Les talibans attaquent une autre ville principale d'Afghanistan

Un jeune Afghan blessé dans des combats entre les talibans et les forces de sécurité mardi, à Mazar-e-Sharif, en Afghanistan. (Photo, AP)
Un jeune Afghan blessé dans des combats entre les talibans et les forces de sécurité mardi, à Mazar-e-Sharif, en Afghanistan. (Photo, AP)
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Publié le Mercredi 11 août 2021

Les talibans attaquent une autre ville principale d'Afghanistan

  • Les experts craignent que la chute de Mazar-e-Sharif ne stimule la progression du groupe vers la capitale Kaboul
  • Un porte-parole des talibans explique à Arab News que le groupe «a resserré le filet contre les forces gouvernementales», s’emparant presque du nord du pays

KABOUL : Les troupes afghanes se sont affrontées mardi avec les insurgés talibans dans le but d'empêcher la chute de l'ancienne ville de Mazar-e-Sharif.

La périphérie de la capitale du nord de la province de Balkh est devenue le dernier champ de bataille du pays déchiré par la guerre, au moment où les talibans continuent de prendre pour cibles des villes stratégiques après le retrait des troupes étrangères de l’Afghanistan.

Les talibans se sont emparés de cinq capitales provinciales depuis samedi, après avoir élargi leur contrôle sur une grande partie du pays ces derniers mois.

Les avions du gouvernement afghan ont bombardé des zones à Dehdade, le principal foyer des combats de mardi, situé à environ 20 kilomètres de l'ouest de Mazar-e-Sharif, la troisième plus grande ville d'Afghanistan près de la frontière avec l'Ouzbékistan, a déclaré Saifora Niazi, une députée de la ville, à Arab News.

«Les talibans ont tiré des roquettes sur le bâtiment des corps armées de la région. Le feu monte de l'enceinte; les gens sont préoccupés par les combats et par le sort la ville», raconte-t-elle.

Zabihullah Moujahid, un porte-parole des talibans, explique à Arab News que le groupe «a resserré le filet contre les forces gouvernementales» dans les provinces de Mazar-e-Sharif, Badakhshan et Baghlan, s’emparant de plus de territoire dans une grande partie du nord de l'Afghanistan.

Après vingt ans de guerre, les forces étrangères dirigées par les États-Unis se retirent d'Afghanistan à la suite d'un accord conclu en février 2020 au Qatar entre Washington et les talibans, qu'ils ont éjecté du pouvoir fin 2001.

Malgré l'accord américano-taliban, les dernières attaques du groupe l'ont vu envahir cinq zones cruciales lors d'offensives éclair. Ils ont écrasé les troupes gouvernementales laissées à découvert par les forces étrangères en partance.

Kunduz, Sar-i-Pul, Shiberghan et Taloqan sont tombés aux mains des talibans à quelques jours d'intervalle, et les experts ont averti que l'éventuelle prise de contrôle de Mazar-e-Sharif par les talibans serait une perte majeure pour le gouvernement afghan et pourrait avoir un impact sur son autorité à Kaboul».

Moujahid souligne que «Mazar est importante à la fois pour le gouvernement et les talibans. La ville est assiégée par ces derniers dans un nombre de sites. La perte de nombreuses villes dans le nord prouve que le gouvernement n'est pas en mesure de repousser les attaques (…)».

«Sa chute portera un coup dur à l'autorité de Kaboul et conduira à la prise des parties restantes dans le nord, ce qui aura également un impact sur les futures progressions des talibans vers Kaboul», ajoute-t-il.

Les responsables du gouvernement afghan n'étaient pas disponibles pour des commentaires, mais dans un communiqué publié mardi, le ministère de la Défense du pays a confirmé le bombardement des positions des talibans à Dehdade.

Les gains des talibans font suite à une intensification des attaques aériennes des forces militaires américaines toujours stationnées dans le pays, notamment la reprise des missions de bombardiers B-52 de l'extérieur de l'Afghanistan dans le but d’empêcher les avancées du groupe.

Avant le départ total des troupes étrangères d'ici la fin août, des responsables américains ont annoncé lundi qu'il «appartient désormais aux forces de sécurité afghanes de défendre leur pays».

Pendant ce temps-là, l'envoyé spécial américain pour l'Afghanistan, Zalmay Khalilzad, devait arriver mardi au Qatar pour «faire pression sur les talibans afin qu'ils cessent leur offensive militaire et négocient un règlement politique», affirme le département d'État américain dans un communiqué.

Au cours des trois jours de pourparlers, des représentants du gouvernement et des organisations multilatérales ont souligné «une réduction de la violence et un cessez-le-feu ainsi qu’un engagement à ne pas reconnaître un gouvernement imposé par la force», a ajouté le communiqué.

