L’Ukraine organise une parade militaire avec ses alliés de l'Otan

Pour le 30e anniversaire de l'indépendance de l'Ukraine, des milliers de personnes, souvent vêtues de chemises brodées traditionnelles, ont observé le défilé en brandissant des drapeaux ukrainiens bleu et jaune. (Photo, AFP)
Pour le 30e anniversaire de l'indépendance de l'Ukraine, des milliers de personnes, souvent vêtues de chemises brodées traditionnelles, ont observé le défilé en brandissant des drapeaux ukrainiens bleu et jaune. (Photo, AFP)
Quelque 5000 militaires ukrainiens et des soldats de certains pays de l'Otan ont défilé mardi à Kiev, marquant le 30e anniversaire de l'indépendance de cette ex-république soviétique en proie à une guerre avec les séparatistes prorusses. (Photo, AFP)
Quelque 5000 militaires ukrainiens et des soldats de certains pays de l'Otan ont défilé mardi à Kiev, marquant le 30e anniversaire de l'indépendance de cette ex-république soviétique en proie à une guerre avec les séparatistes prorusses. (Photo, AFP)
Une centaine d'avions et hélicoptères ont survolé le centre-ville de Kiev, parmi eux, le plus gros avion du monde et fierté de l'industrie nationale, l'Antonov An-225 Mriya. (Photo, AFP)
Une centaine d'avions et hélicoptères ont survolé le centre-ville de Kiev, parmi eux, le plus gros avion du monde et fierté de l'industrie nationale, l'Antonov An-225 Mriya. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 25 août 2021

L’Ukraine organise une parade militaire avec ses alliés de l'Otan

  • Au côté des soldats ukrainiens, des dizaines de militaires notamment américains, britanniques et canadiens ont participé au défilé devant le président Zelensky
  • Kiev reproche aux Occidentaux leur frilosité, ses partenaires refusant son adhésion à l'Otan, et maintenant des accords gaziers avec Moscou
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KIEV : Quelque 5000 militaires ukrainiens et des soldats de certains pays de l'Otan ont défilé mardi à Kiev, marquant le 30e anniversaire de l'indépendance de cette ex-république soviétique en proie à une guerre avec les séparatistes prorusses.

Au côté des soldats ukrainiens, des dizaines de militaires notamment américains, britanniques et canadiens ont participé au défilé devant le président Volodymyr Zelensky

Des responsables étrangers comme le président polonais Andrzej Duda, le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian ou la sécrétaire américaine à l'Energie Jennifer Granholm ont assisté à la cérémonie.

Des chars, blindés et systèmes lance-roquette multiples ont roulé sur l'artère principale de la capitale ukrainienne.

Une centaine d'avions et hélicoptères ont également survolé le centre-ville, parmi eux, le plus gros avion du monde, le Mriya An-225, des chasseurs polonais F-16 et des avions de combat britanniques Eurofighter Typhoon.

Si l'Ukraine est une alliée des Occidentaux face à la Russie, Kiev leur reproche leur frilosité, ses partenaires refusant son adhésion à l'Otan, maintenant des accords gaziers avec Moscou au détriment des Ukrainiens ou refusant de lui livrer des armements offensifs.

"Nous continuerons de vous soutenir dans vos efforts pour réaliser vos aspirations euro-atlantiques" et "vous défendre contre l'agression de la Russie", a assuré aux Ukrainiens le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken dans un communiqué.

La plupart des militaires ukrainiens défilant mardi étaient des soldats d'active participant à la guerre contre les séparatistes dans le Donbass, l'est du pays, qui a fait plus de 13000 morts depuis son déclenchement en 2014, quelques semaines après l'annexion par la Russie de la péninsule ukrainienne de Crimée.

Mardi, l'armée a annoncé la mort d'un soldat ukrainien tué la veille sur la ligne de front.

"Ce jour de fête, nous devons nous souvenir de ceux grâce auxquels nous pouvons être ici. Ce sont des défenseurs de notre Ukraine, de notre indépendance", a déclaré M. Zelensky, imposant une minute de silence à la mémoire des soldats tués dans l'Est.

Il a promis que le Donbass et la Crimée allaient "revenir" au sein de l'Ukraine.

Des milliers de personnes, souvent vêtues de chemises brodées traditionnelles, ont observé le défilé en brandissant des drapeaux ukrainiens bleu et jaune.


Les Etats-Unis frappent l'Iran pour la troisième nuit de suite et vont rétablir le blocus des ports

Les Etats-Unis ont mené une troisième nuit consécutive de frappes contre l'Iran, avant le rétablissement prévu mardi du blocus naval des ports iraniens, même si Donald Trump suggère qu'un accord avec Téhéran est encore "possible". (AFP)
Les Etats-Unis ont mené une troisième nuit consécutive de frappes contre l'Iran, avant le rétablissement prévu mardi du blocus naval des ports iraniens, même si Donald Trump suggère qu'un accord avec Téhéran est encore "possible". (AFP)
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  • Quatre explosions ont été entendues près de Bandar Abbas, ville portuaire située sur le détroit d'Ormuz, selon l'agence de presse iranienne Irna
  • Parmi les objectifs ciblés figurent "des systèmes de défense côtière, des installations de drones et de missiles et des moyens maritimes", selon le Centcom

TEHERAN: Les Etats-Unis ont mené une troisième nuit consécutive de frappes contre l'Iran, avant le rétablissement prévu mardi du blocus naval des ports iraniens, même si Donald Trump suggère qu'un accord avec Téhéran est encore "possible".

