Explosion de Beyrouth: un ministre et deux hauts responsables de la sécurité convoqués

Vue aérienne de l'entrepôt détruit du port de Beyrouth. (AFP)
Vue aérienne de l'entrepôt détruit du port de Beyrouth. (AFP)
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Publié le Mardi 08 septembre 2020

Explosion de Beyrouth: un ministre et deux hauts responsables de la sécurité convoqués

  • Lundi, c'est l'influent directeur de la sûreté générale, Abbas Ibrahim, qui sera entendu comme témoin
  • Au total, quelque 25 personnes ont été arrêtées après le drame, notamment le directeur général du port, Hassan Koraytem, le directeur général des douanes, Badri Daher et le directeur général du transport maritime et terrestre, Abdel Hafiz Al-Kaissi

BEYROUTH: Un ministre et deux hauts responsables de la sécurité au Liban ont été convoqués et seront entendus comme témoins ces prochains jours, dans le cadre de l'enquête sur l'explosion meurtrière et dévastatrice du port de Beyrouth, a affirmé mardi une source judiciaire.

L'explosion du 4 août a tué plus de 190 personnes et fait plus de 6 500 blessés, dévastant des quartiers entiers de la capitale. Un juge d'instruction libanais, Fadi Sawan, a été chargé de l'enquête par les autorités libanaises, qui n'ont en revanche pas donné suite aux appels en faveur d'une procédure internationale.

Le ministre du Transport et des Travaux publics, Michel Najjar, qui fait partie du gouvernement démissionnaire, sera entendu jeudi, tout comme le chef de la Surêté d'Etat Tony Saliba, a précisé la source judiciaire s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.

« S'il s'avérait qu'il y avait eu négligence de leur part, ils pourraient alors devenir des suspects et être interrogés à ce titre », a ajouté cette source.

Lundi, c'est l'influent directeur de la sûreté générale, Abbas Ibrahim, qui sera entendu également comme témoin, d'après la même source.

De l'aveu même des autorités, la déflagration a été provoquée par une importante quantité de nitrate d'ammonium stockées depuis plus de six ans « sans mesures de précaution » dans un entrepôt du port.

Quelque 2 750 tonnes de nitrate d'ammonium avaient été initialement stockées. Mais, selon des informations relayées par certains médias citant des documents officiels, la quantité présente dans le hangar au moment de l'explosion aurait été beaucoup moins importante, notamment en raison de vols ces dernières années, facilités par l'existence d'une brèche dans l'entrepôt en question.

Les principaux dirigeants de l'Etat, en premier lieu le président Michel Aoun et le Premier ministre démissionnaire Hassan Diab, avaient été avertis des dangers que représentait cette cargaison. Face à l'indignation provoquée par la tragédie du 4 août, les responsables se sont rejeté la responsabilité.

Dans un communiqué après l'explosion, la Sûreté d'Etat a rappelé avoir alerté les autorités dans un rapport détaillé, citant un chimiste, selon lequel les quantités de nitrate d'ammonium stockées pourraient, en cas d'inflammation, provoquer une énorme explosion.

Au total, quelque 25 personnes ont été arrêtées après le drame, notamment le directeur général du port, Hassan Koraytem, le directeur général des douanes, Badri Daher, le directeur général du transport maritime et terrestre, Abdel Hafiz Al-Kaissi, et quatre officiers. Il y a aussi parmi eux trois travailleurs syriens ayant effectué des travaux de soudure, quelques heures avant l'explosion, dans l'entrepôt abritant le nitrate d'ammonium.


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com