Le conflit vieux de plusieurs décennies a causé la mort de dizaines de milliers de personnes et déplacé des millions de personnes. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a dévoilé mardi avoir apporté son soutien aux établissements de santé pour le traitement de plus de 4 000 personnes blessées dans les combats rien que depuis le 1er août.

«Des centaines de milliers de civils sont en danger alors que les combats s'intensifient. Nous voyons des maisons détruites, et le personnel médical et les patients sont exposés à des risques énormes dans les hôpitaux, car les installions électriques et les infrastructures hydrauliques sont endommagées», indique le comité dans un communiqué.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

Les Afghans «doivent avoir la volonté de se battre», insiste Biden

Alors que les talibans se sont emparés mardi de deux nouvelles capitales provinciales en Afghanistan, le président des Etats-Unis Joe Biden a assumé sa décision de retirer les troupes américaines et a appelé les forces gouvernementales à "se battre".

"Je ne regrette pas ma décision" de quitter l'Afghanistan, a assuré mardi le président américain Joe Biden.

Les Afghans "doivent avoir la volonté de se battre" et "doivent se battre pour eux-mêmes, pour leur nation", a-t-il martelé.

Washington cache de moins en moins son agacement face à la faiblesse de l'armée de Kaboul, que les Américains forment, financent et équipent depuis des années.

Le porte-parole de la diplomatie américaine, Ned Price, a ainsi souligné que les forces gouvernementales étaient "très supérieures en nombre" aux talibans, et qu'elles avaient "le potentiel d'infliger des pertes plus importantes".

"Cette idée que l'avancée des talibans ne peut pas être arrêtée", "ce n'est pas la réalité du terrain", a-t-il estimé.

Alors que les combats font rage, Doha a accueilli mardi la première d'une série de réunions internationales avec des représentants du Qatar, des États-Unis, de Chine, du Royaume-Uni, de l'Ouzbékistan, du Pakistan, des Nations unies et de l'Union européenne.

Le processus de paix entre le gouvernement afghan et les talibans s'est ouvert en septembre dernier au Qatar, dans le cadre de l'accord conclu en février 2020 entre les insurgés et Washington prévoyant le départ total des troupes étrangères d'Afghanistan.

Mais les discussions sont au point mort.

Même si les espoirs sont minces de voir les pourparlers déboucher sur un résultat concret, l'émissaire américain, Zalmay Khalilzad, devait exhorter les talibans "à cesser leur offensive militaire et à négocier un accord politique".

Les violences ont poussé des dizaines de milliers de civils à fuir leur foyer dans tout le pays, les talibans étant accusés de nombreuses atrocités dans les endroits passés sous leur coupe.

"Ils frappent et pillent", a déclaré Rahima, une femme qui campe avec des centaines de personnes dans un parc de Kaboul après avoir fui la province de Sheberghan.

"S'il y a une jeune fille ou une veuve dans une famille, ils les prennent de force. Nous avons fui pour protéger notre honneur", a-t-elle ajouté.

Quelque 359 000 personnes ont été déplacées en Afghanistan à cause des combats depuis le début de l'année, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).


Les Etats-Unis visent «l'asphyxie économique» de l'Iran et menacent les alliés de Téhéran

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  • L'Iran a exclu tout retour à la situation d'avant-guerre dans le détroit et discute depuis des semaines d'un accord sur les modalités de son franchissement avec Oman, qui borde la rive sud du détroit
  • Lors d'une conférence de presse à Washington, le ministre des Finances Scott Bessent a présenté un nouveau train de sanctions dites "secondaires", touchant non pas l'Iran directement mais ses partenaires commerciaux

WASHINGTON: Le gouvernement américain a affirmé lundi sa volonté de "couper toutes les ressources économiques" de l'Iran et adressé un avertissement ferme aux pays qui continueraient à soutenir Téhéran, qui voit là un "aveu de défaite" des Etats-Unis.

Lors d'une conférence de presse à Washington, le ministre des Finances Scott Bessent a présenté un nouveau train de sanctions dites "secondaires", touchant non pas l'Iran directement mais ses partenaires commerciaux, sur l'or, la technologie, les actifs numériques, l'aviation et le transport maritime.

Il n'a toutefois pas précisé quand elles entreraient en vigueur ni quels pays pourraient se retrouver dans le viseur des Etats-Unis. La Chine, par exemple, est une grande consommatrice de pétrole iranien.

"L'Iran fait face à un choix très clair, avec seulement deux chemins possibles: un isolement total et une économie de subsistance, ou un retour vers la normalité avec la possibilité de rejoindre l'économie mondiale", a prévenu M. Bessent.

L'avertissement s'adresse également au reste du monde puisque les pays qui ne participeront pas aux sanctions américaines "partageront l'isolement de l'Iran", a menacé le ministre, envisageant notamment d'expulser les récalcitrants "du système dollar".