Pendant une mission de cinq heures, "les forces américaines ont frappé des cibles militaires" dans plusieurs villes portuaires du sud de l'Iran, comme Bouchehr et Bandar Abbas, a détaillé le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) dans la matinée.

Quatre explosions ont été entendues près de Bandar Abbas, ville portuaire située sur le détroit d'Ormuz, selon l'agence de presse iranienne Irna.

Parmi les objectifs ciblés figurent "des systèmes de défense côtière, des installations de drones et de missiles et des moyens maritimes", selon le Centcom.

"Nous allons les frapper fort ce soir, et nous allons les frapper fort demain", avait déclaré lundi Donald Trump dans une interview radio. Pour le président américain, les dirigeants iraniens "ne peuvent absolument rien faire contre" ces frappes.

Comme la veille, les Gardiens de la Révolution iraniens ont, eux, revendiqué une opération à Bahreïn - entre autres contre un bâtiment hébergeant les troupes américaines sur la base de Juffair.

L'armée idéologique iranienne a aussi annoncé avoir ciblé en Jordanie "des installations clé et les forces américaines sur une base aérienne jordanienne", dans un communiqué cité par l'agence Tasnim. L'armée jordanienne a annoncé pour sa part l'interception de quatre missiles iraniens.

Deux tankers attaqués 

Dans le détroit d'Ormuz, les Emirats arabes unis ont déploré des attaques de missiles iraniens contre deux de leurs tankers, tuant un membre d'équipage indien.

Malgré ces échanges de frappes, Donald Trump a tout de même estimé, devant la presse à la Maison Blanche, qu'un accord avec l'Iran était encore "possible".

Avant cela, il avait annoncé sur Truth Social que les Etats-Unis prendraient le contrôle du détroit d'Ormuz et que le blocus des ports iraniens serait rétabli.

Il entrera en vigueur mardi à 20H00 GMT, selon l'armée américaine.

Tout comme Téhéran souhaite instaurer un péage pour traverser Ormuz, le président américain a dit vouloir percevoir en échange de la protection du détroit "une rémunération correspondant à 20% de la valeur des cargaisons", contraire au droit international censé garantir la liberté de navigation.

Le pétrole remonte 

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, dont le pays a pris le contrôle du détroit au début de la guerre, a rétorqué sur X: "l'Iran a toujours été le gardien du détroit et le restera pour toujours".

Donald Trump "a tout à fait raison. Quiconque assure le passage sûr et sécurisé des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz devrait être rémunéré", a-t-il ironisé, ajoutant: "20%, c'est évidemment trop. Nous serons équitables".

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont accusé les Etats-Unis de mettre en péril l'approvisionnement mondial en pétrole.

Au lendemain d'une envolée spectaculaire de plus de 9%, les cours du pétrole continuaient leur ascension dans ce contexte. Le baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale, gagnait 1,19% à 84,29 dollars vers 02H00 GMT.

Après quasiment 40 jours de bombardements dans le conflit déclenché par des frappes israélo-américaines le 28 février, un cessez-le-feu était entré en vigueur début avril, avant d'être entériné le 17 juin par un protocole d'accord.

Mais depuis des attaques survenues mardi contre des navires tentant de franchir Ormuz, les affrontements ont repris avec une intensité inédite depuis des semaines, faisant dire à Donald Trump que le cessez-le-feu était "terminé".

La semaine dernière, le président américain a d'ailleurs envoyé une notice officielle au Congrès indiquant que le conflit avec l'Iran avait repris, a confirmé la Maison Blanche à l'AFP.

Et au total, 25 personnes ont été tuées depuis mercredi, selon un décompte de l'AFP à partir des médias iraniens et sources officielles.

 Protocole d'accord "en crise" 

Pour le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï, "il ne fait aucun doute" que le protocole d'accord "est en crise".

"Mais l'Iran n'a jamais été le premier à violer ses engagements", a-t-il tancé lors d'une conférence de presse lundi à Téhéran à laquelle assistait l'AFP.

Les consultations avec les médiateurs que sont le Qatar, le Pakistan et Oman se poursuivent afin de "prévenir une escalade", a-t-il toutefois assuré.

Le protocole d'accord prévoyait la réouverture du détroit, Téhéran n'autorisant toutefois qu'un seul couloir de navigation, le long de ses côtes.

"Ce passage stratégique est plus important que des dizaines de bombes atomiques, et la République islamique d'Iran le protégera", avait averti dimanche le conseiller militaire du guide suprême, Mohsen Rezaï.


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.