De 2001 à 2021, vingt ans d'intervention militaire américaine en Afghanistan

Les attentats du 11 septembre 2001 ont bouleversé à jamais le gouvernement et le peuple américains ainsi que les relations internationales depuis 20 ans. (Photo, Archives/AFP)
Les attentats du 11 septembre 2001 ont bouleversé à jamais le gouvernement et le peuple américains ainsi que les relations internationales depuis 20 ans. (Photo, Archives/AFP)
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Publié le Mardi 31 août 2021

De 2001 à 2021, vingt ans d'intervention militaire américaine en Afghanistan

  • Les Etats-Unis étaient intervenus militairement en 2001, pour chasser Al-Qaïda de ses sanctuaires après les attentats du 11 septembre
  • En quelques semaines, les talibans sont renversés. Mais lorsque les forces US envahissent l'Irak en 2003, les talibans déclenchent une insurrection

KABOUL : Les Etats-Unis, qui ont achevé dans la nuit de lundi à mardi leur retrait d'Afghanistan, étaient intervenus militairement dans ce pays en 2001, à la tête d'une coalition internationale pour chasser Al-Qaïda de ses sanctuaires après les attentats du 11 septembre.

Retour sur les principales étapes de la présence militaire américaine :

«Enduring Freedom»

Le 7 octobre 2001, moins d'un mois après ces attaques qui ont fait environ 3000 morts, le président George W. Bush déclenche l'opération «Enduring Freedom» en Afghanistan.

Le régime fondamentaliste taliban, à la tête de ce pays depuis 1996, abritait Oussama ben Laden et son mouvement Al-Qaïda, responsables des attentats.

En quelques semaines, les talibans sont renversés.

Une guerre oubliée

L'attention des Etats-Unis est détournée de l'Afghanistan lorsque les forces américaines envahissent l'Irak en 2003.

Les talibans et autres groupes islamistes se regroupent dans leurs bastions du Sud et de l'Est, d'où ils peuvent facilement gagner leurs bases des zones tribales pakistanaises. Ils déclenchent une insurrection.

En 2008, le président Bush décide l'envoi de renforts.

Un pic de 100 000 soldats

Fin 2009, Barack Obama, élu à la Maison Blanche après avoir fait campagne sur la fin des guerres d'Irak et d'Afghanistan, amplifie massivement le déploiement militaire américain.

Il annonce l'envoi de 30 000 soldats supplémentaires et affirme que les troupes américaines commenceront à rentrer chez elles après 18 mois.

Mi-2011, plus de 150 000 soldats étrangers sont présents en Afghanistan, dont 100 000 Américains.

Oussama ben Laden est tué le 2 mai 2011 au cours d'une opération des forces spéciales américaines au Pakistan.

Fin des opérations de combat

Le 31 décembre 2014, l'Otan met fin à sa mission de combat en Afghanistan. Restent 12500 soldats étrangers, dont 9800 Américains, pour former les troupes afghanes et mener des opérations antiterroristes.

Le niveau de sécurité se dégrade à mesure que l'insurrection des talibans s'étend, le groupe Etat islamique (EI) devenant également actif dans le pays en 2015.

Renforts américains

 En août 2017, le président Donald Trump abandonne tout calendrier de retrait et envoie des milliers de soldats supplémentaires. Au printemps, les forces américaines avaient largué la plus puissante de leurs bombes conventionnelles contre un réseau de tunnels et de grottes emprunté par l'EI dans l'Est, tuant 96 jihadistes.

En dépit du déploiement mi-novembre de nouveaux renforts américains, les attaques meurtrières des insurgés vont s'intensifier tandis que les Etats-Unis multiplient eux aussi leurs frappes contre les rebelles.

Discussions à Doha

Mi-2018, des représentants de Washington entament avec des talibans de discrètes négociations à Doha en vue d'une réduction de la présence militaire américaine.

En contrepartie, les Etats-Unis exigent notamment des rebelles qu'ils empêchent que le pays ne serve de refuge à des groupes jihadistes.

Les discussions sont interrompues à plusieurs reprises après des attaques contre des troupes américaines.

Accord historique

Le 29 février 2020 à Doha, les Etats-Unis signent un accord historique avec les talibans qui prévoit le retrait de tous les soldats étrangers d'ici le 1er mai 2021, en échange de garanties sécuritaires et de l'ouverture de négociations directes inédites entre les insurgés et les autorités de Kaboul.

Des pourparlers interafghans s'ouvrent le 12 septembre à Doha, mais la violence en Afghanistan s'intensifie et les négociations sont au point mort.

Retrait des troupes

Mi-janvier 2021, le Pentagone annonce que les effectifs de l'armée américaine en Afghanistan sont désormais réduits à 2500 hommes.

Le 14 avril, le nouveau président américain, Joe Biden repousse au 11 septembre la date-butoir du retrait.

Fin avril, l'Otan commence le retrait "coordonné" des contingents de sa mission Resolute Support, impliquant 9600 militaires.

Le 1er mai, début officiel du départ des soldats américains et 16000 sous-traitants civils.

Des dizaines de districts afghans tombent aux mains des talibans, faisant craindre que les forces gouvernementales afghanes ne soient submergées par les insurgés.

Reconquête du pouvoir

Joe Biden prévoit le 8 juillet que le retrait américain "sera achevé le 31 août".

Le lendemain, les talibans affirment contrôler 85% du territoire afghan, chiffre contesté par le gouvernement.

Le 15 août, les talibans entrent dans Kaboul sans rencontrer de résistance. Le président Ashraf Ghani, qui a déjà quitté le pays, admet que "les talibans ont gagné".

Une marée humaine se précipite à l'aéroport pour tenter de quitter le pays avant la date-butoir du 31 août.

