Musique: les stars internationales reviennent en Europe

Elton John. (Photo, AFP)
Elton John. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 28 août 2021

Musique: les stars internationales reviennent en Europe

  • Le coup d'envoi symbolique de ce retour tant attendu, c'est samedi, à la Philharmonie de Paris, avec Caetano Veloso, figure de la musique brésilienne
  • À Paris, de grands noms britanniques ou américains s'annoncent, Ed Sheeran, les Black Eyed Peas, Tom Jones, en septembre, Elton John en octobre ou encore Alanis Morissette en novembre

PARIS: Caetano Veloso, Tom Jones, Ed Sheeran ou encore Elton John: les stars internationales commencent à revenir en Europe, et notamment en France, après 18 mois de disette pour cause de crise sanitaire.

Le coup d'envoi symbolique de ce retour tant attendu, c'est samedi, à la Philharmonie de Paris, avec Caetano Veloso, figure de la musique brésilienne à l'aura mondiale.

Une venue qui passe par un montage casse-tête. "Il a fallu anticiper et se coordonner, car il ne suffit pas qu'un territoire passe au vert pour la venue d'un artiste brésilien en raison du contexte sanitaire, il faut que l'ensemble de sa tournée européenne puisse se faire", décrit Vincent Anglade, programmateur pour les musiques actuelles à la Philharmonie.

"Il faut mutualiser, sinon l'économie de la tournée s'écroule comme un château de cartes, là tout tient", poursuit-il. Caetano Veloso passe ainsi par Hambourg avant Paris, puis ira à Bruxelles avant plusieurs dates au Portugal. 

Ce membre éminent de la scène "tropicaliste" (révolution tout autant culturelle que politique au Brésil) aurait dû venir initialement au printemps au moment de l'inauguration de l'exposition de photos "Amazõnia" de son compatriote Sebastião Salgado à la Philharmonie.

"Cette exposition (jusqu'au 31 octobre) est un appel à sauvegarder l'Amazonie, à préserver ses richesses et ses peuples, Caetano a toujours été très engagé pour cette cause, il a un lien fort avec Salgado, malheureusement le contexte sanitaire au mois de mai nous a empêché de l'inviter, mais on n'a pas voulu lâcher et lui non plus", développe Vincent Anglade.

Pour son cycle brésilien, la Philharmonie aura en octobre un autre géant du "tropicalisme", Gilberto Gil. Même si la prudence est de mise. "Fin octobre, c'est bien, ça laisse du temps pour organiser sa venue, mais dès qu'on se projette à deux mois, il y a beaucoup d'incertitudes avec le contexte sanitaire", résume Vincent Anglade.

Résultats du concert-test

Car la Philharmonie a dû renoncer pour 2021 à un autre totem brésilien, Chico Buarque. "Le projet était encore plus complexe puisque là on avait un artiste brésilien accompagné d'un ensemble orchestral anglais, pour une tournée européenne: tous les voyants étaient au rouge, alors on travaille pour un report dans le courant 2022", révèle le programmateur.

Autre mauvaise nouvelle: We Love Green, festival parisien à la programmation française et internationale prévu cette année début septembre, a renoncé alors qu'il devait fêter ses dix ans.   

Mais à Paris, d'autres grands noms britanniques ou américains s'annoncent, Ed Sheeran, les Black Eyed Peas (tous deux dans le cadre du festival Global Citizen Live), Tom Jones, en septembre, Elton John en octobre ou encore Alanis Morissette en novembre. 

"Ce n'est pas un pari sur l'avenir, le vrai pari qu'on a fait sur l'avenir c'est avec le concert-test (avec Indochine à Bercy, fin mai, ndlr) qui a montré qu'il n'y avait pas de sur-risque de contamination en concert", expose Angelo Gopee, patron de Live Nation France (concerts, festivals, etc).

Appétence

Et le responsable met en avant le contexte français: "On a des moyens de contrôler les gens avec le pass sanitaire, qui est une opportunité et pas une contrainte". "En France, la lutte contre le Covid est plus structurée qu'ailleurs avec le vaccin et l'application anti-covid mise en place il y a longtemps; d'autres pays ne sont pas aussi avancés".

Ce qui explique d'ailleurs que d'autres artistes-mastodontes, américains notamment, retrouvent d'abord la scène aux États-Unis cet hiver avant se projeter au printemps 2022 en France et en Europe. 

"Tous les pays européens n'ont pas le même taux de vaccination, et une tournée européenne de deux ou trois pays seulement n'est pas intéressante pour de très gros artistes cet hiver, mais 2022 et 2023 seront des années exceptionnelles", avance Angelo Gopee.

L'appétence est toujours là, selon ce professionnel. "On a mis en vente les billets pour Billie Eilish pour juin 2022 à Paris et 15 000 places sont parties en moins de 5 minutes".


