Venezuela: Maduro évoquera un «dialogue direct» avec les Etats-Unis

Le président vénézuélien Nicolas Maduro s'exprime lors d'une conférence de presse avec des correspondants de médias internationaux au palais présidentiel de Miraflores à Caracas, le 15 août 2021. (AFP)
Le président vénézuélien Nicolas Maduro s'exprime lors d'une conférence de presse avec des correspondants de médias internationaux au palais présidentiel de Miraflores à Caracas, le 15 août 2021. (AFP)
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Publié le Mardi 17 août 2021

Venezuela: Maduro évoquera un «dialogue direct» avec les Etats-Unis

  • «Nous sommes toujours prêts, mais (les Etats-Unis) doivent cesser leur arrogance, leur haine et leur mépris»
  • L'administration de l'ex-président Donald Trump qualifiait M. Maduro de «dictateur» depuis sa réélection en 2018 entachée de graves soupçons de fraude, et a multiplié les sanctions économiques

CARACAS: Le président vénézuélien Nicolas Maduro a déclaré lundi qu'il évoquera "l'ouverture d'un dialogue direct avec le gouvernement américain", avec lequel les relations diplomatiques sont rompues depuis deux ans, dans le cadre des négociations en cours avec l'opposition.


"Nous allons évoquer", lors des négociations qui s'ouvriront le 30 août au Mexique sous la médiation de la Norvège, "l'ouverture d'un dialogue direct avec le gouvernement américain pour aborder toutes les questions bilatérales", a déclaré M. Maduro lors d'une conférence de presse.


"Nous sommes toujours prêts, mais (les Etats-Unis) doivent cesser leur arrogance, leur haine et leur mépris", a-t-il poursuivi.


Les relations diplomatiques entre les Etats-Unis et le Venezuela sont rompues depuis que Washington a reconnu en janvier 2019 le dirigeant de l'opposition Juan Guaido comme président par intérim, comme près d'une soixantaine de pays.


L'administration de l'ex-président Donald Trump qualifiait M. Maduro de "dictateur" depuis sa réélection en 2018 entachée de graves soupçons de fraude, et a multiplié les sanctions économiques, dont un embargo pétrolier.


Cependant, M. Maduro a assuré avoir "eu un dialogue indirect et un dialogue sous diverses formes avec le gouvernement de Donald Trump".


Avec l'arrivée au pouvoir de Joe Biden, le dirigeant socialiste successeur d'Hugo Chavez (1999-2013) s'était déjà montré enclin à renouer le dialogue avec le président démocrate.


"J'espère qu'après cette table ronde des canaux de contact, de dialogue et de négociation, pourront être ouverts avec le gouvernement des Etats-Unis", a dit M. Maduro.


Le gouvernement vénézuélien et l'opposition ont lancé vendredi au Mexique un nouveau cycle de négociation, après l'échec des discussions à la Barbade en 2019 et en République dominicaine en 2018, pour mettre fin à la crise politique et économique qui mine le Venezuela.


Les Etats-Unis, le Canada et l'Union Européenne ont salué la reprise des pourparlers, réitérant leur offre de lever les sanctions qui pèsent sur le pays en cas de succès.


Arménie: des centaines d'interpellations lors de manifestations d'opposition

Des centaines de manifestants de l'opposition qui ont tenté de bloquer des dizaines de rues dans la capitale Erevan ont été interpellés mercredi dans ce pays du Caucase du Sud (Photo, AFP).
Des centaines de manifestants de l'opposition qui ont tenté de bloquer des dizaines de rues dans la capitale Erevan ont été interpellés mercredi dans ce pays du Caucase du Sud (Photo, AFP).
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  • Depuis mi-avril, des partis d'opposition appellent régulièrement à des rassemblements demandant la démission du chef de gouvernement
  • L'Arménie et l'Azerbaïdjan se sont fait la guerre à deux reprises, dans les années 1990 puis en 2020

EREVAN: Des centaines de manifestants de l'opposition qui ont tenté de bloquer des dizaines de rues dans la capitale Erevan ont été interpellés mercredi dans ce pays du Caucase du Sud, a constaté une journaliste de l'AFP.

