Israël allège une série de restrictions sur la bande de Gaza

Israël avait fermé Kerem Shalom, seul point de passage israélien pour les marchandises vers la bande de Gaza, lors de la guerre de 11 jours l'opposant en mai au Hamas, pour le rouvrir progressivement après les affrontements meurtriers. (Photo, AFP)
Israël avait fermé Kerem Shalom, seul point de passage israélien pour les marchandises vers la bande de Gaza, lors de la guerre de 11 jours l'opposant en mai au Hamas, pour le rouvrir progressivement après les affrontements meurtriers. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 01 septembre 2021

Israël allège une série de restrictions sur la bande de Gaza

  • Cette aide mensuelle était bloquée depuis mai par l'Etat hébreu qui reprochait au Hamas de la détourner à des fins militaires
  • Le Cogat a été décidé d'étendre à 15 miles nautiques la zone de pêche de Gaza et de rouvrir «complètement» le point de passage de Kerem Shalom

JERUSALEM: Pour la première fois depuis la guerre entre Israël et Gaza, l'Etat hébreu a rouvert mercredi le point de passage de Kerem Shalom et étendu la zone de pêche dans l'enclave palestinienne sous contrôle du Hamas, ont indiqué les autorités.


Israël avait fermé Kerem Shalom, seul point de passage israélien pour les marchandises vers la bande de Gaza, lors de la guerre de 11 jours l'opposant en mai au Hamas, pour le rouvrir progressivement après les affrontements meurtriers. Idem pour la zone de pêche de ce territoire enclavé de deux millions d'habitants sous blocus israélien depuis 2007.


Mais mercredi matin, le Cogat, l'organe israélien chargé des opérations civiles dans les Territoires palestiniens, a annoncé "qu'après une évaluation sécuritaire et validation de l'échelon politique, il avait été décidé d'étendre à 15 miles nautiques la zone de pêche de Gaza", son étendue maximum sous le blocus, et de rouvrir "complètement" le point de passage de Kerem Shalom.


L'Etat hébreu va aussi acheminer davantage d'eau à Gaza et faire passer de 2 000 à 7 000 le nombre de permis pour les commerçants de la bande de Gaza les autorisant à traverser le point de passage d'Erez, le seul permettant aux Palestiniens de cette enclave d'entrer ou de transiter par Israël, a ajouté le Cogat.


Ces mesures sont "conditionnelles" au maintien de la sécurité dans l'enclave, a-t-il précisé.


L'annonce intervient deux jours après le décès d'un tireur d'élite israélien, blessé dans des affrontements entre manifestants palestiniens et forces israéliennes le long de l'enclave, et une rencontre à Ramallah, en Cisjordanie occupée, entre le président palestinien Mahmoud Abbas et le ministre israélien de la Défense Benny Gantz, la première à ce niveau depuis des années, pour discuter de sécurité et d'économie.


Leur rencontre a eu lieu peu après celle à Washington entre le Premier ministre israélien Naftali Bennett et le président américain Joe Biden, ainsi qu'un accord entre Israël et le Qatar sur un nouveau système de distribution de l'aide qatarie, qui se chiffre en dizaines de millions de dollars par mois, à la bande de Gaza.


Cette aide mensuelle était bloquée depuis mai par l'Etat hébreu qui reprochait au Hamas de la détourner à des fins militaires, ce que le mouvement islamiste armé nie. Selon les termes du nouvel accord, la distribution de l'aide qatarie à Gaza se fera désormais via l'intermédiaire de l'ONU.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.