Retour à la liberté de la presse, une urgence

 Va-t-on continuer à ajouter l’arbitraire aux drames qui nous accablent ou se décidera-t-on  enfin à enrayer sa propre dérive autoritaire ? (Photo, AFP)
Va-t-on continuer à ajouter l’arbitraire aux drames qui nous accablent ou se décidera-t-on enfin à enrayer sa propre dérive autoritaire ? (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 07 août 2021

Retour à la liberté de la presse, une urgence

  • Actuellement, il est paradoxalement question, au niveau du gouvernement, d’une nouvelle législation visant à structurer la liberté d’information
  • Dans sa démarche de répression totale, les règles de démocratie et libertés, la liberté d’expression en tête, ont été alors tacitement suspendues

Au bout de cent neuf jours d’emprisonnement, le procès de Rabah Karèche se tient aujourd’hui à Tamanrasset. Notre collègue n’avait pas à subir une telle injustice pour avoir seulement fait son travail de journaliste. Il ne devrait surtout pas l’endurer plus longtemps. Pour rappel, la mise en détention de notre correspondant est venue à la suite d’autres incarcérations de journalistes. 

D’abord intégrée dans la démarche de répression du mouvement de février 2019, cette pratique a, ensuite, été banalisée comme elle ne l’a jamais été depuis qu’existe une presse privée en Algérie. Elle illustre la politique de remise en question des principes de liberté d’expression et de liberté de presse qu’on a pu observer au cours de ces deux dernières années. Actuellement, il est paradoxalement question, au niveau du gouvernement, d’une nouvelle législation visant à structurer la liberté d’information.

Une loi de plus pourrait-elle assurer au journaliste la sécurité dans sa fonction que la Constitution et les lois déjà en vigueur n’ont pas pu lui assurer ? Il suffit de percevoir la conception sécuritaire, et donc répressive, de la législation sur la communication qui transparaît du discours officiel pour désespérer d’une prochaine promotion de la liberté de presse.

 

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NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en français se contente d’une publication très sommaire, revoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.


Qu'est-ce qui a enflammé Beyrouth ?

Des miliciens du Hezbollah et du mouvement Amal, des organisations chiites, tirent avec des armes de guerre dans les rues de Beyrouth, la capitale du Liban, le 14 octobre 2021. (Photo, AFP)
Des miliciens du Hezbollah et du mouvement Amal, des organisations chiites, tirent avec des armes de guerre dans les rues de Beyrouth, la capitale du Liban, le 14 octobre 2021. (Photo, AFP)
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  • «La tyrannie pourrait provenir des autorités ou de groupes armés qui imposent, par la force des armes, ce à quoi leurs homologues plus faibles ne peuvent pas s'opposer»
  • «Ce jeudi, il y a eu des opposants, et c'est ainsi que Beyrouth s'est enflammée»

En remontant à 1975, nos esprits vomissaient des pages d'histoire que les bien intentionnés d'entre nous pensaient avoir été tournées. 

L'assassinat de Maarouf Saad, le bus Ain al-Remmaneh… tous ont été rappelés à ce jour. Le passé ne passe pas au Liban.

Ce qui laisse le passé au présent, ou peut-être le met dans le futur, a un nom : la tyrannie.

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Une sortie sans importance

Emmanuel Macron a rendu hommage ce samedi aux victimes algériennes de la répression sanglante du 17 octobre 1961. (Photo, AFP)
Emmanuel Macron a rendu hommage ce samedi aux victimes algériennes de la répression sanglante du 17 octobre 1961. (Photo, AFP)
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  • «Une gerbe de fleurs, un silence, une atmosphère solennelle qui n’aura finalement duré qu’une demi-heure»
  • «Des considérations et des contingences politiques franco-françaises, souvent liées à la situation interne du pays, concourent au report de la reconnaissance de cette page noire par l’État français»

Le président français, Emmanuel Macron, s’est contenté d’un minimum pour la cérémonie de l’anniversaire des sanglants événements du 17 Octobre 1961.

Une cérémonie où il est resté silencieux alors que le communiqué de l’Élysée est truffé de mots savamment dosés. “Hommage à la mémoire de toutes les victimes” d'une “tragédie longtemps tue, déniée ou occultée”, est-il écrit dans le communiqué qui évoque une répression policière - “brutale, violente, sanglante”.

Mystère, d’autant plus que l’on attendait de lui qu’il fasse des annonces ou qu’il prenne des mesures à la hauteur de la tragédie du 17 Octobre 1961, qu’il a d’ailleurs reconnue : “Une tragédie longtemps tue.” 

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Mensonges et manipulation

L'ancien président tunisien Moncef Marzouki. (Photo, AFP/Getty images)
L'ancien président tunisien Moncef Marzouki. (Photo, AFP/Getty images)
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  • «Les Tunisiens sont aujourd’hui en droit de douter du bien-fondé des propos de Moncef Marzouki, surtout lorsque leur auteur se laisse prendre au piège de la tentation médiatique»
  • «Il nous semble que Marzouki soit à présent définitivement intégré dans la sphère des mensonges»

Appelant à l’ouverture d’une instruction judiciaire à l’encontre de tous ceux qui complotent contre la sûreté extérieure de l’Etat, plusieurs avocats ont déposé une plainte contre Moncef Marzouki et ses  manœuvres qui, selon eux, tombent sous le coup des dispositions de la loi pénale dans son volet relatif aux atteintes ciblant la sécurité extérieure du pays.

Pour sa part, le procureur général près la Cour d’appel a ordonné l’ouverture d’une enquête conformément à l’article 23 du Code de procédure pénale.       

A travers ce qu’il ne cesse de prétendre, en public ou en privé, et bien sûr à celui qui veut bien l’entendre, à travers aussi le discours auquel il fait appel, ou encore les arguments qu’il avance, il n’y a pas pratiquement dans la thèse de Marzouki une piste à creuser, et encore moins des données crédibles qui confirment l’engagement dans lequel il s’est lancé ces derniers temps. Une façon bien particulière de faire du surplace au point d’en perdre la face.

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