Selon un communiqué de la police arménienne, vers 07H00 GMT, les forces de l'ordre ont "brièvement interpellé 277 personnes" au total. La veille plusieurs centaines de personnes avaient déjà été interpellées, alors qu'au début du mouvement, en avril, ces interpellations se comptaient par dizaines.

Erevan est le théâtre de manifestations contre le Premier ministre Nikol Pachinian depuis un mois, et les manifestants tentent souvent de bloquer des artères du centre-ville, entraînant l'intervention de la police.

Depuis mi-avril, des partis d'opposition appellent régulièrement à des rassemblements demandant la démission du chef de gouvernement, lui reprochant sa gestion du conflit avec l'Azerbaïdjan sur la région du Nagorny Karabakh.

L'Arménie et l'Azerbaïdjan se sont fait la guerre à deux reprises, dans les années 1990 puis en 2020, pour le contrôle du Nagorny Karabakh, territoire séparatiste en Azerbaïdjan mais peuplé d'Arméniens. 

Six semaines de conflit à l'automne 2020 ont fait quelque 6 500 morts et conduit à d'importantes pertes territoriales pour l'Arménie. Depuis, un cessez-le-feu négocié par la Russie a été instauré sous l'égide de soldats de la paix russes.

Pour l'opposition, la défaite militaire arménienne de 2020 est une humiliation nationale et elle tente depuis d'obtenir le départ de M. Pachinian. Mais celui-ci a remporté avec son parti des législatives anticipées l'année dernière, confortant son pouvoir. 

Cette année, autorités arméniennes et azerbaïdjanaises ont multiplié les signaux en vue de l'ouverture formelle de négociations de paix, si bien que les opposants arméniens accusent le Premier ministre de vouloir céder à des revendications de leur voisin et ennemi.


Ukraine: 959 militaires ukrainiens d'Azovstal se sont rendus depuis lundi

Cette capture d'écran obtenue à partir d'une vidéo publiée par le ministère russe de la Défense le 17 mai 2022 montre des membres des services ukrainiens fouillés par des militaires pro-russes après avoir quitté l'aciérie Azovstal assiégée dans la ville portuaire ukrainienne de Mariupol. (PHOTO AFP / MINISTÈRE RUSSE DE LA DÉFENSE)
Cette capture d'écran obtenue à partir d'une vidéo publiée par le ministère russe de la Défense le 17 mai 2022 montre des membres des services ukrainiens fouillés par des militaires pro-russes après avoir quitté l'aciérie Azovstal assiégée dans la ville portuaire ukrainienne de Mariupol. (PHOTO AFP / MINISTÈRE RUSSE DE LA DÉFENSE)
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  • «Depuis le 16 mai, 959 combattants dont 80 blessés se sont constitués prisonniers», selon le ministère russe de la Défense
  • Selon la même source, 51 d'entre eux ont été hospitalisés à Novoazovsk, localité sous contrôle des Russes et de leurs alliés séparatistes

MOSCOU : Le ministère russe de la Défense a annoncé mercredi que 959 militaires ukrainiens, retranchés sur le site sidérurgique d'Azovstal de Marioupol, se sont rendus depuis lundi.

"Au cours des dernières 24 heures 694 combattants, dont 29 blessés, se sont constitués prisonniers. Depuis le 16 mai, 959 combattants dont 80 blessés se sont constitués prisonniers", a indiqué le ministère dans un communiqué.

Selon la même source, 51 d'entre eux ont été hospitalisés à Novoazovsk, localité sous contrôle des Russes et de leurs alliés séparatistes.

Le ministère n'a donné aucune indication quant au sort qu'il réservait à ces prisonniers, alors que les autorités russes ont indiqué à maintes reprises qu'elles ne considéraient pas au moins une partie d'entre eux comme des soldats mais comme des combattants néonazis.