"Nous tiendrons chacun pour responsable. Ceci marque l'asphyxie économique de ce régime. Personne ne devrait tester notre volonté" en la matière, a ajouté Scott Bessent.

"Nouvelle défaite" 

La veille, il avait promis à l'Iran un "D-Day économique" - en référence au Débarquement allié de 1944 en France - visant à couper ses dernières "lignes de survie", alors que les efforts diplomatiques pour régler le conflit, déclenché le 28 février par une offensive israélo-américaine contre Téhéran, sont dans l'impasse.

Sur la télévision d'Etat iranienne, le ministre de l'Economie Ali Madanizadeh a rétorqué que les menaces américaines se traduiraient par "une nouvelle défaite" de Washington et que Téhéran disposait d'un "plan sur deux ans" pour contrer ces sanctions.

Avant même la conférence de presse de Scott Bessent, Pékin, partenaire stratégique de Téhéran, avait estimé que les "sanctions et la pression" américaines ne permettraient pas de résoudre le conflit régional.

Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a lui affirmé devant la presse que cette pression économique maximale ne signifiait pas la fin des frappes, si Washington les jugeait nécessaires.

"Situation très difficile" 

Au cœur du conflit, le stratégique détroit d'Ormuz, par lequel transitait auparavant un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est verrouillé par Téhéran quasiment sans interruption depuis six mois, ce qui a entraîné une envolée des prix du pétrole et une pression accrue sur Donald Trump aux Etats-Unis, à l'approche des élections de mi-mandat de novembre.

L'Iran a exclu tout retour à la situation d'avant-guerre dans le détroit et discute depuis des semaines d'un accord sur les modalités de son franchissement avec Oman, qui borde la rive sud du détroit. Le chef de la diplomatie omanaise, Badr al-Busaidi, est attendu mardi à Téhéran.

Illustrant les risques liés à la traversée du détroit, un pétrolier a été touché par un "projectile inconnu" alors qu'il circulait au large d'Oman, a annoncé dans la nuit de lundi à mardi l'agence maritime britannique, UKMTO.

En dépit de la fermeté affichée par Téhéran, le président iranien Massoud Pezeshkian a reconnu que le pays faisait face à "de nombreuses difficultés économiques", après des décennies de sanctions américaines et internationales.

"L'Iran devrait faire des compromis dès maintenant", estime Sarah Hassanbeigi, une pharmacienne interrogée par l'AFP à Téhéran. "La situation est vraiment très difficile. Je ne pense pas que les gens puissent supporter cela beaucoup plus longtemps."

Le 22 juillet, l'inflation atteignait 66% sur douze mois dans le pays, contre 46% en février, et la monnaie nationale poursuit sa dégringolade: un dollar s'échangeait la semaine dernière contre 1,88 million de rials, contre 1,65 million juste avant le conflit.

Et selon la société de suivi maritime Kpler, le blocus américain imposé aux ports iraniens a entraîné une chute des exportations pétrolières de l'Iran, passées de deux millions de barils par jour avant la guerre à seulement 0,4 million à la mi-août, leur plus bas depuis le début du conflit.


Des missiles Patriot redéployés en Crète face aux menaces iraniennes

Une policière grecque monte la garde devant un lance-missiles Patriot déployé près du site olympique de slalom en canoë-kayak, lors d'une opération baptisée « Clean up-Locked down » à Athènes, le 29 juillet 2004. Cette opération se poursuivra sur l'ensemble des sites olympiques à seulement 15 jours du début des Jeux olympiques d'été d'Athènes. PHOTO AFP / FAYEZ NURELDINE (Photo de Fayez Nureldine / AFP)
Une policière grecque monte la garde devant un lance-missiles Patriot déployé près du site olympique de slalom en canoë-kayak, lors d'une opération baptisée « Clean up-Locked down » à Athènes, le 29 juillet 2004. Cette opération se poursuivra sur l'ensemble des sites olympiques à seulement 15 jours du début des Jeux olympiques d'été d'Athènes. PHOTO AFP / FAYEZ NURELDINE (Photo de Fayez Nureldine / AFP)
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  • Ce redéploiement a débuté dimanche matin avec le départ du groupe du port de Karpathos par barge, ont annoncé plusieurs médias grecs, images à l'appui, montrant les batteries de missiles, montés sur camion, sur le port et attendant d'embarquer
  • Ces batteries de Patriot seront transportées vers la Crète, sur le site militaire de Souda qui abrite la plus grande base militaire américaine et de l'Otan en Méditerranée orientale

ATHENES: Une batterie de missiles Patriot était en cours de transfert lundi de l'île de Karpathos, à l'extrême est de la Grèce, jusqu'en Crète, en raison de menaces iraniennes visant des bases américaines en Europe, a rapporté la presse grecque.

