Le président américain Biden remercie les Émirats arabes unis pour leur soutien à l'évacuation afghane

Mohamed Ben Zayed avec Joe Biden. (Archive AFP et compte Twitter du prince héritier d'Abou Dhabi.)
Mohamed Ben Zayed avec Joe Biden. (Archive AFP et compte Twitter du prince héritier d'Abou Dhabi.)
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Publié le Dimanche 22 août 2021

Le président américain Biden remercie les Émirats arabes unis pour leur soutien à l'évacuation afghane

  • Le président américain avait exprimé ses remerciements et son gratitude pour le soutien et la logistique fournis par les Émirats arabes unis
  • « Cet effort de collaboration reflète le partenariat stratégique solide et durable entre les deux proches alliés », a-t-il ajouté

DUBAΪ : Le président américain Joe Biden a remercié le prince héritier d'Abou Dhabi, le cheikh Mohamed Ben Zayed al-Nahyan, d’avoir contribué aux opérations d'évacuation d'Afghanistan, rapporte dimanche l'agence de presse officielle WAM.

Lors d'un appel téléphonique hier soir, WAM a déclaré citant un responsable émirati que le président américain avait exprimé ses remerciements et son gratitude pour le soutien et la logistique fournis par les Émirats arabes unis dans l'évacuation des diplomates et des ressortissants américains d'Afghanistan, ainsi que des citoyens de pays amis et les Afghans détenteurs de visas pour ces pays.

« Cet effort de collaboration reflète le partenariat stratégique solide et durable entre les deux proches alliés », a-t-il ajouté.

Les Émirats arabes unis ont déclaré vendredi qu'ils avaient accepté, à la demande des États-Unis, d'accueillir 5 000 ressortissants afghans pendant 10 jours avant qu’ils ne prennent la route vers un pays tiers.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Riyad inscrit l'association financière du Hezbollah, Al-Qard Al-Hassan, sur la liste terroriste

L'Arabie saoudite a classé l'association libanaise comme entité terroriste pour ses liens avec le Hezbollah. (Photo, Archives/AFP)
L'Arabie saoudite a classé l'association libanaise comme entité terroriste pour ses liens avec le Hezbollah. (Photo, Archives/AFP)
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  • Tous les avoirs appartenant à la banque, basée au Liban, à l'intérieur du Royaume seront gelés
  • Des mesures légales seront prises à l'encontre de toute personne ayant un lien avéré avec l'association

RIYAD : L'Arabie saoudite a inscrit l'association financière du Hezbollah, Al-Qard Al-Hassan, sur la liste des entités terroristes.

« L'association travaille à la gestion des fonds de l'organisation terroriste (Hezbollah) et de son financement, y compris le soutien à des fins militaires », a déclaré la présidence de la sûreté de l'État.

Le Royaume a déclaré qu'il continuerait à lutter contre les activités terroristes du Hezbollah et à coordonner avec d'autres pays pour cibler les sources de soutien financier de l'organisation, qu'il s'agisse d'individus ou d'entités, "afin de freiner ses activités terroristes et criminelles dans le monde".

La démarche contre Al-Qard Al-Hassan a été prise sur la base de la loi sur la lutte contre les crimes terroristes et leur financement, selon le communiqué. Tous les avoirs appartenant à la banque, basée au Liban, à l'intérieur du Royaume seront gelés.

L'acte interdit les relations directes ou indirectes avec, ou au profit de l'association, et des mesures légales seront prises à l'encontre de toute personne ayant un lien avéré avec l'association.


