«Free Guy» se hisse à la tête du box-office nord-américain

Taika Waititi assiste à la soirée d'ouverture de «Free Guy» au théâtre El Capitan le 12 août 2021 à Los Angeles. (Photo, AFP)
Taika Waititi assiste à la soirée d'ouverture de «Free Guy» au théâtre El Capitan le 12 août 2021 à Los Angeles. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 16 août 2021

«Free Guy» se hisse à la tête du box-office nord-américain

  • Le film, qui explore avec légèreté la frontière entre virtuel et réel, met en scène un anti-héros interprété par Ryan Reynolds
  • Le long-métrage d'horreur «Don't Breathe 2», qui relate un jeu de massacre perpétué par un vétéran aveugle, se place en deuxième position

LOS ANGELES: La comédie d'action dans l'univers du jeu vidéo "Free Guy" s'est hissée à la tête du box-office nord-américain pour son premier week-end d'exploitation, engrangeant 28,4 millions de dollars de recettes, selon les chiffres provisoires du cabinet spécialisé Exhibitor Relations.

Le film, qui explore avec légèreté la frontière entre virtuel et réel, met en scène un anti-héros interprété par Ryan Reynolds, simple figurant d'un jeu vidéo qui cherche à prendre en main son destin, déréglant la mécanique bien huilée pensée par les créateurs du jeu.  

Le long-métrage d'horreur "Don't Breathe 2", qui relate un jeu de massacre perpétué par un vétéran aveugle, se place en deuxième position, avec 10,6 millions de dollars, pour son premier week-end. 

En troisième place, se trouve le film d'aventure familial de Disney "Jungle Cruise", avec 9 millions de dollars pour la période de vendredi à dimanche. Inspiré d'une attraction des parcs Disney, le film suit les aventures du Dr Lily Houghton, incarnée par Emily Blunt, et de son frère (Jack Whitehall) dans la forêt amazonienne.

Juste derrière lui, le biopic sur la reine de la soul Aretha Franklin, "Respect" arrive en quatrième position avec 8,8 millions de dollars, suivi par le film de super-héros "The Suicide Squad" qui accumule 7,8 millions de dollars. 

Voici le reste du top 10:

"Old" (2,4 millions de dollars) 

"Black Widow" (2 millions de dollars) 

"Stillwater" (1,3 million de dollars) 

"The Green Knight" (1,2 million de dollars)

"Space Jam: Nouvelle Ere" (1,2 million de dollars)


Joanna Chevalier: «L’art du monde arabe plaît de plus en plus en France»

Joanna Chevalier, la dynamique directrice artistique de Menart Fair (Photo, Capture d'écran).
Joanna Chevalier, la dynamique directrice artistique de Menart Fair (Photo, Capture d'écran).
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  • Menart Fair revient sur la scène parisienne du 19 au 22 mai prochain
  • Arab News en français a rencontré Joanna Chevalier, la dynamique directrice artistique de Menart Fair

PARIS: Après le succès de sa 1re édition, au mois de mai dernier, à Paris, Menart Fair revient sur la scène parisienne du 19 au 22 mai prochain dans l’hôtel particulier de la maison Cornette de Saint Cyr, situé dans le 17e arrondissement de la capitale française. Dix-huit galeries internationales présenteront quatre-vingt-dix-huit artistes et deux cent cinquante œuvres du monde arabe. L’occasion de mettre en lumière la fécondité, la diversité et la richesse de la scène et de la production artistique dans la région Mena.

La veille du lancement de la foire, Arab News en français a rencontré Joanna Chevalier, la dynamique directrice artistique de Menart Fair, qui dispose d’une riche expérience de la scène culturelle et artistique arabe. Elle se confie sur les enjeux de cet événement et retrace pour nous les temps forts d’une aventure culturelle exclusivement consacrée à l’art du monde arabe. Cette foire jouit d’une grande visibilité auprès des galeries et des artistes de cette partie du globe. «Il n’existe pas d’autre événement en France qui se concentre sur l’art de la région Mena; en outre, il attire de nombreux collectionneurs, des conservateurs et des musées qui se montrent intéressés par cette scène», confie Joanna Chevalier.

