L'armée américaine réduit encore sa présence en Irak

 L'armée américaine a annoncé qu'elle réduirait sa présence en Irak, officialisant une décision attendue depuis longtemps (File/AFP)
L'armée américaine a annoncé qu'elle réduirait sa présence en Irak, officialisant une décision attendue depuis longtemps (File/AFP)
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Publié le Mercredi 09 septembre 2020

L'armée américaine réduit encore sa présence en Irak

  • « Les Etats-Unis ont décidé de réduire leur présence militaire en Irak d'environ 5 200 à 3 000 militaires durant le mois de septembre »
  • Un haut responsable de l'administration Trump a également indiqué aux journalistes que le président américain annoncerait prochainement des retraits d'Afghanistan où les Etats-Unis disposent de 8 600 militaires

BAGDAD: L'armée américaine a annoncé mercredi une nouvelle réduction de ses effectifs en Irak, une décision conforme aux promesses électorales du président Donald Trump candidat à sa réélection en novembre.

« Les Etats-Unis ont décidé de réduire leur présence militaire en Irak d'environ 5 200 à 3 000 militaires durant le mois de septembre », a déclaré le général Kenneth McKenzie, chef du commandement militaire américain au Moyen-Orient.

Dans un discours prononcé à Bagdad à l'occasion de la prise de fonction d'un nouveau commandant de la coalition anti-EI, le général McKenzie a souligné que les Etats-Unis continueraient à épauler l'armée irakienne dans sa lutte contre les derniers éléments du groupe Etat islamique (EI) encore actifs dans le pays, et qu'ils maintiendraient une présence limitée en Syrie.

« Nous devons poursuivre notre coopération contre l'EI avec nos partenaires en Irak et Syrie », a-t-il dit, soulignant la confiance de Washington dans la « capacité des forces irakiennes à opérer de façon indépendante ».

La Maison Blanche avait fait savoir mardi qu'une annonce était proche sur une nouvelle réduction des troupes américaines en Irak, où les soldats américains qui pourchassent les cellules dormantes jihadistes sont confrontés aux attaques croissantes de factions pro-iraniennes.

Un haut responsable de l'administration Trump a également indiqué aux journalistes que le président américain annoncerait prochainement des retraits d'Afghanistan où les Etats-Unis disposent de 8 600 militaires. 

Lors d'un meeting de campagne en Caroline du Nord, Donald Trump a encore renoué mardi avec sa promesse de désengagement des « guerres sans fin ». 

« Nous ramenons nos troupes à la maison, depuis tous ces endroits lointains », a-t-il déclaré. « Nous avons dépensé des milliards de dollars et qu'est-ce que nous en avons retiré? »

Attaques régulières

Le Pentagone évaluait fin 2019 à 5 200 le nombre de ses militaires déployés en Irak, où ils représentent la majorité des 7 500 soldats de la coalition internationale antijihadiste.

Mais depuis un an, des dizaines d'attaques à la roquette, attribuées à des groupes pro-iraniens, ont ciblé les forces américaines, ainsi que l'ambassade des Etats-Unis dans la zone ultra sécurisée de Bagdad, tuant au moins trois Américains.

Encore mardi, un convoi se dirigeant vers une base irakienne accueillant des troupes américaines a été visé par une bombe, faisant un mort parmi les forces irakiennes.  

Les tensions entre Washington et Téhéran sont montées d'un cran en janvier 2020 quand l'armée américaine a éliminé à Bagdad le puissant général iranien Qassem Soleimani et l'Irakien Abou Mehdi al-Mouhandis, chef opérationnel du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires pro-Iran.

Cette opération avait fait redouter un conflit ouvert entre l'Iran et les Etats-Unis, les deux grands alliés de l'Irak sur son sol. Et dans la foulée, les députés chiites irakiens avaient voté l'expulsion des soldats étrangers du pays, y compris américains.

Lors de discussions en août à Washington avec le Premier ministre irakien Moustafa al-Kazimi, M. Trump avait de nouveau évoqué un retrait militaire d'Irak mais il était resté vague sur son ampleur et le communiqué officiel publié après la rencontre faisait état d'un « redéploiement » des forces américaines.

L'armée américaine a renforcé sa présence ces derniers mois dans d'autres pays de la région où elle dispose de bases militaires, comme l'Arabie saoudite ou le Koweit, afin de maintenir sa pression sur l'Iran. 

M. Trump dit souvent jouir d'un fort soutien au sein de l'armée, vantant par exemple l'augmentation des fonds alloués au Pentagone.

Mais son mandat a aussi été marqué par de fréquents désaccords avec les dirigeants du ministère de la Défense. L'ex-ministre Jim Mattis a ainsi claqué la porte en décembre 2018 en critiquant notamment la stratégie diplomatique de Donald Trump, et l'actuel titulaire du poste, Mark Esper, ainsi que le chef d'état-major Mark Milley, ont eu des différends avec le président sur des questions de politique.


Le prince héritier saoudien et le président français évoquent la situation régionale

Le prince héritier Mohammed ben Salmane et le président Emmanuel Macron se sont entretenus par téléphone. (Archives/SPA/AFP)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane et le président Emmanuel Macron se sont entretenus par téléphone. (Archives/SPA/AFP)
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RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane et le président français Emmanuel Macron ont discuté de la situation au Moyen-Orient lors d’un entretien téléphonique, a rapporté tôt vendredi l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Selon la SPA, Emmanuel Macron a appelé le prince héritier. Les deux dirigeants ont passé en revue les derniers développements dans la région ainsi que les efforts déployés pour renforcer la sécurité et la stabilité régionales, tout en garantissant la sécurité et la liberté de la navigation maritime.

