Les évacuations parmi «les plus difficiles de l'histoire» se poursuivent à Kaboul 

Tandis que les puissances étrangères tentent d'évacuer leur ressortissants, désespérés, des Afghans tentent eux aussi de quitter Kaboul. AFP/Wakil Kohsar
Tandis que les puissances étrangères tentent d'évacuer leur ressortissants, désespérés, des Afghans tentent eux aussi de quitter Kaboul. AFP/Wakil Kohsar
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Publié le Samedi 21 août 2021

Les évacuations parmi «les plus difficiles de l'histoire» se poursuivent à Kaboul 

  • Les Etats-Unis, qui prévoient d'évacuer plus de 30.000 Américains et civils afghans via leurs bases au Koweït et au Qatar, affirment avoir déjà fait sortir plus de 13.000 personnes depuis le 14 août
  • Mais le président américain a affirmé qu'il ne pouvait pas garantir «l'issue finale» de cette opération d'évacuation, l'une des «plus difficiles de l'histoire» au terme d'une guerre longue de vingt ans en Afghanistan

KABOUL, Afghanistan : La gigantesque opération d'évacuation à Kaboul, qualifiée par Joe Biden de "l'une des plus difficiles de l'histoire", mobilise depuis une semaine, dans des conditions chaotiques, des avions du monde entier pour évacuer par l'aéroport de la capitale afghane des diplomates, d'autres étrangers et des Afghans fuyant un pays tombé aux mains des talibans.

Un pilote militaire tchèque a décrit les conditions difficiles des rotations aériennes, sans véritable contrôle aérien, sans approvisionnement possible en kérosène sur place et avec des décollages périlleux.

13.000 personnes évacuées par les Etats-Unis

Les Etats-Unis, qui prévoient d'évacuer plus de 30.000 Américains et civils afghans via leurs bases au Koweït et au Qatar, affirment avoir déjà fait sortir plus de 13.000 personnes depuis le 14 août.

Mais le président américain a affirmé qu'il ne pouvait pas garantir "l'issue finale" de cette opération d'évacuation, l'une des "plus difficiles de l'histoire" au terme d'une guerre longue de vingt ans en Afghanistan.

Difficile accès à l'aéroport

Si des milliers de personnes ont déjà pu être évacuées, les talibans sont désormais accusés de traquer des Afghans ayant travaillé pour l'Otan pour les arrêter, et de restreindre l'accès à l'aéroport.

"Nous avons davantage d'avions (disponibles pour les évacuations) que de passagers (prêts à embarquer), car c'est un défi de plus en plus épineux de permettre à ces personnes d'arriver jusque dans l'aéroport", a souligné le chef de l'Alliance atlantique, Jens Stoltenberg.

La Pologne sera responsable de l'opération d'évacuation de 300 citoyens afghans qui, ces dernières années, ont travaillé avec l'OTAN. 

Secourus par des hélicoptères

L'armée américaine a déployé trois hélicoptères pour évacuer 169 Américains depuis un hôtel non loin de l'aéroport, a indiqué vendredi le Pentagone. C'est la première fois que l'armée américaine fait montre de sa capacité à quitter l'enceinte sécurisée de l'aéroport pour venir en aide à des personnes souhaitant quitter le pays. Le groupe prévoyait de se rendre à pied jusqu'à l'aéroport mais une foule en compliquait l'accès.

L'Allemagne, qui a déjà mis en sécurité 1.600 personnes, prévoit aussi de déployer deux hélicoptères pour sécuriser les évacuations, voire venir en aide à des personnes dans des "situations dangereuses" ou des endroits éloignés. Un civil allemand a été blessé par balle alors qu'il se rendait à l'aéroport mais sa vie n'est pas en danger. 

Efforts tous azimuts

Un millier d'Afghans ont été évacués vers Italie en cinq derniers jours, ou sont en voie de l'être, en attente à l'aéroport, a précisé samedi le ministre de la Défense.

Le gouvernement britannique a pour sa part indiqué avoir évacué 1.615 personnes, dont 399 Britanniques, 320 membres du personnel diplomatique et 402 Afghans.

Efforts aussi menés par la France: un quatrième avion d'exfiltrés de Kaboul s'est posé vendredi soir à Paris, avec à son bord une centaine de personnes dont 99 Afghans. La France a jusqu'à présent évacué environ 400 Afghans.

La Roumanie, elle, a mis à l'abri plus de 260 personnes quand l'Espagne a de son côté évacué 158 Afghans dont la majeure partie est arrivée vendredi soir. 

L'Autriche, qui n'a pas de moyens d'évacuation propres, a réussi à faire sortir deux ressortissants, mais 85 autres Autrichiens et Afghans résidant en Autriche et cherchant à s'échapper restent bloqués.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.