Messi parle à Barcelone, Paris tend l'oreille

Lionel Messi connaît bien l'entraîneur du PSG, Mauricio Pochettino, son compatriote. (Photo, AFP)
Lionel Messi connaît bien l'entraîneur du PSG, Mauricio Pochettino, son compatriote. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 08 août 2021

Messi parle à Barcelone, Paris tend l'oreille

  • L'aréopage du PSG continue de plancher autour de l'arrivée du footballeur le mieux payé de la planète, auquel il a proposé un salaire autour de 40 millions d'euros net par an, selon le quotidien L'Equipe
  • Dimanche, ce feuilleton aux millions de suiveurs va connaître un nouvel épisode, avec la première prise de parole du N.10 de 34 ans depuis l'annonce de son départ du Barça jeudi soir

PARIS : La superstar Lionel Messi s'exprime dimanche (12h00) pour la première fois depuis son départ du FC Barcelone, dans une conférence de presse au Camp Nou, l'antre du Barça, où rôde le fantôme du Paris SG, en pole pour accueillir l'Argentin.

Le PSG a réussi dans la soirée son retour en Ligue 1, chez le promu Troyes (2-1). Mais ce succès n'a pas éclipsé l'actualité brûlante du club.

"Il va se passer ce qu'il va passer ces prochains jours. N'importe quel entraîneur veut avoir les meilleurs joueurs du monde sous ses ordres", a déclaré l'entraîneur Mauricio Pochettino, sans lever le mystère.

"C'est le meilleur joueur contre qui j'ai joué dans ma vie. Mais je ne sais pas s'il va jouer ici, honnêtement je ne sais pas", a évacué le milieu Ander Herrera, au micro de Canal+.

Le PSG a un peu la tête ailleurs: le président Nasser Al-Khelaïfi et le directeur sportif Leonardo n'ont pas effectué le déplacement dans l'Aube.

L'aréopage du PSG continue de plancher autour de l'arrivée du footballeur le mieux payé de la planète, auquel il a proposé un salaire autour de 40 millions d'euros net par an, selon le quotidien L'Equipe.

La presse espagnole ajoute que le quadruple vainqueur de la Ligue des champions pourrait toucher une prime à la signature de 30 millions d'euros.

L'accord pourrait intervenir "d'ici à demain (dimanche)", avance même le journal Le Parisien.

Selon RMC Sport, certains cadres de l'effectif ont été mis au courant de l'arrivée de l'Argentin.

Dimanche, ce feuilleton aux millions de suiveurs va connaître un nouvel épisode, avec la première prise de parole du N.10 de 34 ans depuis l'annonce de son départ du Barça jeudi soir.

«Ce serait extraordinaire»

L'occasion de dire "adéu" ("au revoir" en catalan) aux supporters d'un club où il a écrit sa légende durant ses 21 années avec le maillot blaugrana.

De son côté, le PSG prépare le terrain pour son arrivée.

"Messi à Paris, c'est oui!", s'est réjoui Le Parisien en "une" samedi matin, qui parle du "mariage d'amour et de raison" entre les deux parties.

D'un côté, un propriétaire qatarien richissime qui a fait des superstars la marque de fabrique d'une équipe qu'il veut emmener au sommet de la Ligue des champions.

De l'autre, un joueur ami avec certains cadres du vestiaire parisien, Neymar et Angel Di Maria en tête, et qui connaît bien l'entraîneur Mauricio Pochettino, son compatriote.

La Ligue 1 en trépigne déjà.

"Ce serait extraordinaire. Je ne vais pas être poli mais, il me fait +bander+. On dit qu'on a un championnat de merde, plein de choses qui ne sont pas bonnes. Si on arrive à faire venir un joueur comme lui, c'est extraordinaire. On va se régaler", a réagi l'entraîneur de Brest, Michel der Zakarian, samedi.

En plus de la présence de l'ancien défenseur du Real Madrid Sergio Ramos, celle de Kylian Mbappé donnerait aussi une sacrée allure à cette équipe, mais l'avenir de l'attaquant français, titulaire samedi à Troyes, reste incertain, en raison des négociations qui s'étirent autour de sa prolongation de contrat qui expire en 2022.

En effet, Paris pourrait vendre son meilleur buteur, qui risque de partir gratuitement dans un an, pour se payer Messi. "Le Real est à l'affût", écrit samedi le quotidien sportif espagnol Marca.

Mais Pochettino a écarté d'un "non" ferme cette possibilité. Le PSG est bien décidé à rêver très grand.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.