La tempête Grace se renforce après avoir balayé le Yucatan

Vue d'une plage lors de l'arrivée de l'ouragan Grace sur la côte de la Riviera Maya à Cancun, au Mexique, le 19 août 2021. (Elizabeth Ruiz / AFP)
Vue d'une plage lors de l'arrivée de l'ouragan Grace sur la côte de la Riviera Maya à Cancun, au Mexique, le 19 août 2021. (Elizabeth Ruiz / AFP)
Short Url
Publié le Vendredi 20 août 2021

La tempête Grace se renforce après avoir balayé le Yucatan

  • Grace avait touché terre jeudi matin près de la station balnéaire de Tulum, sur la côte caribéenne du Mexique, en tant qu'ouragan de catégorie 1
  • Après avoir perdu en intensité, la tempête avance désormais plus au nord, avec des vents évalués à 110 km/h

CANCUN, Mexique : Après avoir traversé la péninsule mexicaine du Yucatan puis été rétrogradé en tempête tropicale, Grace doit poursuivre sa progression sur les eaux du Golfe du Mexique, où elle devrait à nouveau se renforcer, puis toucher une deuxième fois la côte mexicaine, selon le Centre américain de surveillance des ouragans (NHC).

Grace avait touché terre jeudi matin près de la station balnéaire de Tulum, sur la côte caribéenne du Mexique, en tant qu'ouragan de catégorie 1, sur une échelle qui peut aller jusqu'à 5. Les avions avaient été cloués au sol et les touristes contraints de passer la nuit dans des abris dédiés.

Après avoir perdu en intensité, la tempête avance désormais plus au nord, avec des vents évalués à 110 km/h.

"Le phénomène devrait retrouver la force d'un ouragan ce matin", a fait savoir le NHC vendredi, en plaçant en alerte ouragan la côte mexicaine continentale, de Puerto Veracruz à Cabo Rojo.

A 9H00 GMT, la tempête se situait à environ 345 kilomètres au nord-est de Veracruz, au Mexique, et se dirigeait vers des villages de pêche et des stations touristiques à une vitesse de 25 km/h.

"Les opérations pour protéger la vie et les biens des personnes doivent être achevées rapidement", a déclaré le NHC.

De fortes pluies sont attendues sur la zone, avec des inondations soudaines, de possibles coulées de boue, ainsi que des vagues importantes sur les côtes, a annoncé le NHC, qui précise que les vagues et les dangereux courants en mer pourraient se poursuivre samedi et dimanche.

"Arès avoir (de nouveau) touché terre, Grace devrait rapidement s'affaiblir en se rapprochant des montagnes du centre du Mexique", précise le centre.

L'ouragan a traversé la péninsule du Yucatan sans faire de morts, a indiqué Carlos Joaquin, le gouverneur de l'Etat de Quintana Roo. Il a précisé que l'eau et l'électricité avaient été rétablis dans l'Etat.

Placé en alerte rouge, le Quintana Roo avait évacué plus de 6.000 touristes et habitants vers des abris, selon les autorités de cette zone peu peuplée.

L'aéroport de Cancun, destination très touristique, avait annulé près de 100 vols mercredi. Les rotations avaient repris le lendemain, alors que les ports étaient encore fermés, a indiqué M. Joaquin sur Twitter.

Dans la ville de Tulum, où des employés nettoyaient branches d'arbres tombées à terre et autres débris, aucun dégât matériel majeur n'était à déplorer.

"La frayeur est derrière nous, et heureusement tout s'est bien passé", témoigne Sandra Rodriguez, une touriste argentine de 39 ans en visite à Cancun. N'étant pas habituée à de tels phénomènes, elle admet s'être inquiétée. "J'avais peur que l'ouragan nous submerge", raconte-t-elle.

- Des coupures, peu de dégâts -

L'électricité avait été coupée de manière préventive dans la région, affectant près de 150.000 utilisateurs, avait indiqué M. Joaquin. Mais jeudi soir, la Commission fédérale de l'électricité indiquait que le courant avait été rétabli pour 63% des foyers touchés dans le Campeche, le Quintana Roo et le Yucatan.

La zone hôtelière de Cancun était largement déserte à l'aube. Les pluies et vents intenses ont causé quelques dégâts sur les plages, qui ont connu de fortes vagues.

Dans l'État voisin du Yucatan, l'ouragan a déraciné plusieurs arbres dans la ville de Valladolid, et endommagé quelques bâtiments plus fragiles, selon des images publiées par les autorités locales.


