Marseille assiste à «une explosion» des règlements de comptes depuis deux mois

Une photo prise le 25 février 2021 montre des armes saisies à des revendeurs locaux lors d'une visite du ministre de l'Intérieur à Marseille. (Photo, AFP)
Une photo prise le 25 février 2021 montre des armes saisies à des revendeurs locaux lors d'une visite du ministre de l'Intérieur à Marseille. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 24 août 2021

Marseille assiste à «une explosion» des règlements de comptes depuis deux mois

  • Selon le patron de la police judiciaire Eric Arella, ces règlements de comptes ont fait 15 morts depuis le début de l'année
  • En 2016, 29 personnes étaient mortes dans des règlements de compte à Marseille, un record depuis 30 ans

MARSEILLE: La procureure de Marseille Dominique Laurens a déploré lundi une "explosion" du nombre de règlements de comptes liés au trafic de drogues dans la ville depuis deux mois, après un week-end marqué par la mort de trois hommes.

"Depuis le début de l’année, on voit que ces huit mois sont scindés en deux. Sur les six premiers mois, nous notions assez peu de règlements de comptes. Il y a eu une accélération à partir du 15 juin, on note une explosion du nombre d’affaires en l’espace de deux mois", a déclaré la magistrate au cours d'une conférence de presse. 

Selon le patron de la police judiciaire Eric Arella, ces règlements de comptes ont fait 15 morts depuis le début de l'année. "On note une accélération importante: à la même date en 2020, il en était décompté neuf", a rappelé Dominique Laurens. "Sur les 15, 12 ont eu lieu dans les deux derniers mois" cette année, a-t-elle ajouté.

Ce week-end, quatre jours après la mort d'un adolescent de 14 ans près d'un point de vente de drogue, trois hommes ont été tués.

Dans la nuit de samedi dimanche, vers minuit, deux hommes de 25 et 26 ans ont été abattus dans une cité du 14e arrondissement, un des plus pauvres de Marseille. Puis, dans le 4e arrondissement, dans le centre, un homme a été emmené de force dans un véhicule, avant qu'un corps ne soit découvert dans le coffre de la voiture en feu, peu de temps après.

"Les autopsies démontrent que la personne était vivante au moment où l’incendie a démarré au niveau de la voiture, il a inhalé de la fumée et de la suie qui ont causé son décès", a précisé Mme Laurens lundi, évoquant des faits d’une "extrême violence".

Aucun élément ne permettait lundi de relier ces deux affaires, selon la procureure, qui a rappelé que les trois victimes du week-end étaient "dans le cours d’actions judiciaires, mais dans des affaires totalement distinctes". 

Les deux jeunes tués dans le 14e arrondissement n'avaient pas de casier judiciaire mais devaient prochainement comparaître devant la justice, dans des affaires distinctes et pas liées aux stupéfiants. Le troisième homme comptait quant à lui 12 condamnations à son casier.

Dans un entretien accordé à la chaîne de télévision BFMTV, le maire socialiste de la deuxième ville de France Benoît Payan a estimé que Marseille manquait encore de policiers, 800 selon lui, malgré de récents renforts d'une centaine de fonctionnaires de police.

Mais il a aussi appelé à une "approche globale" de la question dans une des villes les plus pauvres de France, minée par des problèmes de mal-logement et d'écoles en mauvais état: "Il faut aussi donner des moyens à la justice, à l'Education nationale", a-t-il plaidé, à la veille d'une visite du garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti.

"Si on ne fait pas quelque chose de fort en faveur de Marseille, nous ne parviendrons pas à juger certaines affaires et nous nous rapprocherons d'une situation de déni de justice", avait estimé en mars dernier le président du tribunal de Marseille Olivier Leurent en demandant des moyens supplémentaires pour une juridiction surchargée.

En 2016, 29 personnes étaient mortes dans des règlements de compte à Marseille, un record depuis 30 ans.


Paris salue le vote «historique et courageux» de l'abolition de la peine de mort au Liban

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
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  • Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence"
  • Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais

PARIS: Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient.

Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence", a écrit sur X le ministre, soulignant que le Liban honore ainsi un "engagement pris à Paris il y a un mois lors du 9e Congrès mondial contre la peine de mort".


Chômage des jeunes: "Beaucoup d'outils" disponibles, comme la voie professionnelle, selon Roubache

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
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  • Le chômage des jeunes de 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 points sur un an
  • Le gouvernement mise sur la voie professionnelle et l’apprentissage, dont les crédits sont maintenus, pour favoriser l’insertion rapide des jeunes

PARIS: Face à la remontée du chômage des jeunes, le gouvernement dispose de "beaucoup d'outils", notamment la voie professionnelle, a déclaré mardi la ministre déléguée chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage.

"Vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte. Mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle, l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement. Vous avez la partie scolaire, et la partie en apprentissage, qui est un vrai succès", a déclaré Sabrina Roubache sur Europe 1.

Le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon des données publiées vendredi par l'Insee. Quant aux 16-29 ans sans emploi, formation ou études, leur part, stable sur le trimestre à 13,3%, a progressé sur un an.

Sabrina Roubache a aussi défendu le bilan sur l'emploi des jeunes sous la présidence d'Emmanuel Macron, vantant "500.000 jeunes en emploi depuis 2017, plus haut niveau depuis les années 1990 sur les 15-24 ans".

Comme on lui rappelait que le nombre d'apprentis avait baissé en 2025, elle a invoqué "la conjoncture" mais assuré que "les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés", car "on ne casse pas une politique publique qui marche".

Sur le nombre de jeunes en voie professionnelle cherchant encore, à trois semaines de la rentrée, une entreprise pour leur apprentissage, la ministre déléguée a répondu qu'"on n'est pas tout à fait capables de le dire" mais a souligné que "vous avez trois mois à partir du démarrage de votre formation en septembre pour trouver une entreprise".

"Mon cabinet et moi-même, nous répondons à toutes les sollicitations", a-t-elle ajouté, avant de lancer "un appel à toutes les entreprises: n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage, ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain".

Alors que le chômage revient dans le débat politique à huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu lundi le bilan des politiques menées depuis 10 ans, réfutant tout "déni" face à une nouvelle hausse mais appelant à ne pas tomber dans la "caricature".

Avec un taux à 8,3%, au plus haut niveau depuis l'automne 2020, en plein Covid, et depuis l'automne 2019 auparavant, l'objectif d'Emmanuel Macron d'un taux de chômage à 5% de la population active s'est encore éloigné au deuxième trimestre.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".