Les autorités ukrainiennes veulent elles organiser un échange de prisonniers de guerre. 

Ces militaires ukrainiens étaient retranchés dans les galeries souterraines de l'immense aciérie d’aciérie Azovstal, devenant un symbole international de la résistance à l'offensive russe lancée le 24 février.

Le port stratégique de Marioupol ou se situe le site industriel a été complètement ravagé par les combats.


Le Bélarus introduit la peine de mort pour tentative de «terrorisme»

Le président du Bélarus, Alexandre Loukachenko, participe à une réunion des dirigeants des États membres de l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) au Kremlin, à Moscou, le 16 mai 2022. (AFP).
Le président du Bélarus, Alexandre Loukachenko, participe à une réunion des dirigeants des États membres de l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) au Kremlin, à Moscou, le 16 mai 2022. (AFP).
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  • «Le président bélarusse Alexandre Loukachenko a signé la loi prévoyant la possibilité de la peine de mort pour une tentative d'acte de terrorisme», selon l'agence Ria Novosti
  • Selon l'agence Interfax, le texte relève qu'aucune «préparation ou tentative» de crime n'est passible de peine de mort à l'exception de ceux qualifiés de «terroristes»

MOSCOU : Le Bélarus a introduit la peine de mort pour préparation d'attentat ou "tentative d'acte de terrorisme", selon un décret publié mercredi et cité par les agences russes, des accusations qui visent de nombreux militants de l'opposition, dont sa cheffe exilée.

"Le président bélarusse Alexandre Loukachenko a signé la loi prévoyant la possibilité de la peine de mort pour une tentative d'acte de terrorisme", selon l'agence Ria Novosti, alors que jusqu'à présent seuls ceux ayant commis un tel acte étaient passibles d'exécution.

Selon l'agence Interfax, le texte relève qu'aucune "préparation ou tentative" de crime n'est passible de peine de mort à l'exception de ceux qualifiés de "terroristes".

Depuis le vaste mouvement de contestation de 2020 contre la réélection de l'autoritaire Loukachenko, au pouvoir depuis 1994, de nombreux opposants ont été inculpés et arrêtés pour tentative ou préparation d'acte de terrorisme.

En mars 2021, le parquet bélarusse avait annoncé que la cheffe de l'opposition, Svetlana Tikhanovskaïa, contrainte à l'exil en 2020 par la répression de la contestation, faisait elle même l'objet d'une enquête pour "préparation d'acte de terrorisme en bande organisée", selon l'agence d'Etat bélarusse Belta.  

Le Bélarus, une ex-république soviétique alliée à la Russie, est le dernier pays d'Europe a encore appliquer la peine de mort. Le pays, qui procède à plusieurs exécutions chaque année, fusille ses condamnés.

Depuis la présidentielle de 2020, lors de laquelle Mme Tikhanovskaïa a amassé un soutien populaire surprise mobilisant des foules immenses pour dénoncer un scrutin truqué par M. Loukachenko, les autorités ont donné un tour de vis considérable, arrêtant des centaines de personnes et forçant à l'exil foule de dirigeants de l'opposition ou simple manifestants. 

De nombreuses figures du mouvement ont été condamnées à de lourdes peines de prison, les ONG et médias indépendants ont été bannis et taxés d’extrémisme.

Un nouveau procès de 12 militants de l'opposition s'est ouvert d'ailleurs mercredi dans la ville de Grodno et leur dirigeant présumé, Nikolaï Avtoukhovitch, est notamment accusé d'acte de "terrorisme" et de préparation d'un acte de "terrorisme" en bande organisée, selon l'ONG de défense des droits humains Viasna, dont plusieurs membres et son chef sont également en prison. 

Selon cette source, les enquêteurs accusent le groupe d'avoir incendié une voiture et la maison d'un policier, puis d'avoir fait exploser la voiture d'un autre.