Une école catholique en Angleterre demande conseil concernant une fillette de 6 ans qui porte le hijab

Une école catholique en Angleterre a contacté des experts de la lutte contre le terrorisme à la suite d'un différend au sujet d'une fillette qui porte le hijab et refuse d'applaudir des enfants chrétiens. (Dossier/AFP)
Une école catholique en Angleterre a contacté des experts de la lutte contre le terrorisme à la suite d'un différend au sujet d'une fillette qui porte le hijab et refuse d'applaudir des enfants chrétiens. (Dossier/AFP)
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Publié le Dimanche 08 août 2021

Une école catholique en Angleterre demande conseil concernant une fillette de 6 ans qui porte le hijab

  • La mère de la fille cite sa fille lui disant : «Ils ne m'aiment pas à cause de mon foulard»
  • Selon les gouverneurs la fillette menaçait et cherchait à saper l'autorité du directeur

LONDRES: Une école catholique du nord-est de l'Angleterre a contacté des experts antiterroristes à la suite d'un différend concernant une fillette de six ans qui portait le hijab et refusait d'applaudir les enfants chrétiens.

La jeune fille est retournée à l'école à Newcastle upon Tyne en septembre dernier portant un hijab après avoir passé du temps au Soudan pendant la pandémie. On lui a dit de retirer son foulard, interdit par le règlement de l'école, rapporte le journal The Times.

La mère de la fille déclare que sa fille lui a dit : « Ils ne m'aiment pas à cause de mon écharpe » et qu'elle se sentait rejetée après l'incident à l'école. La jeune fille a alors décidé de n'applaudir lors des assemblées que lorsqu’il s’agit d’enfants musulmans.

L'école a contacté le programme de lutte contre le terrorisme du gouvernement britannique Prevent, mais a précisé que le hijab n’était pas le problème principal.

L'objectif de Prevent est de réduire la menace terroriste pour le Royaume-Uni en empêchant les gens de devenir des terroristes ou de soutenir le terrorisme. Mais il a souvent été accusé de se concentrer uniquement sur les musulmans.

Les relations avec l'école se sont rompues après la plainte de la mère et elle a été interdite des locaux jusqu'à l'été 2022.

Une enquête menée par les directeurs de l'école indique que le comportement de l'enfant « contrevient aux valeurs et à l'éthique » de l'école.

« Le personnel aurait été négligent de ne pas s'inquiéter à leur sujet, étant donné que (la mère et l'enfant) avaient passé plusieurs mois au Soudan pendant la pandémie de Covid-19 », dit-il.

Les gouverneurs soulignent également que la fille « cherchait à saper l'autorité du directeur » et était « menaçante ».

L'école précise que bien qu'elle ait demandé conseil à Prevent, ce n'était pas en rapport avec le hijab et qu’aucune référence n’y avait été faite.

Un porte-parole de l'école déclare que le comportement de la mère a été évoqué avec Prevent, pas celui de la fille. Mais lorsque le Times lui a demandé de rendre compte des comportements de l’enfant et du rapport de Prevent, le porte-parole n'a pas élaboré.

La mère de l'enfant déclare que le conflit lui a donné de l'hypertension et que l'école a nui à l'éducation de ses enfants et de sa famille.

« Nous sommes des gens très pacifiques et s'il y a des gens radicaux, ils ne vont pas à l'école catholique », ajoute-t-elle.

Tell Mama, une ONG qui enregistre et mesure les incidents anti-musulmans au Royaume-Uni, a contacté l'école au sujet de la discorde.

Dans une lettre certifiée, le directeur déclare : « La mère était au courant de notre code vestimentaire avant cet incident en septembre de l'année dernière et avait signé un accord dans lequel elle confirmait qu'elle suivrait le règlement, qui s'applique de manière cohérente à toutes les religions et n'est pas discriminatoire. Nous prenons très au sérieux nos obligations en vertu de la loi sur l'égalité et nous rejetons toute suggestion de discrimination. »

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.


Les Etats-Unis réinstaurent leurs sanctions sur le pétrole iranien, dénoncent les actes de Téhéran dans le détroit d'Ormuz

Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit. (AFP)
Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit. (AFP)
  • Le ministère américain des Finances, qui gère les sanctions, venait de publier un document interdisant les "nouvelles transactions" d'hydrocarbures iraniens à compter du jour même
  • Il s'agit d'un brusque revirement: fin juin, Washington avait suspendu jusqu'au 21 août son embargo sur le pétrole iranien dans le cadre du protocole d'accord avec Téhéran visant à mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit.

"Les agissements de l'Iran dans le détroit sont totalement inacceptables aux yeux des Etats-Unis et ne resteront pas impunis", a commenté un responsable gouvernemental américain auprès de l'AFP, sous le couvert de l'anonymat.

Le ministère américain des Finances, qui gère les sanctions, venait de publier un document interdisant les "nouvelles transactions" d'hydrocarbures iraniens à compter du jour même.

Il s'agit d'un brusque revirement: fin juin, Washington avait suspendu jusqu'au 21 août son embargo sur le pétrole iranien dans le cadre du protocole d'accord avec Téhéran visant à mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient.

La guerre a été déclenchée fin février par des bombardements israélo-américains sur l'Iran. La République islamique avait riposté en frappant Israël et des intérêts américains dans les pays du Golfe, mais aussi en bloquant la navigation dans le très stratégique détroit d'Ormuz, ce qui a fait flamber les prix du pétrole, depuis retombés.

Le protocole d'accord prévoyait la reprise du trafic maritime dans le détroit, où plusieurs navires ont récemment subi des attaques.

Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé à Téhéran la responsabilité de deux d'entre elles.

Le document publié mardi par les autorités américaines permet aux transactions conclues après le 21 juin d'être finalisées. La date limite est le 17 juillet.