Ce redéploiement a débuté dimanche matin avec le départ du groupe du port de Karpathos par barge, ont annoncé plusieurs médias grecs, images à l'appui, montrant les batteries de missiles, montés sur camion, sur le port et attendant d'embarquer.

Ces batteries de Patriot seront transportées vers la Crète, sur le site militaire de Souda qui abrite la plus grande base militaire américaine et de l'Otan en Méditerranée orientale.

Toujours selon la presse, ce redéploiement fait suite à des informations selon lesquelles l'Iran envisagerait des attaques contre des cibles militaires américaines en Europe si le président Donald Trump intensifiait le conflit dans le détroit d'Ormuz.

Le ministère de la Défense grec n'a pas communiqué sur le sujet.

Selon un article du Financial Times (FT) publié la semaine dernière, citant des sources au sein du régime iranien, l'Iran ne se contentera plus de limiter sa riposte au Moyen-Orient et envisage de frapper des cibles américaines en Europe en cas de nouvelle escalade militaire américaine.

Selon ces deux sources, les forces iraniennes ont évalué la possibilité de frapper des installations américaines dans les Balkans et autour de la Méditerranée. Sont notamment évoquées la Bulgarie, où la base aérienne de Bezmer a autorisé son usage pour le ravitaillement d'appareils américains, entre juillet et octobre 2026, et Chypre, où une base britannique avait déjà été visée par un drone en mars.

La Grèce compte de plusieurs bases américaines, à Alexandroupoli – dans le nord du pays – et en Crète, à Souda.

Depuis la publication du FT, le ministère de la Défense nationale et l'état-major "étaient en état d'alerte", selon le quotidien de référence I Kathimerini.

Ce journal explique que la décision de déployer une batterie de Patriot en Crète a été fortement influencée par l'évaluation des capacités de l'arsenal iranien qui, selon les informations transmises à Athènes par les alliés, dispose encore d'un nombre suffisant de missiles balistiques d'une portée supérieure à 2 000 kilomètres, susceptibles de cibler des bases et des infrastructures en Europe du Sud-Est.

Les missiles Patriot avaient été transférés sur l'île de Karpathos,  au voisinage de la Turquie, en mars.

En mars dernier, après une attaque de drones menée par le Hezbollah libanais contre la base anglaise d'Akrotiri à Chypre, la Grèce avait envoyé des F-16 et une frégate équipée d'un système de neutralisation de drones dans l'île.

Une autre batterie de Patriot grecque est par ailleurs déployée en Arabie Saoudite depuis septembre 2021, qui est déjà entrée en action à plusieurs reprises contre des missiles et drones iraniens visant le royaume.


Trump publie une carte du détroit d'Ormuz en "territoire américain"

Le président américain Donald Trump a déclaré mardi qu’aucune négociation entre les États-Unis et l’Iran n’était en cours ni prévue, mais que le détroit d’Ormuz était ouvert. (Archives/Reuters)
Le président américain Donald Trump a déclaré mardi qu’aucune négociation entre les États-Unis et l’Iran n’était en cours ni prévue, mais que le détroit d’Ormuz était ouvert. (Archives/Reuters)
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  • Donald Trump a relancé l’idée controversée de faire du détroit d’Ormuz un « territoire américain », en publiant une carte sur Truth Social
  • Cette déclaration intervient alors que les négociations entre Washington et Téhéran sont dans l’impasse et que la réouverture de ce passage stratégique reste conditionnée à des exigences jugées incompatibles

WASHINGTON: Donald Trump a publié mardi sur son réseau Truth Social une carte montrant le détroit d'Ormuz et le décrivant comme un "nouveau territoire américain", reprenant ainsi une idée déjà exprimée ces derniers jours.

Le président avait pour la première fois parlé de "territoire américain" à propos de cette artère commerciale stratégique la semaine dernière, pendant un meeting et sur un ton qui laissait penser à une plaisanterie.

Le républicain est revenu à la charge lundi pendant un échange avec des journalistes dans le Bureau Ovale, en estimant que ce serait une "très bonne idée".

Ce n'est pas la première fois que Donald Trump, confronté à un obstacle de politique étrangère, lance ainsi une suggestion surprenante ou menaçante d'annexion d'un territoire étranger.

Depuis son retour au pouvoir, il a menacé de faire du Canada le "51e" Etat américain, de s'emparer du Groenland et même évoqué une prise de contrôle de la bande de Gaza, sans passer à l'acte.

Sa suggestion concernant Ormuz intervient alors qu'une issue pacifique au conflit entre l'Iran et les Etats-Unis semble plus lointaine que jamais.

Il y a soixante jours, les deux belligérants avaient signé à grand bruit un protocole d'accord censé déboucher sur un règlement durable, mais qui n'a rien donné.

Washington et Téhéran posent des conditions a priori irréconciliables à la réouverture du détroit, passage névralgique pour le commerce mondial de pétrole.