Une cité russe promise au bouleversement grâce à son horizon chinois

Une rue de la ville de Svobodnyy, en Russie extrême-orientale, le 18 août 2020. (Dimitar DILKOFF / AFP)
Une rue de la ville de Svobodnyy, en Russie extrême-orientale, le 18 août 2020. (Dimitar DILKOFF / AFP)
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Publié le Dimanche 06 septembre 2020

Une cité russe promise au bouleversement grâce à son horizon chinois

  • Des installations sportives soviétiques restaurées et des rues éventrées par les travaux témoignent cependant des débuts d'un gigantesque projet de transformation urbaine d'ici 2030
  • La surface des logements disponible doit presque doubler, la ville doit être approvisionnée en eau propre et le chauffage au charbon et au mazout doit céder la place au gaz

SVOBODNY : Svobodny, ville isolée de l'Extrême-Orient russe, végétait dans un état de délabrement avancé depuis la chute de l'Union soviétique jusqu'à l'arrivée de méga-projets tournés vers la Chine voisine, qui promettent de transformer la ville.

Dans le centre, des enfants se pressent autour d'un petit skate-park, seule attraction de la vaste et grise place Lénine. Autour, les chaussées sont défoncées, les murs croulants et décrépis. 

Seuls 6% des rues ont des trottoirs, 16% des espaces publics sont éclairés, les inondations fréquentes lorsqu'il pleut et la couleur de l'eau du robinet tire souvent sur le rouge-brun. 

Des installations sportives soviétiques restaurées et des rues éventrées par les travaux témoignent cependant des débuts d'un gigantesque projet de transformation urbaine d'ici 2030.

Le maire, Vladimir Konstantinov, croit dur comme fer que Svobodny --Libre en russe -- peut désormais devenir « une des plus belles villes d'Extrême-Orient », « confortable, avec de beaux trottoirs ».

Car à 150 km du fleuve Amour, marquant la frontière avec la Chine, cette cité se situe dans une région tout entière tournée vers son voisin oriental dans le cadre de la stratégie russe de « pivot vers l'Est », accentuée depuis la crispation en 2014 des relations avec l'Occident.

Deux gigantesques usines sont en construction à 15 km du centre de la ville: une de Gazprom pour le traitement du gaz, reliée au nouveau gazoduc russo-chinois Power of Siberia, et l'autre, un site pétrochimique de Sibur fabriquant des polymères, ces granules utilisés pour fabriquer des produits en plastique, surtout pour le marché chinois. 

Le quotidien des 54.000 habitants en sera bouleversé: son économie doit être multipliée par 32 et quelque 13.000 nouvelles personnes doivent s'y installer à terme.

Pendant la construction des fabriques, jusqu'à 40.000 ouvriers viendront sur place. Un choc pour une ville qui a perdu un tiers de sa population depuis 1989.

Plus de 50 milliards de roubles (568 millions d'euros au taux actuel) - somme colossale pour une municipalité russe - sont dédiés à sa transformation, fruit d'un partenariat entre Gazprom, Sibur, l'Etat, la région, la ville et une agence d'urbanisme moscovite branchée, Strelka.

Ce ne sera pas la première mutation pour Svobodny, dont l'évolution a suivi le cours mouvementé de l'histoire russe. 

Une vieille histoire

Fondée à la fin du 19ème siècle autour de mines d'or, Svobodny accueille ensuite de 1932 à 1953 le Bamlag, goulag où des centaines de milliers de prisonniers construisirent la ligne ferroviaire Baïkal-Amour et un tronçon du transsibérien.

Puis Svobodny fleurit grâce aux usines militaires et de pièces automobiles. Celles-ci seront englouties par le chaos post-soviétique des années 90 et leurs ruines se dressent aujourd'hui près du centre.

Ilia Koutiriov, habitant de 34 ans, relève que la ville aux loisirs limités et aux coupures d'électricité et d'eau fréquentes a déjà commencé à changer.

« Je trouve désormais un café à emporter le matin », se réjouit le jeune homme, installé ici depuis deux ans, dans le cadre des chantiers des nouvelles usines, 

Selon une enquête réalisée en ligne, les habitants veulent eux que la reconstruction, d'ici 2030, permette d'y ancrer les jeunes. 

Ils demandent « des espaces publics pour les jeunes, la population vieillissante est très préoccupée par la fuite de la jeunesse », indique Semyon Moskalik, 29 ans, directeur du projet à Strelka.

La surface des logements disponible doit presque doubler, la ville doit être approvisionnée en eau propre et le chauffage au charbon et au mazout doit céder la place au gaz. 

Sous les vidéos léchées du projet sur internet, les commentaires de riverains dubitatifs se multiplient cependant, accusant les autorités d'être des « rêveurs » dans le meilleur de cas. D'autres estiment qu'ils sont des « menteurs » ou qu'ils cherchent à se « remplir les poches ». 

« C'est typique de tous les projets russes de développement urbain, les gens ne croient pas qu'ils se réaliseront. Le contraste semble trop grand entre la réalité et les images que nous leur montrons », tempère Semyon Moskalik.

Le maire reconnaît que certains habitants sont sur la défensive, mais il est convaincu que la plupart comprennent « que s'il n'y avait pas ces deux usines, la ville se retrouverait dans une situation très difficile ».