Mikati se distancie des propos de son ministre de l'information concernant les Houthis

Le Premier ministre libanais, Najib Mikati, assiste à une conférence de presse conjointe après sa rencontre avec son homologue jordanien au Grand Sérail de Beyrouth, le 30 septembre 2021. (Photo, AFP/Archives)
Le Premier ministre libanais, Najib Mikati, assiste à une conférence de presse conjointe après sa rencontre avec son homologue jordanien au Grand Sérail de Beyrouth, le 30 septembre 2021. (Photo, AFP/Archives)
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  • Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe déclare dans un communiqué qu'il rejette les propos de Kordahi
  • Najib Mikati déclare que les propos de George Kordahi à la télévision ne reflètent ni la position du gouvernement ni celle du président sur la question yéménite

BEYROUTH: Le Premier ministre libanais, Najib Mikati, s'est distancié mercredi des propos tenus par le ministre de l'Information du pays, George Kordahi, insinuant que les Houthis soutenus par l'Iran «se défendaient» au Yémen.

Kordahi avait répondu à une question posée par la présentatrice de «Barlamanasha3b», une émission télévisée pour jeunes, affiliée à Al-Jazeera, sur sa position sur le conflit dans ce pays déchiré par la guerre.

Lors de l'entretien enregistré le 5 août dernier, un mois avant d'être nommé ministre de l'Information, Kordahi a déclaré: «Les Houthis au Yémen sont un mouvement de résistance, ils se défendent sans attaquer personne.» Il a également ajouté que le groupe agissait en état de légitime défense contre «l'attaque saoudo-émiratie à l’encontre du Yémen».

Mikati a signalé: «La déclaration de Kordahi reflète son opinion personnelle que nous n'acceptons pas. Ces propos n'expriment pas la position du gouvernement ni celle du président, Michel Aoun, sur la question yéménite. Le Liban tient à ses relations avec les pays arabes.

Lorsque les propos de Kordahi ont fait surface plus tard dans une vidéo publiée en ligne, ils ont suscité une frénésie sur les réseaux sociaux et une contestation officielle de l'ambassadeur du Yémen au Liban, Abdallah al-Deais, auprès du ministère libanais des Affaires étrangères.

Kordahi a répondu en disant qu'il n'avait pas l'intention «d'offenser en aucune façon le Royaume d'Arabie saoudite ou les Émirats arabes unis», et a exprimé son «amour et sa loyauté envers les dirigeants et les peuples des deux pays».

Il a ajouté: «Ce que j'ai dit sur le fait que la guerre au Yémen est une guerre absurde qui doit cesser, je l'ai dit avec conviction, non pas pour défendre le Yémen, mais aussi par amour pour l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.»

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Le ministre libanais de l'Information, George Kordahi, s'exprime au palais présidentiel de Baabda, au Liban, le 13 septembre 2021. (Photo, REUTERS/Archives)

 

Mais Al-Deais a soutenu que Kordahi n’a fait que «mettre de l’huile sur le feu, car il ne s’est pas excusé, mais a plutôt confirmé ce qu'il avait dit».

L'envoyé yéménite a ajouté: «Les propos de Kordahi vont à l'encontre de la position claire du Liban à l’égard du Yémen et sa condamnation du coup d'État des Houthis et de son soutien à toutes les résolutions arabes et onusiennes pertinentes.»

À l’issue d’une rencontre avec Aoun mercredi, Mikati a ajouté: «Il est vrai que nous nous distançons des conflits, mais nous ne nous distancions d'aucune position arabe en solidarité avec le Royaume d'Arabie saoudite et les États du Golfe.

Cette position est une position constante, et nous nous réjouissons de maintenir les meilleures relations.

«Les commentaires de Kordahi n'affecteront pas le cours général, d'autant plus que les constantes de la position libanaise sur les relations avec les pays arabes ont été énoncées dans sa déclaration ministérielle. L’entretien avec Kordahi a eu lieu avant qu'il ne soit nommé ministre et a été diffusé hier», a clarifié Mikati.

Par ailleurs, le ministère libanais des Affaires étrangères a souligné que les commentaires de Kordahi reflétaient sa «position personnelle» et «ne reflètent sûrement pas la position du gouvernement».

