Présidence des deux Saintes Mosquées : des Saoudiennes nommées à des postes de direction, une première

Les nouvelles réformes structurelles contribueront à la réussite et au développement de l'administration. (Photo/Twitter)
Les nouvelles réformes structurelles contribueront à la réussite et au développement de l'administration. (Photo/Twitter)
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Publié le Lundi 09 août 2021

Présidence des deux Saintes Mosquées : des Saoudiennes nommées à des postes de direction, une première

  • Dans la nouvelle structure organisationnelle, 90 % des titulaires d'un master ou d'un doctorat sont des jeunes
  • «Cette approche façonnera le message transmis par les deux Saintes Mosquées, mais aussi la gouvernance, la performance et le fonctionnement des services fournis dans ce Lieu saint»

LA MECQUE: Des postes importants au sein de la présidence générale des affaires des deux Saintes Mosquées ont été confiés à deux Saoudiennes, une décision qui vise à autonomiser les femmes qualifiées.

Ce dimanche, le cheikh Abdelrahman al-Sudais, président de l'organisation, a nommé le Dr Al-Anoud al-Aboud et le Dr Fatima al-Rashoud au poste d'assistantes dans son service. Cette nomination s'inscrit dans le cadre d'une série de réformes administratives.

D'autres fonctions de direction ont été attribuées au Dr Kamelia al-Daadi (sous-secrétaire adjointe aux Affaires administratives et aux services réservés aux femmes), au Dr Ibtehab al-Jeaid (vice-présidente des Bibliothèques et de la recherche scientifique) et au Dr Norah al-Thuwaibi (vice-présidente des Affaires scientifiques, intellectuelles et d'orientation des femmes).

Ces nouvelles affectations coïncident avec la nomination d'un sous-secrétaire adjoint chargé de l'autonomisation des femmes, ainsi qu'avec la remise de diplômes de maîtrise et de doctorat à vingt femmes.

Dans un entretien accordé à Arab News, le Dr Al-Daadi souligne que les nouvelles réformes structurelles contribueront à la réussite et au développement de l'administration. Elle y voit le reflet d'un environnement de travail dynamique et le prolongement du soutien que les dirigeants saoudiens apportent à la présidence générale des affaires des deux Saintes Mosquées. «Notre responsabilité est encore plus grande, puisqu’il s’agit des deux Saintes Mosquées: des millions de musulmans s'y rendent et les servir constitue un honneur dont nous rêvons tous.»

Selon elle, la stratégie ambitieuse que la présidence générale met en place reflète sa volonté de renforcer dans un avenir proche la capacité d'accueil des pèlerins, de manière à accueillir 60 000 fidèles par jour dans le respect des règles sanitaires et sécuritaires les plus strictes. «La présidence générale, dans son ensemble, s'emploie à élaborer des méthodologies opérationnelles intégrées et à déployer tous les efforts possibles afin de constituer un véritable modèle de travail institutionnel, de gouvernance, de qualité, de soutien aux femmes et de mise en place d’environnements de travail créatifs. Tous ces éléments contribueront, en peu de temps, à obtenir de meilleurs résultats en termes de développement et d'efficacité.»

FOCUS

Le cheikh Abdelrahman al-Sudais, président de l'organisation, a nommé le Dr Al-Anoud al-Aboud et le Dr Fatima al-Rashoud au poste d'assistantes dans son service. Cette nomination s'inscrit dans le cadre d'une série de réformes administratives. D'autres fonctions de direction ont été attribuées au Dr Kamelia al-Daadi (sous-secrétaire adjointe aux Affaires administratives et aux services réservés aux femmes), au Dr Ibtehab al-Jeaid (vice-présidente des Bibliothèques et de la recherche scientifique) et au Dr Norah al-Thuwaibi (vice-présidente des Affaires scientifiques, intellectuelles et d'orientation des femmes).

Le vice-président des Affaires de planification et de développement et sous-secrétaire adjoint aux Affaires de la Grande Mosquée, Abdel Hamid al-Maliki, explique à Arab News que la nouvelle structure organisationnelle repose sur quatre piliers principaux.

«Ces piliers sont basés sur une série de repères qui ont permis de définir la nouvelle structure organisationnelle de la présidence générale», précise-t-il. «Le cheikh Abdelrahman al-Sudais s'est employé à promouvoir et à consolider ces repères tout au long de son mandat de plus de dix ans.»

Selon M. Al-Maliki, le premier repère concerne l'autonomisation des jeunes. Ainsi, dans la nouvelle structure organisationnelle, 90 % des titulaires d'un master ou d'un doctorat sont des jeunes. Si le deuxième repère porte sur l'autonomisation des femmes, le troisième a trait au développement, à la technologie, à l'intelligence artificielle, à la transformation numérique et à la traduction.

«Cette approche façonnera le message transmis par les deux Saintes Mosquées, mais aussi la gouvernance, la performance et le fonctionnement des services fournis dans ce Lieu saint», explique-t-il.

«Il est également important de rappeler les investissements, la viabilité financière, la privatisation et les fonds de dotation qui soutiendront les différents programmes et projets prévus dans les initiatives de la présidence générale en matière de stratégie et d'exécution... ce qui permettra de réaliser les objectifs de la Vision 2030 du Royaume», conclut M. Al-Maliki.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.