«Cette foire répond à plusieurs objectifs: satisfaire l’engouement des collectionneurs pour l’art du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, permettre aux galeries occidentales de créer des passerelles vers de nouveaux artistes et fournir aux créateurs du monde arabe l’opportunité unique de tisser des liens avec des experts internationaux», souligne l’experte. Elle ajoute qu’«il est essentiel que les galeries de la foire reflètent la variété créative de la région qui procède aux choix».

La sélection des galeries s’effectue en deux temps. «Il y a des galeries qui, spontanément, viennent démarcher la foire et, de notre côté, nous nous chargeons de déterminer si elles correspondent ou non à cette édition», explique la directrice artistique de Menart Fair. «Et il y a des galeries que nous allons démarcher parce qu'elles sont plus jeunes. Elles n'osent pas, elles ne nous connaissent pas vraiment. Les vases sont communicants», précise-t-elle.

Chaque galerie organise sa propre exposition, mais elles sont toutes regroupées à l’occasion de la foire. «Certes, les galeries choisissent leurs artistes, mais il arrive que certaines d’entre elles ne connaissent pas très bien le marché, et c'est dans ce contexte que je peux intervenir. Je ne suis en aucun cas dirigiste, mais je leur donne des conseils pour qu'elles puissent présenter des artistes qui peuvent plaire au marché, aux collectionneurs, aux commissaires, aux fondations, etc.», précise l’experte.

En effet, les goûts artistiques peuvent ne pas être les mêmes des deux côtés des deux rives de la Méditerranée. «Quand vous venez d'un pays du Moyen-Orient, les sensibilités ne sont pas nécessairement les mêmes qu’en Europe. Il est donc important que nous jouions ce rôle de conseil», explique Joanna, qui rappelle que certains artistes sont déjà établis – plusieurs d’entre eux sont même mondialement connus –, tandis que d’autres le sont moins.

Ainsi, «l’artiste algérienne Baya était présentée par la galerie Marsa lors de l’édition précédente; elle a bénéficié d’un concours de circonstances, puisqu’elle s’est également trouvée exposée à la Fiac», poursuit l’experte. «On a finalement redécouvert cette artiste des années 1950, qui bénéficie aujourd’hui d’une large notoriété.» Il y a également «de jeunes créateurs moins connus, mais tout à fait étonnants, tels qu’Anaes Albraeh, un jeune Syrien dont le travail est défendu par la galerie Saleh Barakat. Par ailleurs, la galerie Ayyam est de retour cette année et présente des artistes très intéressants».

Les pays du Golfe ne sont pas en reste, puisque la galerie Eiwan Al Gassar, au Qatar, et la Mono Gallery, en Arabie saoudite, seront présentes. «Trois artistes du Qatar seront représentés par Eiwan Al Gassar et deux créateurs d’Arabie saoudite par les galeries 4 Walls [en Jordanie] et Mono Gallery [à Riyad]. Une artiste émiratie sera également exposée à la Mono Gallery », précise Joanna Chevalier. Cette dernière souligne que l’évolution en matière d’art dans les pays du Golfe est extrêmement rapide. Lorsque l’objectif est formulé par un État, la vitesse d’exécution des artistes est bien connue.

On le voit, la production culturelle et artistique bouillonne dans le monde arabe. Du Golfe à l’Afrique du Nord, «c'est une région qui est politiquement intense, en raison des différents tiraillements, etc. Les artistes, même quand s’agit d’abstraction, assez étonnamment, parlent de société, de politique… Évidemment, ils le font de manière métaphorique ou poétique. Il n'y a pas d'œuvres dures ou violentes, mais beaucoup ont une grande force de suggestion.»

