Grèce: la «bonne surprise» d'un dimanche de pleine lune sur l'Acropole

Des silhouettes des cariatides d'Erechthéion sont photographiées lors d'un coucher de soleil sur la colline de l'Acropole à Athènes le 8 juin 2021. (Photoة AFP/Archives)
Des silhouettes des cariatides d'Erechthéion sont photographiées lors d'un coucher de soleil sur la colline de l'Acropole à Athènes le 8 juin 2021. (Photoة AFP/Archives)
Short Url
Publié le Dimanche 22 août 2021

Grèce: la «bonne surprise» d'un dimanche de pleine lune sur l'Acropole

  • Pour ce week-end inédit, le ministère grec de la Culture espère «que la lumière de la lune l'emportera sur l'ombre de la pandémie»
  • Une fois n'est pas coutume, le pays ensoleillé laissera la part belle à la lune, pour permettre aux visiteurs d'admirer le phénomène naturel dans un cadre exceptionnel

ATHENES : Découvrir l'Acropole d'Athènes ou le sanctuaire d'Apollon à Delphes un soir de pleine lune, les touristes en vacances en Grèce en auront plein les yeux dimanche à la tombée de la nuit. 


Beaucoup ont eu la "bonne surprise" d'apprendre que 120 sites archéologiques et musées de Grèce ouvraient gratuitement et tardivement à l'occasion de la pleine Lune.


Pour ce week-end inédit, le ministère grec de la Culture espère "que la lumière de la lune l'emportera sur l'ombre de la pandémie".


Une fois n'est pas coutume, le pays ensoleillé laissera la part belle à la lune, pour permettre aux visiteurs d'admirer le phénomène naturel dans un cadre exceptionnel. 


"Nous n'étions pas au courant", s'exclame le Français Raphaël Ruffier rencontré sur le parvis du musée de l'Acropole à Athènes.


"En cherchant les horaires d'ouverture de l'Acropole, on a eu la bonne surprise d'apprendre qu'il y avait cette pleine Lune dimanche", raconte Florian Rovelli, arrivé vendredi de Paris. 


Mais il ne sait pas encore où sa compagne et lui assisteront au spectacle nocturne.


Quel que soit le lieu où ils se trouvent, les Grecs tout comme les touristes auront un libre accès à la quasi-totalité de la richesse historique et culturelle de la Grèce au clair de Lune, selon un communiqué du ministère. 


De Kassope dans l'Epire (nord-ouest) au palais des Grands maîtres sur l'île de Rhodes (sud-est), en passant par les sites archéologiques d'Olympie, Mystras, Corinthe ou Nemea, sur la péninsule du Péloponnèse (sud-ouest), ou encore ceux de Thèbes (centre) jusqu'à la forteresse de Corfou (ouest), le choix est cornélien.

Arts vivants au clair de lune

Concerts, représentations théâtrales, poésie, danse, expositions et observations des étoiles seront également proposés dans les musées archéologiques et les sites de Crète ou d'îles paradisiaques, dans l'archipel des Cyclades, en mer Ionienne ou en mer Egée.


Dans la capitale, Raphaël Ruffier et sa famille pensent simplement "admirer la lune" depuis le "superbe toit-terrasse" de leur auberge de jeunesse à Psyri, un quartier animé au nord de l'Acropole.  


Si le célèbre site de l'Acropole d'Athènes n'est pas sur la liste, le musée de l'Acropole sera lui ouvert gratuitement tard dimanche, ainsi que sa terrasse donnant sur le célèbre rocher sacré, permettant aux visiteurs d'admirer la Lune éclairant les colonnes de marbre jusqu'à minuit.


Quant à la pandémie, tous espèrent qu'elle sera oubliée l'espace d'une nuit de pleine lune.


Mais "les musées, sites et localités sont en charge du protocole sanitaire dans ce contexte pandémique", a déclaré à l'AFP Alexandra Aspioti de la Direction générale des Antiquités et du Patrimoine culturel de Grèce, service public sous la supervision du ministère de la Culture.


"Certains lieux et animations sont soumis à un effectif réduit ou à une réservation préalable", a-t-elle souligné. 


Après une saison 2020 contrariée par la pandémie de coronavirus, la Grèce se félicite d'avoir récupéré à ce stade de la saison 70% de la fréquentation touristique de 2019, selon Christos Staikouras, le ministre grec des Finances. 


Représentant plus de 20% du produit intérieur brut (PIB), le tourisme est un secteur crucial pour l'économie grecque.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Short Url
  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Short Url
  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Short Url
  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.