L’Égypte envoie des aides et du personnel médical au Liban après l’explosion d’un camion-citerne

Au moins 28 morts et 79 blessés après l’explosion d’un camion-citerne dans la région du Akkar, dans le nord du Liban. (Getty Images)
Au moins 28 morts et 79 blessés après l’explosion d’un camion-citerne dans la région du Akkar, dans le nord du Liban. (Getty Images)
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Publié le Mercredi 18 août 2021

L’Égypte envoie des aides et du personnel médical au Liban après l’explosion d’un camion-citerne

  • L’ambassadeur égyptien au Liban, Yasser Alawi, avait précédemment déclaré que son pays se tenait «aux côtés» du Liban
  • Il a annoncé sur la page Facebook de l’ambassade qu’une équipe de chirurgiens spécialisés dans le traitement des brûlures arrivera du Caire

LE CAIRE: L’Égypte a envoyé lundi des aides et du personnel médical afin de soigner les personnes blessées lors de l’explosion d’un camion-citerne au Liban.

L’explosion qui s’est produite dimanche dans le village frontalier d’Al-Talil a fait au moins 28 morts et 79 blessés. Cette déflagration est la dernière tragédie en date au Liban.

L’avion transportait 1,5 million de tonnes de matériel médical pour aider le pays, qui est actuellement confronté à des difficultés politiques et économiques importantes.

La cargaison a été réceptionnée à l’aéroport de Beyrouth par Hussein Muhaidli, conseiller du ministre libanais de la Santé publique.

Il a remercié l’Égypte au nom du ministère de la Santé pour son soutien au Liban et a mentionné qu’elle était l’un des premiers pays à avoir envoyé une équipe médicale bénévole.

Il a de même loué la profondeur des relations étroites entre les deux pays et a salué les initiatives humanitaires que l’Égypte a toujours prises à l’égard du Liban.

L’ambassadeur égyptien au Liban, Yasser Alawi, avait précédemment déclaré que son pays se tenait «aux côtés» du Liban.

Il a annoncé sur la page Facebook de l’ambassade qu’une équipe de chirurgiens spécialisés dans le traitement des brûlures arrivera du Caire. Ils seront répartis entre l’hôpital Al-Salam à Tripoli et à l’hôpital Geitawi à Beyrouth afin de soigner les personnes blessées lors de l’explosion.

Selon lui, l’arrivée d’une équipe médicale reflétait une décision égyptienne « prise au plus haut niveau pour fournir toute l’assistance possible», et un engagement à «mettre toutes les capacités égyptiennes à la disposition des Libanais».

«L’Égypte sera directement présente aux côtés de ses frères libanais et des personnes touchées par l’explosion du Akkar, jusqu’à ce que cette épreuve soit surmontée.»

Le ministre libanais de la Santé, Hamad Hassan, a précisé que trois personnes souffrant de brûlures graves avaient été transférées à Istanbul.

L’explosion a provoqué l’indignation des Libanais car le lieu de l’explosion serait un entrepôt où du carburant était stocké illégalement.

Des opérations de contrebande de carburant ont lieu au Liban depuis plusieurs mois. Les services de renseignement de l’armée ont arrêté le propriétaire de l’entrepôt et son fils.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée israélienne émet un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités au Liban

Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
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  • L’armée israélienne a ordonné l’évacuation immédiate d’une cinquantaine de localités au Liban, invoquant des opérations contre le Hezbollah
  • Deux secteurs de la banlieue sud de Beyrouth, Ghobeiry et Haret Hreik, sont également visés par un avertissement en raison de cibles liées au Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a émis tôt mardi un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités du Liban, dont deux lieux de la banlieue sud de Beyrouth, en raison d'opérations contre le mouvement Hezbollah.

"Les activités du Hezbollah contraignent l'IDF (l'armée israélienne) à agir avec force contre lui (...) Pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement vos logements", a écrit Avichay Adraee, porte-parole de l'armée pour le public arabophone, sur X, listant une cinquantaine de villages.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, deux zones font également l'objet d'un avertissement, Ghobeiry et Haret Hreik, selon la même source. "Vous vous situez près d'installations et d'intérêts du Hezbollah, contre lesquels l'IDF va agir dans un avenir proche", a prévenu le porte-parole.

Le gouvernement libanais a pris lundi la décision sans précédent d’interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah, provoquant la colère du mouvement soutenu par l’Iran.

Le Hezbollah est représenté au sein du gouvernement et du Parlement, et cette mesure est intervenue quelques heures après qu’il a annoncé avoir lancé des roquettes et des drones vers Israël tôt lundi, en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei lors de frappes américano-israéliennes.

Israël a bombardé lundi la banlieue sud de Beyrouth ainsi que des dizaines de villages du sud du Liban en riposte, promettant de faire payer au mouvement un « lourd tribut ».

Le ministère libanais de la Santé a indiqué que les frappes ont fait au moins 31 morts et au moins 149 blessés.


L’ambassade des États-Unis à Riyad visée par des drones : ministère saoudien de la Défense

Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
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  • L’ambassade a émis un avis de confinement (« shelter in place ») pour Djeddah, Riyad et Dammam

RIYAD : L’ambassade des États-Unis à Riyad a été prise pour cible par des drones, provoquant un incendie limité et des dégâts mineurs au bâtiment, a indiqué le ministère saoudien de la Défense.

L’ambassade des États-Unis à Riyad était vide au moment de l’attaque et aucune blessure n’a été signalée à ce stade.

L’ambassade a émis un avis demandant aux ressortissants de rester confinés à Djeddah, Riyad et Dammam.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".