Découverte : Blossom Space à Djeddah

(Photo: Arab News)
(Photo: Arab News)
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  • Blossom Space excelle dans les articles de papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés

DJEDDAH : À Djeddah, Blossom Space combine charme, convivialité et créativité dans un seul et magnifique lieu. Dès que vous franchissez la porte, on a l’impression d’entrer dans les pages d’un livre d’histoires — un monde doux et rêveur, à mi-chemin entre une bibliothèque confortable et une boutique-cadeaux fantaisiste.

Le personnel est exceptionnellement gentil et accueillant, ajoutant une touche personnelle qui élève toute l’expérience.

L’extérieur est déjà séduisant, avec une façade en verre élégante et une enseigne lumineuse qui suggèrent un espace moderne et légèrement haut de gamme — discret mais intrigant, plutôt « trésor caché » qu’une boutique clinquante.

Une fois à l’intérieur, l’atmosphère se transforme en chaleur et charme. Des étagères en bois et un éclairage doux créent une ambiance apaisante, rappelant un coin lecture tranquille.

Les détails décoratifs — mini-carrousels, accents vintage, papeterie délicate — évoquent un sentiment nostalgique, presque de livre d’histoires. Les plantes suspendues apportent vie et fraîcheur, tandis que les présentoirs pastel offrent un rendu visuel plaisant, féminin et digne d’un tableau Pinterest.

Blossom Space brille dans la papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés. Pour ceux qui cherchent une expérience plus interactive, l’espace coloriage à l’étage est parfait pour se détendre et se ressourcer, offrant une échappée thérapeutique pour adultes et enfants.

Les activités de coloriage coûtent SR35 (9 $), et les expériences de décoration à la main SR65.

J’y suis allé deux fois. La première visite était agréable, même si certaines peintures étaient sèches et le café gratuit pouvait être meilleur. La deuxième fois, je suis venu avec un ami mais je ne voulais pas peindre, et on m’a demandé de payer l’entrée. Je comprends la politique, mais cela a été un peu décevant, surtout que l’endroit était vide.

Que vous soyez amateur de livres, passionné de papeterie ou simplement en quête d’une sortie différente et mémorable, Blossom Space ne déçoit pas.

Organisé, propre et débordant de charme, j’y retournerai sans hésiter. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Ahmad Kaabour : la voix de Beyrouth s’éteint à 71 ans

Le chanteur libanais Ahmad Kaabour en concert au festival « Angham min al-Sharq » (Les Sons de l’Arabie) à Abou Dhabi, le 7 mai 2010. Organisé par l’Autorité pour la Culture et le Patrimoine d’Abou Dhabi (ADACH), l’événement célèbre la richesse musicale du monde arabe. (AFP)
Le chanteur libanais Ahmad Kaabour en concert au festival « Angham min al-Sharq » (Les Sons de l’Arabie) à Abou Dhabi, le 7 mai 2010. Organisé par l’Autorité pour la Culture et le Patrimoine d’Abou Dhabi (ADACH), l’événement célèbre la richesse musicale du monde arabe. (AFP)
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  • Ahmad Kaabour est décédé à 71 ans à Beyrouth, après une longue lutte contre le cancer, laissant un héritage musical engagé et profondément lié à la mémoire de la ville
  • Son répertoire transforme Beyrouth en protagoniste, célébrant sa résilience, sa culture et ses traditions à travers plus de quatre décennies de carrière

​​​​​DUBAÏ: La disparition d’Ahmad Kaabour marque un chapitre essentiel de la mémoire musicale de Beyrouth. Figure emblématique de la chanson engagée et du patrimoine musical libanais, Kaabour aura traversé les décennies comme un témoin sonore des douleurs et des renaissances de sa ville natale. 

L’artiste s’est éteint à Beyrouth à l’âge de 71 ans, après une longue lutte contre le cancer. Né dans la capitale libanaise en 1955, il laisse derrière lui un héritage musical profondément ancré dans l’histoire et l’identité de la ville. Sa disparition marque la fin d’une voix qui a su chanter à la fois la douleur, l’espoir et la résilience de Beyrouth et du Liban.

Né dans une famille d’artistes, Kaabour commence à composer dès l’adolescence. En 1975, alors que le Liban s’enfonce dans la guerre civile, il compose la musique de « Ounadikom », sur des paroles du poète palestinien Tawfiq Ziad. La chanson devient un hymne de protestation et de solidarité, traversant générations et frontières.

Au fil des années, Kaabour travaille aux côtés de figures majeures de la scène libanaise, devenant partenaire artistique de Ziad Rahbani et Marcel Khalifé, tout en naviguant entre engagement politique et sensibilité populaire. 