Foot: Hervé Renard nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire

Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
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  • Hervé Renard est nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire, un poste qu'il avait déjà occupé entre 2014 et 2015 avec une victoire à la CAN
  • Le Français succède à Emerse Faé, qui quitte ses fonctions malgré le sacre continental de 2024 et le meilleur parcours mondial de l'histoire du pays en 2026

PARIS: Le Français Hervé Renard a été nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire pour succéder à Emerse Faé, a annoncé mardi la fédération ivoirienne de football (FIF) sur ses réseaux sociaux.

Âgé de 57 ans, Renard, qui a brièvement dirigé la Tunisie lors du Mondial-2026 en étant arrivé en pleine compétition, avait déjà occupé ce poste entre 2014 et 2015, avec à la clé une Coupe d'Afrique des nations en 2015.

Renard, dont l'arrivée avait été annoncée dès mardi par le journal le Parisien, prend la suite de Faé, non reconduit par la FIF malgré une Coupe d'Afrique des nations remportée en 2024 et une qualification en 16e de finale lors du Mondial 2026, une première dans l'histoire du pays.

Renard, qui a dirigé au cours de sa carrière de nombreuses sélections, avait pris la tête de la Tunisie à la suite du lourd revers contre la Suède (5-1) lors du premier match des Aigles de Carthage au Mondial, une déroute qui avait coûté sa place à Sabri Lamouchi.

Il a officié à deux reprises, avec deux défaites à la clé, contre le Japon (4-0) et les Pays-Bas (3-1).

Libre de tout contrat après ce court intérim, Hervé Renard retrouve onze ans plus tard le banc de la Côte d'Ivoire où il jouit d'une très grande popularité, gagnée grâce au sacre de la CAN-2015 avec la génération de Yaya Touré, après près de 25 ans de disette.

Déjà vainqueur de la CAN trois ans plus tôt avec la Zambie, le technicien s'est bâti une réputation solide sur le continent africain où il a multiplié les expériences à la tête d'équipes nationales (Ghana, Angola, Maroc...).

Il a toutefois connu ces dernières années des expériences plus mitigées notamment à la tête de la sélection saoudienne, dont il a été limogé en avril malgré une qualification au Mondial-2026, ou sur le banc de l'équipe de France féminine, avec laquelle il a atteint les quarts des JO-2024 à Paris.

M. Renard est attendu à Abidjan dans les prochains jours afin de prendre officiellement ses fonctions, a précisé la fédération ivoirienne.


Trump dit que soit le détroit d'Ormuz "ouvrira très bientôt", soit l'Iran sera frappé "très fort"

Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
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  • Donald Trump affirme qu'un accord avec l'Iran sur la réouverture du détroit d'Ormuz est proche, tout en menaçant Téhéran de représailles en cas d'échec
  • Un accord temporaire de 60 jours serait à l'étude pour encadrer la navigation dans le détroit, alors que les incidents sécuritaires se poursuivent

Rancho Palos Verdes, États-Unis:  Donald Trump a déclaré mardi que le détroit d'Ormuz ouvrirait "très bientôt, ou alors (les Iraniens) seront frappés très fort", dans un entretien accordé à la chaîne Fox News.

"Nous avons de très bonnes discussions", a encore dit le président américain, en déplacement en Californie (ouest), assurant que l'Iran voulait passer un accord.

"J'ai le temps", a aussi déclaré le dirigeant républicain à propos de ce conflit qui dure depuis plus de cinq mois.

Selon le site Axios, qui cite des "sources régionales", un accord temporaire de 60 jours est en discussion pour organiser le passage dans le détroit entre l'Iran et le sultanat d'Oman.

Cet accord préliminaire, qui pourrait être annoncé dès mercredi, prévoit selon Axios que tout transport maritime entrant via le détroit emprunterait une voie nord dans les eaux iraniennes, et tout navire sortant suivrait une trajectoire méridionale dans les eaux contrôlées par Oman, le tout sans péage ou droit de passage.

Pendant cette période de soixante jours, et dans l'attente d'un accord définitif, la voie médiane du détroit serait déminée, toujours selon Axios, qui prévient que ce compromis n'est pas encore scellé.

"Il y a une chance que nous parvenions aujourd'hui ou demain à un accord visant à rouvrir le détroit et à aller vers une normalisation", a déclaré mardi le ministre des Finances américain Scott Bessent dans un entretien à la chaîne CNBC.

Les tensions dans le détroit, devenu un enjeu de premier plan dans la guerre au Moyen-Orient, restent vives. Mardi, l'agence maritime britannique UKMTO a indiqué qu'un navire y avait été touché par un "projectile inconnu".


Un "projectile inconnu" frappe un cargo dans le détroit d'Ormuz, selon l'UKMTO

Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Un cargo a été touché par un « projectile inconnu » dans le détroit d’Ormuz, selon l'agence maritime britannique UKMTO
  • Aucun blessé ni dégât n'a été signalé à ce stade

DUBAI: Un "projectile inconnu" a frappé un cargo dans le détroit d'Ormuz, a alerté l'agence maritime britannique UKMTO dans la nuit de lundi à mardi, sans faire mention d'éventuels blessés ou dégâts.

Un cargo, dont le nom n'a pas été précisé, a signalé à l'UKMTO avoir été "touché par un projectile inconnu", selon le communiqué de l'organisation. Les faits sont survenus à quelque 20 milles nautiques (37 kilomètres) au nord-est de la ville omanaise d'Al Khasab, de même source.