIUS: Les gardes-frontières lituaniens ont déclaré mardi qu'ils avaient commencé à repousser les migrants qui tentaient d'entrer dans ce pays, membre de l'UE, en provenance du Bélarus voisin, alors que Vilnius lutte avec une crise migratoire sans précédent.

Les autorités lituaniennes soupçonnent le régime bélarusse, soutenu par la Russie, d'orchestrer cet afflux, en guise de représailles aux sanctions de l'UE. 

"Quiconque tente d'entrer illégalement sur le territoire lituanien se verra refuser l'entrée et sera dirigé vers le point de contrôle frontalier international opérationnel le plus proche", a déclaré Rustamas Liubajevas, chef des gardes-frontières.

"Des mesures dissuasives peuvent être prises contre ceux qui ne s'y conforment pas", a-t-il déclaré à la presse, ajoutant que quelque 180 migrants avaient déjà été renvoyés au Bélarus mardi. 

La décision prise par la ministre lituanienne de l'Intérieur Agne Bilotaite, qui est entrée en vigueur mardi, permet aux autorités de recourir à la force pour détourner les migrants vers des points de passage frontaliers officiels ou des missions diplomatiques, où ils peuvent demander l'asile légalement.

M. Liubajevas a refusé de divulguer les mesures exactes prises par les gardes-frontières mardi, mais il a déclaré qu'ils n'avaient pas utilisé la force. 

Les ONG lituaniennes estiment que le refoulement des migrants viole les droits humains. 

"Cela restreint le droit humain fondamental de demander l'asile dans un état sûr", a déclaré Akvile Krisciunaite, chercheuse de l'ONG Diversity Development Group. 

"Le Bélarus n'est pas un pays sûr et on sait que les droits humains y sont gravement bafoués", a-t-elle déclaré.

Depuis le début de l'année, la Lituanie, pays de 2,8 millions d'habitants, a enregistré plus de 4 000 migrants - pour la plupart des ressortissants irakiens - contre 81 pour l'ensemble de 2020.

Les tensions entre Minsk et Vilnius se sont aggravées l'année dernière après que la Lituanie est devenue un pays d'accueil pour l'opposition bélarusse qui a fuit le pays à la suite d'une élection présidentielle contestée. 

La chef de l'opposition bélarusse, Svetlana Tikhanovskaïa, qui affirme avoir remporté légitimement l'élection présidentielle d'août 2020 face à M. Loukachenko vit actuellement en Lituanie. 

L'UE a menacé de renforcer les sanctions qu'elle a imposées au Bélarus l'année dernière à la suite de la répression des manifestations protestant contre les élections contestées.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
Short Url
  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Short Url
  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Short Url
  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.