Dans la nuit du 30 au 31 août, le dernier avion de transport militaire américain décolle de Kaboul, laissant le pays aux mains des talibans au terme de la plus longue guerre de l'histoire des Etats-Unis.


Foot: Hervé Renard nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire

Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
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  • Hervé Renard est nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire, un poste qu'il avait déjà occupé entre 2014 et 2015 avec une victoire à la CAN
  • Le Français succède à Emerse Faé, qui quitte ses fonctions malgré le sacre continental de 2024 et le meilleur parcours mondial de l'histoire du pays en 2026

PARIS: Le Français Hervé Renard a été nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire pour succéder à Emerse Faé, a annoncé mardi la fédération ivoirienne de football (FIF) sur ses réseaux sociaux.

Âgé de 57 ans, Renard, qui a brièvement dirigé la Tunisie lors du Mondial-2026 en étant arrivé en pleine compétition, avait déjà occupé ce poste entre 2014 et 2015, avec à la clé une Coupe d'Afrique des nations en 2015.

Renard, dont l'arrivée avait été annoncée dès mardi par le journal le Parisien, prend la suite de Faé, non reconduit par la FIF malgré une Coupe d'Afrique des nations remportée en 2024 et une qualification en 16e de finale lors du Mondial 2026, une première dans l'histoire du pays.

Renard, qui a dirigé au cours de sa carrière de nombreuses sélections, avait pris la tête de la Tunisie à la suite du lourd revers contre la Suède (5-1) lors du premier match des Aigles de Carthage au Mondial, une déroute qui avait coûté sa place à Sabri Lamouchi.

Il a officié à deux reprises, avec deux défaites à la clé, contre le Japon (4-0) et les Pays-Bas (3-1).

Libre de tout contrat après ce court intérim, Hervé Renard retrouve onze ans plus tard le banc de la Côte d'Ivoire où il jouit d'une très grande popularité, gagnée grâce au sacre de la CAN-2015 avec la génération de Yaya Touré, après près de 25 ans de disette.

Déjà vainqueur de la CAN trois ans plus tôt avec la Zambie, le technicien s'est bâti une réputation solide sur le continent africain où il a multiplié les expériences à la tête d'équipes nationales (Ghana, Angola, Maroc...).

Il a toutefois connu ces dernières années des expériences plus mitigées notamment à la tête de la sélection saoudienne, dont il a été limogé en avril malgré une qualification au Mondial-2026, ou sur le banc de l'équipe de France féminine, avec laquelle il a atteint les quarts des JO-2024 à Paris.

M. Renard est attendu à Abidjan dans les prochains jours afin de prendre officiellement ses fonctions, a précisé la fédération ivoirienne.


Trump dit que soit le détroit d'Ormuz "ouvrira très bientôt", soit l'Iran sera frappé "très fort"

Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
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  • Donald Trump affirme qu'un accord avec l'Iran sur la réouverture du détroit d'Ormuz est proche, tout en menaçant Téhéran de représailles en cas d'échec
  • Un accord temporaire de 60 jours serait à l'étude pour encadrer la navigation dans le détroit, alors que les incidents sécuritaires se poursuivent

Rancho Palos Verdes, États-Unis:  Donald Trump a déclaré mardi que le détroit d'Ormuz ouvrirait "très bientôt, ou alors (les Iraniens) seront frappés très fort", dans un entretien accordé à la chaîne Fox News.

"Nous avons de très bonnes discussions", a encore dit le président américain, en déplacement en Californie (ouest), assurant que l'Iran voulait passer un accord.

"J'ai le temps", a aussi déclaré le dirigeant républicain à propos de ce conflit qui dure depuis plus de cinq mois.

Selon le site Axios, qui cite des "sources régionales", un accord temporaire de 60 jours est en discussion pour organiser le passage dans le détroit entre l'Iran et le sultanat d'Oman.

Cet accord préliminaire, qui pourrait être annoncé dès mercredi, prévoit selon Axios que tout transport maritime entrant via le détroit emprunterait une voie nord dans les eaux iraniennes, et tout navire sortant suivrait une trajectoire méridionale dans les eaux contrôlées par Oman, le tout sans péage ou droit de passage.

Pendant cette période de soixante jours, et dans l'attente d'un accord définitif, la voie médiane du détroit serait déminée, toujours selon Axios, qui prévient que ce compromis n'est pas encore scellé.

"Il y a une chance que nous parvenions aujourd'hui ou demain à un accord visant à rouvrir le détroit et à aller vers une normalisation", a déclaré mardi le ministre des Finances américain Scott Bessent dans un entretien à la chaîne CNBC.

Les tensions dans le détroit, devenu un enjeu de premier plan dans la guerre au Moyen-Orient, restent vives. Mardi, l'agence maritime britannique UKMTO a indiqué qu'un navire y avait été touché par un "projectile inconnu".


Un "projectile inconnu" frappe un cargo dans le détroit d'Ormuz, selon l'UKMTO

Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Un cargo a été touché par un « projectile inconnu » dans le détroit d’Ormuz, selon l'agence maritime britannique UKMTO
  • Aucun blessé ni dégât n'a été signalé à ce stade

DUBAI: Un "projectile inconnu" a frappé un cargo dans le détroit d'Ormuz, a alerté l'agence maritime britannique UKMTO dans la nuit de lundi à mardi, sans faire mention d'éventuels blessés ou dégâts.

Un cargo, dont le nom n'a pas été précisé, a signalé à l'UKMTO avoir été "touché par un projectile inconnu", selon le communiqué de l'organisation. Les faits sont survenus à quelque 20 milles nautiques (37 kilomètres) au nord-est de la ville omanaise d'Al Khasab, de même source.