Liban: électricité, téléphonie et Internet quasi à l'arrêt dans le nord endeuillé

Une photo prise le 15 août 2021 montre des soldats de l'armée et des pompiers sur le site de l'explosion d'un réservoir de carburant dans le village de Tlel, dans la région nord du Akkar, au Liban. (Photo, AFP)
Une photo prise le 15 août 2021 montre des soldats de l'armée et des pompiers sur le site de l'explosion d'un réservoir de carburant dans le village de Tlel, dans la région nord du Akkar, au Liban. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 17 août 2021

Liban: électricité, téléphonie et Internet quasi à l'arrêt dans le nord endeuillé

  • le Liban traverse l'une des plus pires crises économiques au monde depuis le milieu du XIXe siècle, selon la Banque mondiale
  • L'électricité étatique est coupée désormais jusqu'à 22 heures par jour

BEYROUTH: La région du Akkar, dans le nord du Liban en crise, se retrouve comme coupée du monde mardi en raison des coupures d'électricité et d'une interruption des télécommunications entraînées par les pénuries de carburant, deux jours après l'explosion d'un réservoir d'essence ayant fait plus de 28 morts.

le Liban traverse l'une des plus pires crises économiques au monde depuis le milieu du XIXe siècle, selon la Banque mondiale, avec une multitude de pénuries - d'essence et de médicaments notamment - qui rendent le quotidien de plus en plus pénible.

L'électricité étatique est coupée désormais jusqu'à 22 heures par jour. Les générateurs de quartiers, qui prennent habituellement le relais, sont également contraints de rationner le courant, en raison des pénuries de carburant et d'une explosion des prix.

Faute de mazout, "plusieurs régions du Akkar connaissent une interruption quasi totale des réseaux de téléphonie terrestre et cellulaire, mais aussi de l'Internet", a rapporté l'Agence nationale d'information (ANI).

Ces coupures ont affecté "les secteurs bancaires et financiers, les services de production, mais aussi les institutions publiques et privées".

C'est dans cette même région du Akkar qu'une citerne d'essence a explosé dans la nuit de samedi à dimanche, faisant au moins 28 morts et près de 80 blessés, une tragédie qui vient accentuer la pression sur un secteur hospitalier déjà à bout de souffle.

Mardi, plusieurs hôpitaux du Akkar ont tiré la sonnette d'alarme au sujet des pénuries de carburant qui menacent leurs services. 

"Nous n'avons que 700 litres (de mazout), un stock qui ne suffit que jusqu'à demain", a expliqué à l'AFP Riad Rahal, directeur de l'hôpital privé Rahal, craignant que son établissement dans la localité de Halba ne se retrouve hors service.

Il a assuré avoir contacté plusieurs fournisseurs de carburant. Pour s'entendre dire qu'ils devaient d'abord approvisionner les centrales téléphoniques, dit-il.

Le centre hospitalier el-Youssef (CHY) est également en quête de mazout, selon Nathaline el-Shaar, assistante de l'administration générale.

"Depuis hier, les lignes fixes sont hors service", a-t-elle expliqué à l'AFP.

A Halba comme à Qoubayat (nord), les télécommunications sont temporairement interrompues "en raison du manque de mazout", a indiqué Imad Kreidieh, directeur général d'Ogero, compagnie de téléphonie publique et fournisseur d'Internet.

"Si la crise du carburant persiste, ce qui se passe au Akkar s'étendra à d'autres régions."


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.