La foire s’ouvre à la modernité: elle propose un espace qui explore l’univers des NFT («jetons non fongibles», connus en français sous l’acronyme «JNF», NDLR) et qui est dédié aux artistes de la région Mena. Brian Beccafico, collectionneur, responsable de cet espace et expert d’art NFT, propose une expérience immersive grâce à une scénographie dynamique et pluridisciplinaire, en partenariat avec L’Atelier des artistes en exil.

«Menart Fair permet aux commissaires, aux directeurs de musées, aux conservateurs, aux fondations et aux amateurs de rencontrer cette scène dynamique et engagée. Cette dernière évolue dans un contexte géopolitique paradoxal et complexe, qu'ils ne connaissent pas nécessairement. Elle pourrait permettre à des artistes de la région de bénéficier de résidences hors de leurs pays d’origine, de participer à des expositions et d'intégrer des collections et des musées», conclut la directrice artistique de Menart Fair.

 


En photos: Les yeux fixés sur les stars du cinéma et les festivaliers à Cannes

Le plus grand festival du film au monde se déroule du 17 au 28 mai (Photo, AFP).
Le plus grand festival du film au monde se déroule du 17 au 28 mai (Photo, AFP).
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  • Le Festival de Cannes s'est lancé le mardi 17 mai alors que la ville portuaire méditerranéenne se remplissait de stars du cinéma
  • Le plus grand festival du film au monde se déroule du 17 au 28 mai, revenant à son calendrier traditionnel après deux ans de perturbations pandémiques

BEYROUTH: Le Festival de Cannes s'est lancé le mardi 17 mai alors que la ville portuaire méditerranéenne se remplissait de stars du cinéma et de festivaliers pour l'événement du 75e anniversaire, ramenant le glamour à la destination balnéaire.

Le plus grand festival du film au monde se déroule du 17 au 28 mai, revenant à son calendrier traditionnel après deux ans de perturbations pandémiques, et marquant le retour des fêtes et les grands espoirs de l'industrie qu'il déclenchera le retour du public dans les salles de cinéma.

"Il nous faut un nouveau Chaplin qui prouvera que le cinéma n'est pas muet" face à la guerre: le Festival de Cannes a donné d'emblée une tonalité politique à sa 75e édition en offrant une tribune, depuis Kiev, au président ukrainien Volodymyr Zelensky.

L'apparition surprise du visage du président ukrainien, en treillis, sur l'écran du Palais des Festivals, a été suivie d'une longue ovation par le gratin du cinéma mondial, réuni pour la cérémonie d'ouverture d'un festival qui a promis que la guerre serait "dans tous les esprits".