Cette ouverture à des influences internationales se manifeste également dans son adaptation de « Baddi Ghanni Lannas », version arabe de « Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux » de Michel Berger, parue en 1985 sur l’album Différences. Dans cette relecture, Ahmad Kaabour conserve la mélodie poignante et épurée de l’original, tout en y insufflant des paroles arabes ancrées dans les réalités libanaises et, plus largement, arabes.

Là où Berger chantait l’exil et la marginalité, Kaabour en élargit la portée pour en faire un hymne à la dignité et à la présence des peuples, fidèle à son engagement artistique. Cette collaboration indirecte — où Berger est crédité pour la musique et Kaabour pour l’adaptation — illustre sa capacité à faire dialoguer les cultures tout en restant profondément enraciné dans son identité.

Le lien avec Beyrouth reste central dans son œuvre. « La3younak » (1993) est une véritable déclaration d’amour à la ville, diffusée largement dans les années 1990, notamment sur Future TV, et incarnant l’esprit d’une capitale en reconstruction  derrière sa mélodie douce et nostalgique, c’est une ville-personne qui se dessine : aimée, fragilisée, mais toujours debout. 

Cette fibre beyrouthine traverse aussi d’autres titres. Dans ses reprises, comme « Shu Beddak » après l’explosion du port de 2020, Kaabour transforme une chanson populaire en élégie contemporaine, appelant à la mémoire et à la responsabilité collective. Dans des registres plus festifs, comme « Allou Al Bayarek », associé aux traditions du Ramadan à Beyrouth, il célèbre les rituels et la vie quotidienne de la ville, inscrivant son œuvre au cœur de la culture et des traditions locales.

Au-delà de ses succès pour adultes, Kaabour n’a jamais négligé le jeune public. Ses spectacles pour enfants, souvent avec la troupe Firkat al-Sanabel et le Théâtre libanais de marionnettes, évitaient la simplification, mêlant rythme, histoire et réflexion sur le monde. Pour lui, la musique était un pont entre générations et un moyen de transmettre mémoire et émotion.

Avec plus de quatre décennies de carrière, Ahmad Kaabour laisse un héritage unique : Beyrouth, avec toutes ses blessures et ses espoirs, comme protagoniste de sa musique. Sa voix restera à jamais l'écho de la ville qu’il a tant aimée.


Le décès de Loana pourrait être dû à une chute, selon le parquet

Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours. (AFP)
Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours. (AFP)
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  • Une enquête en recherche des causes de la mort a été confiée à la police judiciaire, et le corps a été transporté à l'institut médico-légal en vue d'une autopsie et d'analyses toxicologiques et de recherches d'éventuelles pathologies
  • "A ce stade des investigations, aucun élément ne permet d'envisager l'intervention d'un tiers en lien avec le décès", a ajouté le procureur

NICE: Le décès de Loana, première vedette de la télé-réalité en France, retrouvée morte mercredi à son domicile à Nice, pourrait être dû à une chute, sans intervention d'un tiers, a annoncé jeudi le procureur de Nice, Damien Martinelli.

Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours.

La porte de l'appartement étant fermée à clé de l'intérieur, les pompiers sont entrés par une fenêtre. Loana était "manifestement décédée depuis plusieurs jours", et son chien a également été retrouvé mort, selon le communiqué du procureur.

Une plaie à l'arrière du crâne et des ecchymoses dans la région lombaire laissent envisager que le décès puisse être lié à une chute en arrière.

Une enquête en recherche des causes de la mort a été confiée à la police judiciaire, et le corps a été transporté à l'institut médico-légal en vue d'une autopsie et d'analyses toxicologiques et de recherches d'éventuelles pathologies.

"A ce stade des investigations, aucun élément ne permet d'envisager l'intervention d'un tiers en lien avec le décès", a ajouté le procureur.

La France avait découvert Loana Petrucciani (de son nom complet) en avril 2001 lorsqu'elle a vécu avec d'autres anonymes dix semaines durant 24 heures sur 24 sous l'oeil des caméras de M6.

Le succès du "Loft" a été immédiat et phénoménal et l'émission, considérée comme culte, a inspiré une série pour la plateforme de streaming d'Amazon, Prime Video, en 2024.

Mais Loana a quitté peu à peu le monde du show business et entamé un long déclin personnel, entre violences subies, problèmes de santé, tentatives de suicide, overdoses et épisodes psychiatriques.

"On peut dire que nous avons vécu un conte de fées. Une vie que jamais nous n'aurions osé imaginer. Un rêve éveillé, intense. Et puis, je t'ai vue tomber, te redresser, te battre, lutter, céder... Tu as tout donné, jusqu'au bout", a témoigné sur Instagram le chroniqueur Steevy Boulay, autre "lofteur" de la première édition.