Rubio met en garde contre le «chaos total» en cas de péage à Ormuz

"Si nous acceptons que l'on puisse faire payer l'utilisation d'une voie navigable internationale parce qu'elle se trouve à proximité de son espace territorial, cela se propagerait alors à travers le monde comme une épidémie", a averti Marco Rubio, lors d'une réunion avec ses homologues du Conseil de coopération du Golfe (CCG) à Manama (Bahreïn). (AFP)
"Si nous acceptons que l'on puisse faire payer l'utilisation d'une voie navigable internationale parce qu'elle se trouve à proximité de son espace territorial, cela se propagerait alors à travers le monde comme une épidémie", a averti Marco Rubio, lors d'une réunion avec ses homologues du Conseil de coopération du Golfe (CCG) à Manama (Bahreïn). (AFP)
  • L'Iran réfléchit à l'imposition de "droits de redevance", qui n'existaient pas avant la guerre, auxquels les Etats-Unis sont radicalement opposés
  • C'est l'un des principaux points d'achoppement entre les deux pays qui ont récemment signé un protocole d'accord pour mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient

MANAMA: Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio, en tournée dans le Golfe, a mis en garde jeudi contre le "chaos total" que pourrait engendrer la mise en place par l'Iran de frais dont devraient s'acquitter les navires dans le détroit d'Ormuz.

Plus tôt jeudi, Téhéran avait menacé de "mesures appropriées" contre tout bateau s'aventurant à franchir le détroit sans leur autorisation, semblant répondre à l'aonnonce par Oman de l'ouverture d'un "corridor maritime temporaire" présenté comme une intiative concertée avec l'ONU.

Ormuz est une étroite voie navigable d'une trentaine de kilomètres de large qui sépare l'Iran et Oman, mais le seul passage autorisé par l'Iran se fait dans un couloir qui longe ses côtes.

L'Iran réfléchit à l'imposition de "droits de redevance", qui n'existaient pas avant la guerre, auxquels les Etats-Unis sont radicalement opposés - c'est l'un des principaux points d'achoppement entre les deux pays qui ont récemment signé un protocole d'accord pour mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient.

"Si nous acceptons que l'on puisse faire payer l'utilisation d'une voie navigable internationale parce qu'elle se trouve à proximité de son espace territorial, cela se propagerait alors à travers le monde comme une épidémie", a averti Marco Rubio, lors d'une réunion avec ses homologues du Conseil de coopération du Golfe (CCG) à Manama (Bahreïn).

Le chef de la diplomatie américaine, venu rassurer ses alliés du Golfe largement ciblés par Téhéran pendant la guerre en représailles des frappes israélo-américaines sur l'Iran, a ajouté que les Etats-Unis souhaitaient un accord de paix, mais pas "à n'importe quel prix".

"Nous voulons un accord qui soit bon, nous voulons un accord qui soit réel, nous voulons un accord qui soit vérifiable, et nous voulons un accord qui soit respecté", a poursuivi M. Rubio.

Le responsable, qui s'est rendu aux Emirats arabes unis, au Koweït et à Bahreïn, a également donné l'assurance que les intérêts des pays du Golfe seraient pris en compte.

"Nous voulons nous assurer qu'aucune partie de cet accord ne porte atteinte, de quelque manière que ce soit, à la sécurité, à la stabilité ou à la prospérité de l'un de nos partenaires de la région du Golfe", a-t-il souligné.

Son homologue de Bahreïn, Abdoullatif ben Rachid Al Zayani, a lui mis en avant les "incertitudes" affectant ces pays.

Les monarchies du Golfe ont payé un lourd tribut à l'offensive américano-israélienne lancée le 28 février contre l'Iran. Elles accueillent des bases militaires américaines et ont été visées par des missiles et drones iraniens en représailles.


Double séisme au Venezuela: au moins 32 morts et plus de 700 blessés

Deux puissants séismes ont fait au moins 32 morts et plus de 700 blessés au Venezuela mercredi, selon un premier bilan provisoire des autorités qui redoutent davantage de victimes notamment dans la région proche de Caracas où des journalistes de l'AFP ont vu des immeubles effondrés et des habitants paniqués. (AFP)
Deux puissants séismes ont fait au moins 32 morts et plus de 700 blessés au Venezuela mercredi, selon un premier bilan provisoire des autorités qui redoutent davantage de victimes notamment dans la région proche de Caracas où des journalistes de l'AFP ont vu des immeubles effondrés et des habitants paniqués. (AFP)
  • Au pied d'un bâtiment de 22 étages entièrement détruit dans le quartier d'Altamira, une journaliste de l'AFP a vu des gens crier les noms de leurs proches enfouis sous les décombres
  • Signe de la gravité de la situation, les Etats-Unis ont annoncé l'envoi immédiat de secouristes et d'aide humanitaire au Venezuela

CARACAS: Deux puissants séismes ont fait au moins 32 morts et plus de 700 blessés au Venezuela mercredi, selon un premier bilan provisoire des autorités qui redoutent davantage de victimes notamment dans la région proche de Caracas où des journalistes de l'AFP ont vu des immeubles effondrés et des habitants paniqués.