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'adresse aux invités lors de la cérémonie d'ouverture de la 75e édition du Festival de Cannes à Cannes, dans le sud de la France, le 17 mai 2022 (Photo, AFP).
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'adresse aux invités lors de la cérémonie d'ouverture de la 75e édition du Festival de Cannes à Cannes, dans le sud de la France, le 17 mai 2022 (Photo, AFP).
Un invité arrive pour assister à la projection de «Final Cut (Coupez !)» avant la cérémonie d'ouverture de la 75e édition du Festival de Cannes à Cannes, dans le sud de la France, le 17 mai 2022 (Photo, AFP).
Une invitée arrive pour assister à la projection de «Final Cut (Coupez !)» avant la cérémonie d'ouverture de la 75e édition du Festival de Cannes à Cannes, dans le sud de la France, le 17 mai 2022 (Photo, AFP).
L'acteur français et président du jury du 75e Festival de Cannes Vincent Lindon accueille sur scène l'actrice américaine Julianne Moore lors de la cérémonie d'ouverture de la 75e édition du Festival de Cannes à Cannes, dans le sud de la France, le 17 mai 2022 (Photo, AFP).
L'acteur français et président du jury du 75e Festival de Cannes Vincent Lindon accueille sur scène l'actrice américaine Julianne Moore lors de la cérémonie d'ouverture de la 75e édition du Festival de Cannes à Cannes, dans le sud de la France, le 17 mai 2022 (Photo, AFP).
L'influenceuse libanaise Alice Abdel Aziz arrive pour assister à la projection de «Final Cut (Coupez !)» avant la cérémonie d'ouverture de la 75e édition du Festival de Cannes à Cannes, dans le sud de la France, le 17 mai 2022 (Photo, AFP).
L'influenceuse libanaise Alice Abdel Aziz arrive pour assister à la projection de «Final Cut (Coupez !)» avant la cérémonie d'ouverture de la 75e édition du Festival de Cannes à Cannes, dans le sud de la France, le 17 mai 2022 (Photo, AFP).
L'actrice italienne Matilda Anna Ingrid Lutz, l'acteur français Romain Duris, le réalisateur français Michel Hazanavicius, l'actrice franco-argentine Bérénice Bejo et l'acteur franco-britannique Finnegan Oldfield posent alors qu'ils arrivent pour assister à la projection de «Final Cut (Coupez !)» avant la cérémonie d'ouverture de la 75e édition du Festival de Cannes à Cannes, dans le sud de la France, le 17 mai 2022 (Photo, AFP).
L'actrice italienne Matilda Anna Ingrid Lutz, l'acteur français Romain Duris, le réalisateur français Michel Hazanavicius, l'actrice franco-argentine Bérénice Bejo et l'acteur franco-britannique Finnegan Oldfield arrivent pour assister à la projection de «Final Cut (Coupez !)» avant la cérémonie d'ouverture de la 75e édition du Festival de Cannes à Cannes, dans le sud de la France, le 17 mai 2022 (Photo, AFP).
L'actrice belge Virginie Efira prononce un discours sur scène lors de la cérémonie d'ouverture de la 75e édition du Festival de Cannes à Cannes, dans le sud de la France, le 17 mai 2022 (Photo, AFP).
L'actrice belge Virginie Efira prononce un discours sur scène lors de la cérémonie d'ouverture de la 75e édition du Festival de Cannes à Cannes, dans le sud de la France, le 17 mai 2022 (Photo, AFP).

 


Iran: mort d'un deuxième petit guépard asiatique, espèce menacée

Un petit guépard asiatique, félin en danger critique d'extinction, est mort (Photo, AFP).
Un petit guépard asiatique, félin en danger critique d'extinction, est mort (Photo, AFP).
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  • Le 1er mai, l'Iran avait annoncé la naissance de trois petits lors de la première mise-bas en captivité d'un guépard asiatique, dans le refuge de Touran, dans la province de Semanan
  • L'Iran, l'un des derniers pays au monde où les guépards asiatiques vivent à l'état sauvage, a lancé un programme de protection soutenu par les Nations unies en 2001

TEHERAN: Un petit guépard asiatique, félin en danger critique d'extinction, est mort, a rapporté mercredi l'agence officielle iranienne Irna, faisant de ce guépardeau le deuxième à perdre la vie d'une portée de trois née début mai dans un refuge en Iran.

"Nous enquêtons sur les causes de la mort du petit et nous communiquerons la conclusion après l'autopsie", a déclaré Hassan Akbari, responsable au ministère de l'Environnement, cité par Irna.

La sous-espèce "Acinonyx jubatus venaticus", communément appelée guépard asiatique ou guépard d'Iran, est en danger critique d'extinction, selon l'Union internationale pour la conservation de la nature.

Le 1er mai, l'Iran avait annoncé la naissance de trois petits lors de la première mise-bas en captivité d'un guépard asiatique, dans le refuge de Touran, dans la province de Semanan (Est).

Un premier guépardeau avait perdu la vie quelques jours plus tard en raison d'une "malformation congénitale au poumon gauche".

En janvier, M. Akbari avait déclaré que le pays n'abritait qu'une douzaine de guépards asiatiques.

Le guépard est l'animal le plus rapide du monde et peut atteindre une vitesse de 120 km/h. On le trouve encore dans certaines parties d'Afrique australe, mais il a pratiquement disparu d'Afrique du Nord et d'Asie.

L'Iran, l'un des derniers pays au monde où les guépards asiatiques vivent à l'état sauvage, a lancé un programme de protection soutenu par les Nations unies en 2001.