Dans un communiqué, il a assuré: «Le ministère a condamné à plusieurs reprises les attaques terroristes contre l'Arabie saoudite et maintient sa position en défendant la sécurité et la sûreté de ses frères du Golfe, pour lesquels il éprouve de l'amour, du respect et de l'appréciation, et s'abstient d'interférer dans leurs politiques internes et externes.»

Le Conseil de coopération du Golfe a noté que les remarques de Kordahi montraient sa connaissance limitée et son manque de compréhension de la situation au Yémen.

Le secrétaire général du CCG, le Dr Nayef ben Falah al-Hajraf a condamné «la défense par le ministre libanais de l'Information du groupe houthi et son coup d'État, tout en ignorant l'intransigeance du mouvement houthi contre tous les efforts internationaux visant à mettre fin à la crise yéménite, et à un moment où le groupe houthi lance des missiles visant le peuple yéménite sans défense et empêche l'aide humanitaire d'atteindre les zones sinistrées.»

L'ambassadeur saoudien au Liban, Walid al-Boukhari, a rencontré mercredi Al-Deais.

Dans un communiqué publié par l'ambassade saoudienne, Al-Boukhari a réaffirmé «la position du Royaume sur le soutien de la légitimité au Yémen, la recherche d’une solution politique, conformément aux termes de référence représentés par l'Initiative du Golfe et son mécanisme exécutif, les résultats de la Conférence de dialogue national global et la résolution 2216 de l’ONU, afin de préserver l'unité et l'intégrité du Yémen, de respecter sa souveraineté et son indépendance, et de rejeter toute ingérence dans ses affaires intérieures.

«Les Houthis soutenus par l'Iran poursuivent leurs hostilités et leurs opérations terroristes en tirant des missiles balistiques et en lançant des drones piégés prenant pour cibles des civils et des biens civils en Arabie saoudite. Tout cela, en violant le droit international et humanitaire et utilisant les populations civiles dans les zones civiles yéménites comme boucliers humains et en envoyant des bateaux piégés qui fonctionnent à distance, ce qui constitue une menace sérieuse pour la sécurité régionale et internationale», a-t-il précisé.

L'envoyé saoudien a ainsi souligné: «Le droit légitime de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite de rétablir la légitimité au Yémen, de prendre et de mettre en œuvre les mesures nécessaires pour faire face à ces hostilités et à ces attaques terroristes, et d’empêcher la contrebande d'armes vers ces milices, ce qui constitue une menace pour la liberté de navigation maritime et le commerce mondial dans le détroit de Bab al-Mandab et la mer Rouge.»

Al-Boukhari a enfin salué «l'efficacité» des défenses aériennes saoudiennes qui ont intercepté plus de 400 missiles balistiques, 791 drones et au moins 205 mines navales.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Iran prêt à reprendre les négociations, mais les Occidentaux restent prudents

Les négociations de Vienne sont suspendues depuis l'élection en juin du nouveau président Ebrahim Raïssi (à gauche), dont les atermoiements agacent les Européens et les Américains. (Photo, AFP)
Les négociations de Vienne sont suspendues depuis l'élection en juin du nouveau président Ebrahim Raïssi (à gauche), dont les atermoiements agacent les Européens et les Américains. (Photo, AFP)
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  • Washington critique les «mesures nucléaires iraniennes provocatrices» et somme Téhéran «de faire preuve de bonne foi»
  • Les Européens insistent pour que «les pourparlers se déroulent à Vienne et non à Bruxelles et excluent de négocier quoi que ce soit bilatéralement avec les Iraniens»

BRUXELLES : L'Iran s'est dit prêt mercredi à reprendre en novembre les négociations pour sauver l'accord sur son programme nucléaire après cinq mois d'impasse, suscitant pour l'instant une réaction prudente des Occidentaux, de plus en plus impatients.

