Infrastructures: le gigantesque plan voulu par Biden franchit une étape clé

Le pont de Brent Space, reliant l'Etat de l'Ohio au Kentucky, le 2 avril 2021 (AFP/Archives - Jeff Dean)
Le pont de Brent Space, reliant l'Etat de l'Ohio au Kentucky, le 2 avril 2021 (AFP/Archives - Jeff Dean)
Short Url
Publié le Samedi 07 août 2021

Infrastructures: le gigantesque plan voulu par Biden franchit une étape clé

  • Grâce au large soutien de démocrates et de républicains, le plan de 1.200 milliards de dollars d'investissements dans les infrastructures présenté comme «historique» par Joe Biden a surmonté samedi une étape clé au Sénat américain
  • Son adoption semble y être désormais garantie avant d'être envoyé à la Chambre des représentants

WASHINGTON : Grâce au large soutien de démocrates et de républicains, le plan de 1.200 milliards de dollars d'investissements dans les infrastructures présenté comme "historique" par Joe Biden a surmonté samedi une étape clé au Sénat américain, où son adoption semble désormais garantie avant d'être envoyé à la Chambre des représentants.

Fruit de mois de négociations et d'un rare consensus entre des sénateurs républicains et démocrates, ce grand plan prévoit 550 milliards de dollars de nouvelles dépenses fédérales dans les routes, les ponts, les transports mais aussi dans l'internet à haut débit et pour lutter contre le changement climatique.  

Il atteint au total 1.200 milliards de dollars - l'équivalent du Produit intérieur brut 2020 de l'Espagne - si l'on prend en compte la réorientation d'autres financements publics existants. Avec l'accord de 18 républicains, dont leur puissant chef Mitch McConnell, et de 49 démocrates, le Sénat a décidé de mettre fin aux débats sur le projet de loi. 

Ce vote de procédure nécessitait 60 voix. Il marque une étape décisive puisqu'il souligne les très fortes chances que le texte a d'être adopté ensuite, à la majorité simple (51 voix), au Sénat.  Mais le texte doit encore affronter une étape de procédure et il pourrait y avoir de nouveaux votes sur les amendements. 

Le vote final pourrait donc intervenir en début de semaine ou survenir dès ce week-end, les règles très flexibles du Sénat permettant d'accélérer les procédures... à condition d'obtenir l'unanimité. Les sénateurs négociaient d'ailleurs âprement samedi dans l'hémicycle même sur ces prochaines étapes. 

Cet accord "représente un investissement historique" a tweeté Joe Biden samedi. "Nous ne pouvons pas nous permettre de ne pas le mettre en oeuvre." L'adoption de ce projet offrirait une victoire éclatante au président démocrate, qui parie sur la reprise économique et la lutte contre les ravages de la pandémie de Covid-19. 

L'ex-président républicain Donald Trump a lui jugé samedi que cet accord était "une honte".  "Il me sera très difficile de soutenir quelqu'un d'assez stupide pour voter en faveur de cet accord", a-t-il menacé par communiqué, alors qu'il reste très populaire auprès des électeurs républicains et que les élections parlementaires de 2022 ("midterms") approchent..

Mais les républicains soutenant le projet savent aussi que ces investissements sont très populaires auprès des électeurs et l'influent Mitch McConnell a défendu samedi un texte imparfait mais fruit d'un "compromis". 


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
Short Url
  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Short Url
  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Short Url
  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.