Dans la capitale de ce pays d'Amérique latine de près de 30 millions d'habitants régulièrement frappé par des séismes, des photographes de l'AFP ont vu des secouristes et des habitants fouiller des immeubles réduits à des gravats. Des personnes étaient extirpées des décombres puis emmenées sur des brancards.

Au pied d'un bâtiment de 22 étages entièrement détruit dans le quartier d'Altamira, une journaliste de l'AFP a vu des gens crier les noms de leurs proches enfouis sous les décombres. "Nous avons besoin de lampes torches !", lance l'un d'eux dans la nuit noire.

"A l'heure actuelle, nous avons reçu des informations faisant état de 32 morts" et "de plus de 700 blessés", a déclaré la présidente par intérim Delcy Rodriguez dans un message à la nation, après avoir déclaré l'état d'urgence.

Elle a précisé ne pas encore disposer de données concernant l'Etat de La Guaira, situé à proximité de la capitale et qui est selon elle la région la plus touchée. L'aéroport de Caracas, gravement endommagé selon elle, a été fermé.

Signe de la gravité de la situation, les Etats-Unis ont annoncé l'envoi immédiat de secouristes et d'aide humanitaire au Venezuela. "Nous serons aux côtés de nos nouveaux et formidables amis", a assuré le président américain Donald Trump, tandis que Mme Rodriguez a indiqué s'être entretenue au téléphone avec le secrétaire d'Etat Marco Rubio.

Cette initiative américaine, un acte diplomatique fort après des années de tensions, s'inscrit dans le cadre du rétablissement des relations entre les deux pays depuis que les forces américaines ont capturé le président déchu Nicolas Maduro, aujourd'hui incarcéré aux Etats-Unis.

La Chine et l'Inde ont elles aussi proposé leur aide, et plusieurs pays d'Amérique latine ont fait de même et exprimé leur solidarité, parfois au-delà de leurs divergences politiques. 


L'Iran accuse l'Otan de «complicité» dans la guerre menée contre lui

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a accusé jeudi l'Otan de "complicité" dans la "guerre d'agression illégale" lancée contre l'Iran par les Etats-Unis et Israël. (AFP)
Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a accusé jeudi l'Otan de "complicité" dans la "guerre d'agression illégale" lancée contre l'Iran par les Etats-Unis et Israël. (AFP)
  • M. Baghaï a réagi à des propos sur Fox News du secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, selon qui "500 avions américains ont décollé de bases américaines en Italie" pour soutenir l'opération militaire israélo-américaine "Epic Fury"
  • "Il s'agit là d'un aveu clair et accablant de la complicité active de l'Otan dans une guerre d'agression illégale menée contre un Etat membre souverain de l'ONU", a écrit M. Baghaï sur X

TEHERAN: Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a accusé jeudi l'Otan de "complicité" dans la "guerre d'agression illégale" lancée contre l'Iran par les Etats-Unis et Israël.

M. Baghaï a réagi à des propos sur Fox News du secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, selon qui "500 avions américains ont décollé de bases américaines en Italie" pour soutenir l'opération militaire israélo-américaine "Epic Fury" lancée contre l'Iran le 28 février.

M. Rutte a également affirmé que l'aéroport de Bucarest avait réduit ses vols commerciaux pour laisser la place aux avions de ravitaillement utilisés dans le cadre de cette opération, et qu'entre 4.000 et 5.000 sorties d'avions américains avaient été effectuées depuis des bases européennes pendant le conflit.

"Il s'agit là d'un aveu clair et accablant de la complicité active de l'Otan dans une guerre d'agression illégale menée contre un Etat membre souverain de l'ONU", a écrit M. Baghaï sur X.

"Le secrétaire général de l'Otan a explicitement désigné l'Italie et la Roumanie comme ayant participé à l'agression contre l'Iran", a souligné le porte-parole du ministère iranien.

"Ces pays, ainsi que tous les autres pays européens ayant apporté leur soutien à l'agression américano-israélienne contre l'Iran, doivent expliquer à leur propre population et au monde entier pourquoi ils ont choisi de se rendre complices de cet acte d'agression flagrant et de la perpétration d'atrocités de masse contre les populations iraniennes", a-t-il ajouté.

En Italie, le ministère de la Défense a condamné mercredi les propos de M. Rutte, estimant qu'ils avaient envoyé "un message complètement trompeur", Rome n'ayant permis aux Etats-Unis d'utiliser ses bases que pour des vols techniques et logistiques, et non des missions de combat.