"Nous sommes convenus d'entamer les négociations avant la fin du mois de novembre", a annoncé sur Twitter le vice-ministre iranien chargé du dossier, Ali Baghéri, à l'issue d'une rencontre à Bruxelles avec le négociateur européen Enrique Mora qu'il a qualifiée de "sérieuse et constructive".

"La date exacte sera annoncée la semaine prochaine", a-t-il toutefois ajouté.

A Téhéran, le chef de la diplomatie iranienne Hossein Amir-Abdollahian a quant à lui dit vouloir "évaluer" le résultat de ces discussions bruxelloises avant de décider de "la date" précise de la reprise des pourparlers.

Les grandes puissances qui ont conclu en 2015 avec la République islamique un accord historique censé l'empêcher de se doter de la bombe atomique réclamaient avec de plus en plus d'insistance que les Iraniens fixent une date pour leur retour à la table des négociations à Vienne.

Et les Européens comme les Américains se sont montrés prudents face à l'annonce encore incomplète des Iraniens.

"Il n'y a rien à annoncer pour l'instant", a-t-on commenté de source européenne après la rencontre à Bruxelles, où l'on juge les déclarations iraniennes "prématurées".

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, le coordinateur de l'accord de 2015, doit en effet consulter les autres parties, ainsi que les Etats-Unis, avant d'arrêter une date pour le retour dans la capitale autrichienne.

A Washington, on a d'ailleurs renvoyé vers l'Union européenne pour une décision.

"La porte ne va pas rester ouverte éternellement puisque l'Iran continue de prendre des mesures nucléaires provocatrices, donc nous espérons qu'il revienne rapidement à Vienne pour négocier et qu'il fasse preuve de bonne foi", a toutefois insisté un porte-parole de la diplomatie américaine.

Les Américains ont unilatéralement quitté l'accord en 2018, sous la présidence de Donald Trump, qui le jugeait insuffisant et a rétabli toutes les sanctions contre l'Iran qu'il avait permis de lever. Téhéran s'est progressivement affranchi des restrictions imposées à son programme nucléaire.

L'actuel président américain Joe Biden s'est dit prêt à revenir dans l'accord, y voyant la meilleure manière d'éviter que l'Iran devienne une puissance nucléaire, à condition qu'il renoue parallèlement avec ses engagements.

Des négociations indirectes entre Téhéran et Washington, par l'intermédiaire des autres signataires (Chine, Russie, Allemagne, France, Royaume-Uni et UE) ont débuté en avril à Vienne pour parvenir à la relance de l'accord et à la levée d'au moins une partie des sanctions américaines.

Mais elles sont suspendues depuis l'élection en juin d'un nouveau président iranien, dont les atermoiements agacent les Européens et les Américains.

Les Iraniens avaient demandé à rencontrer Enrique Mora pour discuter des questions restées en suspens après leurs entretiens avec le négociateur européen le 14 octobre à Téhéran.

"Ils veulent des clarifications sur le texte qui est sur la table" à l'issue des négociations du printemps "et des contacts bilatéraux avec certains des pays signataires", avait confié la semaine dernière un responsable européen.

Mais les Européens insistent sur le fait que "les pourparlers doivent se dérouler à Vienne" et non à Bruxelles et excluent de négocier quoi que ce soit bilatéralement avec les représentants iraniens.

Les Américains ont prévenu à plusieurs reprises ces dernières semaines qu'ils étaient prêts à envisager d'"autres options" en cas d'échec de la diplomatie, laissant implicitement planer la menace d'un recours à la force qu'Israël a, de son côté, explicitement brandie.

"Comme nous l'avons dit à plusieurs reprises, nous sommes prêts à retourner à Vienne et nous pensons qu'il reste possible de rapidement parvenir à une entente et la mettre en oeuvre", a affirmé mercredi le porte-parole de la diplomatie américaine. Il a estimé que seul "un petit nombre de questions" restait "en suspens" au moment de l'arrêt des pourparlers en juin.