Ils ont également abordé les relations bilatérales, les domaines de coopération entre les deux pays et les moyens de les développer davantage. Enfin, ils ont échangé sur plusieurs questions régionales et internationales d’intérêt commun. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Frappes israéliennes sur le sud du Liban parallèlement aux négociations de Rome

Un cratère laissé par une frappe aérienne israélienne menée durant la nuit, qui a visé une maison dans le secteur de Bourj al-Chamali, près de Tyr, le 6 août 2026. (AFP)
Un cratère laissé par une frappe aérienne israélienne menée durant la nuit, qui a visé une maison dans le secteur de Bourj al-Chamali, près de Tyr, le 6 août 2026. (AFP)
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  • Israël a intensifié ses frappes dans le sud du Liban, ciblant notamment Bourj al-Chamali et Mansouri, tandis que deux soldats israéliens ont été tués dans la région
  • Malgré cette escalade, Israël et le Liban poursuivent à Rome des négociations sous médiation américaine, alors que le Hezbollah rejette l'accord prévoyant son désarmement

BEYROUTH: Israël a mené dans la nuit une série de frappes contre deux localités du sud du Liban, alors que l'armée israélienne a annoncé jeudi la mort de deux de ses soldats, parallèlement à la poursuite des négociations entre les deux pays à Rome.

L'Agence nationale d'information (ANI) libanaise a indiqué que "l'ennemi israélien a intensifié ses attaques" dans la région de Tyr, en menant depuis la nuit de mercredi "une série de frappes aériennes et de bombardements".

Des drones israéliens ont frappé un quartier du village de Bourj al-Chamali avant une nouvelle frappe aérienne contre le même site, faisant quatre blessés, a ajouté l'agence de presse.

Selon la même source, l'aviation israélienne a également visé Mansouri, à une dizaine de kilomètres plus au sud, dont les habitants avaient reçu mardi un ordre d'évacuation.

Mardi, l'armée israélienne avait annoncé avoir mené des frappes contre le sud du Liban en réponse à ce qu'elle a qualifié de "violation flagrante du cessez-le-feu" par le Hezbollah pro-iranien.

Une personne a été tuée et douze autres blessées mercredi dans une frappe israélienne ayant visé une salle de prière située dans un cimetière de la localité de Tebnine, selon le ministère libanais de la Santé.

Cette escalade intervient après l'annonce, jeudi matin, de la mort de deux soldats israéliens dans le sud du Liban, les premières pertes enregistrées par l'armée israélienne dans cette région depuis plus d'un mois. Le Hezbollah n'a pas réagi dans l'immédiat.

Le Liban et Israël tiennent depuis mardi à Rome un septième cycle de négociations directes sous médiation américaine.

Les deux pays ont conclu en juin un accord-cadre prévoyant le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région.

Le Hezbollah rejette cet accord et refuse de déposer les armes.

Depuis le début de la guerre, plus de 4.300 personnes ont été tuées au Liban, tandis que 38 soldats israéliens et un contractuel civil ont perdu la vie.


Le chef de la diplomatie saoudienne participe à des discussions régionales en Jordanie sur la sécurité maritime et la désescalade

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a participé mercredi en Jordanie à une réunion avec ses homologues régionaux afin de discuter des efforts visant à désamorcer les tensions. (KSAMOFA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a participé mercredi en Jordanie à une réunion avec ses homologues régionaux afin de discuter des efforts visant à désamorcer les tensions. (KSAMOFA)
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  • La réunion de quatre parties régionales à Amman a réuni le prince Faisal avec les ministres égyptien, turc et pakistanais

RIYAD : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a participé mercredi à Amman à une réunion avec ses homologues régionaux afin d'examiner les moyens de réduire les tensions, de renforcer la coordination et de préserver la sécurité maritime.

Cette réunion des quatre parties régionales s'est tenue dans la capitale jordanienne et a réuni le prince Faisal, le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Pakistan, Ishaq Dar, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, ainsi que le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan.

Les ministres ont passé en revue les derniers développements régionaux et ont souligné l'importance de renforcer la coordination et de maintenir une approche commune face aux enjeux actuels de la région.

Ils ont également insisté sur la nécessité d'efforts conjoints pour garantir la sécurité de la navigation dans le détroit d'Ormuz et le détroit de Bab el-Mandeb, préserver la liberté de navigation et soutenir la stabilité des chaînes d'approvisionnement mondiales ainsi que des marchés de l'énergie.

Les ministres ont salué l'initiative de l'Arabie saoudite visant à créer une alliance multinationale de défense maritime destinée à renforcer la sécurité en mer, protéger les voies navigables internationales et faire face aux menaces pesant sur le transport maritime et le commerce mondial.

Les discussions ont également porté sur les efforts visant à apaiser les tensions régionales et à répondre aux défis sécuritaires persistants. Les ministres ont souligné l'importance des solutions diplomatiques et du soutien aux efforts de médiation menés par le Pakistan et le Qatar.

Ils ont enfin réaffirmé la nécessité de respecter la souveraineté et l'intégrité territoriale des États dans le cadre des efforts visant à préserver la sécurité et la stabilité de la région. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com