L’armée syrienne bombarde des rebelles dans le lieu qui a vu naître la rébellion

Des bus transportant des rebelles ainsi que leurs familles ont été repérés à Deraa, en Syrie (Photo, Reuters))
Des bus transportant des rebelles ainsi que leurs familles ont été repérés à Deraa, en Syrie (Photo, Reuters))
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Publié le Lundi 30 août 2021

L’armée syrienne bombarde des rebelles dans le lieu qui a vu naître la rébellion

  • Des habitants ont vu 6 cadavres retirés des maisons bombardées, dans le centre de Deraa
  • «Cette guerre nous a été imposée par l’Iran, et les Russes ne font que regarder.»

OMAN: L’armée syrienne a bombardé dimanche la dernière enclave rebelle dans la ville sud de Deraa, tuant au moins 6 personnes dans l’une des attaques les plus meurtrières contre le siège du lieu d’origine de la rébellion, ont témoigné des habitants. 

L’armée a refusé de commenter ces propos mais a déclaré qu’elle commençait à perdre patience à cause des “groupes armés et des terroristes” dans le voisinage.

Une division élite de l’armée, soutenue par des milices iraniennes, bloque depuis un certain temps les livraisons de produits alimentaires et de carburant vers Deraa al Balad pour obliger les rebelles à se rendre, trois ans après que les forces gouvernementales ont repris le reste de la région, près de la frontière avec la Jordanie. 

“Ils utilisent ce qu’on appelle des bombes artisanales aveuglément”, a révélé Abu Jehad al Horani, un responsable local, à Reuters, faisant référence aux missiles improvisés. Des bombardements se faisaient entendre à l’arrière-plan.

Des habitants ont déclaré avoir vu 6 corps retirés des maisons bombardées au centre du voisinage de Deraa qui a connu les premières manifestations pacifiques contre le régime du président Bachar Al-Assad en 2011. 

La quatrième division pro-iranienne de l’armée syrienne, force principale dans la province du sud, soutenue par des milices locales financées par Téhéran, a encerclé le rempart pour 2 mois. 

Des responsables locaux, des habitants et quelques officiers de l’armée, ont dit, sous couvert d’anonymat, que l’attaque n’est qu’une tentative d’affaiblir les efforts que la Russie déploie pour mettre fin à la confrontation sans assaut général.

Le 14 août, des généraux russes qui ont entretenu des pourparlers avec des personnalités locales et des commandants de l’armée ont annoncé un plan qui permettrait à l’armée d’intervenir, tout en offrant aux habitants des garanties contre les représailles et un passage sécurisé pour les anciens rebelles, permettant ainsi à ces derniers de se diriger vers d’autres zones d’opposition, dans le nord-ouest de la Syrie. 

En 2018, l’armée syrienne, aidée par la puissance aérienne russe et les milices iraniennes, a repris le contrôle de la province du sud, qui longe également le plateau du Golan occupé par Israël.

À l’époque, Moscou avait garanti à Israël et à Washington qu’elle empêcherait les milices soutenues par l’Iran d’étendre leur influence dans la région.

Cet accord a obligé des milliers de rebelles soutenus par l’Occident à remettre leurs lourdes armes, mais a également empêché l’armée d’entrer à Deraa al Balad, qui est restée entre les mains des rebelles. 

“Nous tenons la Russie responsable de chaque enfant blessé. Cette guerre nous a été imposée par l’Iran, et les Russes ne font que regarder”, dit Abu Yusef al Masalmeh, un vieil homme. 

Washington ainsi que les grandes puissances occidentales ont exprimé leur inquiétude quant aux opérations militaires des forces d’Assad à Deraa qui, d’après ces mêmes puissances, mettraient à l’épreuve l’engagement de la Russie à maintenir la stabilité et à maîtriser les milices iraniennes dans la zone frontalière.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Le premier ministre libanais dit qu'il ne laissera pas son pays être entrainé dans un nouveau conflit

Salam a déclaré que l’objectif du Liban était de renforcer sa souveraineté et d’attirer les investissements internationaux. (WGS)
Salam a déclaré que l’objectif du Liban était de renforcer sa souveraineté et d’attirer les investissements internationaux. (WGS)
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  • Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a affirmé que le Liban ne serait pas entraîné dans un nouveau conflit, après des déclarations du Hezbollah liées à une éventuelle attaque américaine contre l’Iran
  • Il a souligné le contrôle de l’État sur le sud du Liban et appelé au soutien arabe pour renforcer l’armée libanaise, en amont d’une conférence internationale prévue le 5 mars à Paris

DUBAI: Le premier ministre libanais a affirmé mardi qu'il "ne permettra(it)" pas que son pays soit entrainé dans un nouveau conflit, après que le Hezbollah a dit qu'il se sentirait visé par toute éventuelle attaque américaine contre l'Iran.

"Nous ne permettrons jamais à quiconque d'entrainer le pays dans une nouvelle aventure", a dit Nawaf Salam lors d'une conférence à Dubai, en réponse à une question sur les déclarations récentes du chef du Hezbollah pro-iranien.

La guerre menée par le Hezbollah contre Israël en soutien au Hamas a couté "très cher" au Liban et "personne n'est prêt à exposer le pays à des aventures de ce genre", a-t-il ajouté.

Le chef du groupe islamiste, Naïm Qassem, a dit la semaine dernière que sa formation se sentirait "visé" par une éventuelle attaque américaine contre l'Iran, et "choisira(it) en temps voulu comment agir".

Ce mouvement chiite est sorti affaibli d'un conflit meurtrier avec Israël qui a pris fin en novembre 2024. Il n'est pas intervenu pendant la guerre de 12 jours entre l'Iran et Israël en juin 2025.

Malgré un cessez-le-feu, Israël poursuit ses frappes régulières contre ses bastions et ses militants, l'accusant de tenter de se réarmer.

M.Salam a affirmé que son gouvernement avait "aujourd'hui un contrôle opérationnel du sud du pays", où l'armée avait annoncé avoir mené à bien le désarmement du Hezbollah au sud du fleuve Litani, à quelque 30 km de la frontière avec Israël.

Il a appelé les pays arabes à le soutenir, à l'occasion de la conférence internationale prévue le 5 mars à Paris et destinée à lever des fonds pour l'armée libanaise, confrontée à un manque de moyens financiers et d'équipements face au Hezbollah, qu'elle cherche à désarmer sur l'ensemble du pays.

"J'espère que tous nos frères arabes y participeront activement, car c'est la clé de la sécurité", a-t-il déclaré.


Rafah: douze personnes entrées en Egypte de Gaza au premier jour de la réouverture du passage

Les autorités égyptiennes ont mobilisé 150 hôpitaux et 300 ambulances, de même que 12.000 médecins et 30 équipes d'urgence pour accueillir les patients de Gaza, selon AlQahera News, un média d'Etat proche des renseignements égyptiens. (AFP)
Les autorités égyptiennes ont mobilisé 150 hôpitaux et 300 ambulances, de même que 12.000 médecins et 30 équipes d'urgence pour accueillir les patients de Gaza, selon AlQahera News, un média d'Etat proche des renseignements égyptiens. (AFP)
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  • "Cinq blessés et sept accompagnateurs" ont traversé le poste-frontière, a déclaré mardi la source, alors que le nombre maximum de patients de Gaza autorisés à entrer en Egypte avait été limité lundi à 50 avec deux accompagnants chacun
  • Lundi, un responsable égyptien du ministère de la Santé a confirmé à l'AFP que trois ambulances ont transportés des patients palestiniens, qui "ont "été immédiatement examinés pour déterminer vers quel hôpital ils seraient transférés"

RAFAH: Douze personnes, des blessés et leurs accompagnants, sont entrées en Egypte de la bande de Gaza, au premier jour lundi de la réouverture très limitée du passage de Rafah, a déclaré mardi à l'AFP une source à la frontière.

"Cinq blessés et sept accompagnateurs" ont traversé le poste-frontière, a déclaré mardi la source, alors que le nombre maximum de patients de Gaza autorisés à entrer en Egypte avait été limité lundi à 50 avec deux accompagnants chacun, selon trois sources officielles à la frontière égyptienne.

Lundi, un responsable égyptien du ministère de la Santé a confirmé à l'AFP que trois ambulances ont transportés des patients palestiniens, qui "ont "été immédiatement examinés pour déterminer vers quel hôpital ils seraient transférés."

Les autorités égyptiennes ont mobilisé 150 hôpitaux et 300 ambulances, de même que 12.000 médecins et 30 équipes d'urgence pour accueillir les patients de Gaza, selon AlQahera News, un média d'Etat proche des renseignements égyptiens.

Quelque "20.000 patients, dont 4.500 enfants" ont "un besoin urgent de soins", selon Mohammed Abou Salmiya, directeur du principal hôpital du territoire palestinien, Al-Chifa.

Le nombre de personnes ayant pu rentrer dans la bande de Gaza n'a pas été communiqué officiellement.

Lundi, des bus blancs, qui avaient acheminé plus tôt dans la journée des Palestiniens d'Egypte vers le territoire palestinien ont retraversé le poste-frontière à vide, selon des images de l'AFP.

Fermé depuis mai 2024 par l'armée israélienne, le passage de Rafah a rouvert lundi au compte-gouttes dans les deux sens, avec d'importantes restrictions imposées par Israël, mais sans ouverture à l'entrée d'aide humanitaire internationale.

Ce seul passage entre la bande de Gaza et le monde extérieur sans passer par Israël a été rouvert au surlendemain de frappes israéliennes sur le territoire palestinien qui ont fait des dizaines de morts, selon la Défense civile dans la bande de Gaza, l'armée affirmant avoir riposté à la sortie de combattants palestiniens d'un tunnel dans la zone qu'elle contrôle à Rafah.

La réouverture de Rafah constitue une "fenêtre d'espoir" pour les habitants de Gaza, a estimé lundi Ali Shaath, chef du Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG) chargé de gérer le territoire pendant une période transitoire sous l'autorité du "Conseil de paix" présidé par Donald Trump.

La réouverture de la frontière devrait aussi permettre l'entrée à Gaza, à une date encore inconnue, des 15 membres qui constituent le NCAG.

 

 


Le prince héritier saoudien reçoit le président turc à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Erdogan a été reçu à l'aéroport international King Khalid par le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz, gouverneur adjoint de la région de Riyad. (SPA)
Erdogan a été reçu à l'aéroport international King Khalid par le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz, gouverneur adjoint de la région de Riyad. (SPA)
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  • Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président turc Recep Tayyip Erdogan ont tenu une séance de pourparlers au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi

RIYAD: Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu mardi le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah, à Riyad.

Une cérémonie officielle d’accueil a été organisée en l’honneur du président Erdogan, à l’issue de laquelle les deux dirigeants ont tenu une séance de discussions.

Le président turc est arrivé plus tôt dans la journée en Arabie saoudite pour une visite officielle.

Il a été accueilli à l’aéroport international King Khalid par le vice-gouverneur de la région de Riyad, le prince Mohammed ben Abdulrahman ben Abdulaziz, ainsi que par plusieurs hauts responsables saoudiens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com